La pêche à la nymphe en eaux rapides

J’adore la pêche de la truite en eaux rapides, lorsque je pêche en nymphe au fil, une technique complétement  différent de la pêche en sèche où les gobages des truites donnent une indication de l’endroit ou elle se trouve. Pour la pêche en nymphe, vous ne verrez pas le poisson se saisir de votre imitation, car tout  se passe sous l’eau, seule l’observation de la dérive du bas de ligne est importante, celle-ci sera marquée par l’arrêt de votre fil ou soit par une tirée.

Pour visualiser ces touches, on peut utiliser une pâte indicateur fluo jaune ou orange (Biostrike) que je n’utilise plus depuis des années, mais qui peut grandement aider un débutant, simple à mettre ou enlever sur un bas de ligne, le seul inconvénient  , elle a tendance à se perdre très vite et ne facilite pas les lancers.

pate biostrike bicolore

il existe aussi des graisses de couleur fluo de la marque Balzer, mais moi j’utilise celle-ci, très visible et ne s’en va pas lors des lancers et permet de pêcher fil posé sur l’eau, ce qui offre une meilleure discrétion et permet de visualiser les touches les plus discrètes.

graisse indicateur deux couleurs

Il a aussi  alors une autre  solution, que je trouve beaucoup plus discrète, l’ajout de deux brins de nylon fluo de 15 à 20 cm chacun, d’une couleur fluo jaune et rouge en 20 centièmes.

fils fluo

ceux-ci sont intégrés au bas de ligne dont l’une des extrémité se termine par une petite section de fil nylon en diamètre 16 / 100 ème sur laquelle ont fait une micro boucle pour fixer la pointe en 14,12 ou 10 centièmes.

Étant donné que je pêche souvent sous la canne, j’utilise un bas de ligne qui sera le même pratiquement tout au long de la saison et simple à fabriquer et je le trouve très bien équilibré pour cette technique. Ce bas de ligne fait 1 fois et demie la longueur de ma canne, il peut varier de plus à moins selon le profil de la rivière encombrée ou pas, mais il a un avantage à mes  yeux, c’est que celui-ci ne m’empêche pas de pêcher en sèche, si j’aperçois des gobages , cela ne dérange pas les truites, à condition que celui-ci ne pas couvre pas le poisson lors des posés, seule la mouche doit dériver naturellement, sans aucun dragage, c’est la clé de la réussite. Mais revenons à la pêche en nymphe donc,  ce bas de ligne sera réalisé en Kamoufil (jmc) ou Maxima de plusieurs sections différentes composées comme en exemple un bas de ligne que j’utilise couramment.

Diamètre : 45 /40/35/30/25/20 et je termine par une micro boucle sur le 16 centièmes, la cassure entre le 20 et le 12 centièmes, permet à la nymphe de descendre plus rapidement au font de l’eau, ça permet de changer rapidement la pointe dont la longueur sera en rapport avec la profondeur du poste à pêcher, mais par sécurité j’ajoute un brin de 16 d’une longueur de 20 cm, juste après le 20 centièmes,cela minimise les casses au ferrage sur de gros poissons.

Ex : si le fond est à 0,50 cm, rajouter 0,10 et 0,20 cm de pointe, la nymphe évoluera plus près du fond.

Schéma de mon bas de ligne long de 3,45 m :

Sans titre

Attention : à ne pas rester statique, faites évoluer tout au long de votre partie de pêche, la longueur de ce bas de ligne, plus long ou plus court. A chaque changement de nymphe, vous diminuez considérablement votre pointe par obligation et donc vérifiez toujours à garder la même longueur de pointe, cela va de soit pour une bonne réussite.

Pour la pêche avec des nymphes légère et pour mieux visualiser le fil fluo, graisser les deux brins avec du mucilin ou de la graisse à traire si vous pouvez vous en procurer, ceci permettras au fil de bien flotter sur l’eau, ceci permettra de mieux visualiser les touches.

L’équipement conseillé : Une de canne de 10 pieds, équipée d’une soie WF 4/5, dotée d’un bas de ligne de 3, 45 m, une pointe en 12 ou 10 centièmes. Pour les personnes ayant une canne de 9 pieds, vous pourrez pratiquer de la même manière, seul le bras de levier sera plus court.

La pratique en rivière :

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Comme chacun sait, l’approche à toute son importance, le pêcheur arrivant en fanfare au bord de la rivière ou marchant dans l’eau bruyamment, fera partir tous les poissons environnant, d’où se faire le plus discret possible, prenait le temps de bien lire la rivière, observés tous les détails.

Pêcher avant tout, les abords de la rivière, chaque blocs doit être prospectés, pour cette technique, la pêche en amont est préconisée, votre lancer doit se faire ¾ amont, en faisant un poser en cloche, afin que la nymphe pénètre rapidement dans l’eau et descende sur le fond. Pour la pratique, il faut pêcher le bras lever et tenir la canne haute, vous devez accompagner la dérive, canne légèrement couchée vers l’aval, il faut pêcher creux, c’est-à-dire, de bien laisser descendre la nymphe sur le fond, tout en la faisant évoluer au gré du courant, vous devez sentir chaque obstacle, chaque bloc et ferrer au moindre comportement anormal de votre ligne, il arrive même parfois que la nymphe est à peine touchée l’eau , que votre ligne se tend, la touche est directe, c’est pour cela qu’il faut que vous soyez attentif dés les premiers posés.

Les nymphes :

A vrai dire, il n’y a pas de nymphe miracle, il suffit juste d’avoir une nymphe d’un poids adapté à la vitesse du courant, une nymphe avec une bille laiton pourrait faire l’affaire, mais elle mettra plus de temps à descendre sur le fond, à moins de la lester du fil de plomb sur la totalité de la hampe. Désormais nous trouvons sur le marché des billes tungstènes, plus lourdes que les billes laitons, leurs densités vous permettront de descendre plus vite sur le fond, 2 fois + environ.

Les nymphes que j’utilise le plus souvent sont montées sur des hameçons tiges courtes, les tailles le plus utilisées du 14 ou 16.

 j’utilise souvent des billes tungstènes de 2,5 mm, 3 mm ou 4 mm, selon les conditions du moment, les couleurs sont : Or, Cuivre, blanche, orange fluo, chocolat , olive ou argent sont des bons choix pour les nymphes et ont leurs moments, selon la luminosité et la couleur de l’eau.

Celles-ci sont pour la plupart du temps, réalisées pour le corps et les cerques en queue de faisan naturel ou obscur, la collerette en lièvre, un cerclage en fil de cuivre.

Si je suis confronté à une rivière ayant un fort courant, je mets deux nymphes montées en potence sur mon bas de ligne, celles-ci seront disposées à 30 cm de la nymphe de pointe + ou – selon le niveau d’eau.

Nb : Ces modèles de nymphes marchent aussi pour la pêche à la nymphe au toc, voir mes nymphes ICI