Quelles techniques pour pratiquer à la mouche ?

Si vous débutez dans la pêche à la mouche et que personne puisse vous apporter de l’aide, le bon conseil que je puisse vous donner et de rejoindre un club, avec lequel vous apprendrez beaucoup plus vite et surtout vous fera gagner pas mal d’années en perte de temps. Maintenant si vous désirez être autodidacte et apprendre seul, cela est possible également et si vous ne désirez pas être , l’une des deux propositions ne vous convient pas passez par un guide de pêche, vous serez seul avec lui , en cours particulier et il saura vous apporter les bons conseils.

Sinon, voila ce que je peux apporter de mon expérience pour vous aider dans la démarche.

La  pêche au streamer :
Cette technique de pêche très fréquente en réservoir, est peu ou pas, pratiquée par les pêcheurs à la mouche en rivière. Pourtant en début de saison, c’est une technique qui apporte de bons résultats, il n’est pas besoin d’avoir un bas de ligne fin et long, opté plutôt pour un bas de ligne court en 16 ou 18 % , cela fera largement l’affaire. Le choix des streamers est variable, on peut aller de la couleur olive, noire, roux, pourquoi ces couleurs, parce qu’elles pourront imiter un vairon, agrémenter d’une petite pincée de lamelle de lapin rouge sur le dessous imiter la gorge et quelques fibres de flashabou pour créer des reflets irisés, ce streamer donnera de très bons résultats et les truites seront d’avantage attirées.

La pêche en noyée :
La mouche noyée est parfaite pour le début de saison, jusqu’à fin avril au moins, où elle donne de bons résultats, par eaux légèrement forte et teintées où dans des eaux froides, ainsi qu’également juste avant que se produise une éclosion, cette pratique peut être valable dans des rivières puissantes, là ou la sèche s’avère inopérante. Pour travailler vos mouches, le bas de ligne doit être légèrement tendu par la pression du courant.
L’animation de vos mouches se résume à une succession de petits relâchés et de petits retraits, ainsi travaillées les artificielles donne l’impression de lutter contre le courant pour rejoindre la surface. Depuis quelques temps,  la pêche en noyée a tendance à revenir sur le devant de la scène, j’ai rencontré pas mal de pêcheurs qui sont devenus des inconditionnels, lorsque rien ne se passe en surface et que la nymphe n’est pas leur technique de prédilection.
La pêche en sèche :
La mouche sèche convient aux jours marqués par une forte activité de surface, vous pouvez pratiquer la mouche sèche en toute saison, y compris à l’ouverture, si les conditions sont clémentes et les températures pas trop basses, les temps couverts et lourds sont de bons indicateurs.
Les meilleurs moments reste quand même le mois de la mi-avril à Juin, avec l’apparition en grands nombres de grands éphémères. L’été les eaux réchauffées et peu oxygénées, poussent les truites à se nourrir pendant les heures fraiches, le matin et le coup du soir. En l’absence de gobages, vous pouvez pêcher l’eau, c’est-à -dire lancer votre mouche à proximité des berges et des postes, en insistant pour obliger le poisson à se saisir de votre imitation.

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La pêche en nymphe :
Je dirais pratiquement toute la saison, que ce soit à vue, au fil, cette technique est de plus en plus pratiquée, surtout lors d’absence de gobages et parfois même  quand une truite monte prendre une émergente et si j’attaque celle-ci avec une petite nymphe, elle se fait souvent prendre , sachant que la plupart des truites se nourrissent entre deux eaux ou sur le fond, je pratique cette technique à 90% sur toutes les rivières que je rencontre.

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