Catalogue Pierre Sempé 2016, 20 ans déjà

Le catalogue Sempé 2016 est disponible, j’ai reçu le mien ce matin dans la boite aux lettres, celui-ci marque les 20 ans de la marque Sempé, qui depuis a conquis plus d’un pêcheur aux appâts vivants, cette autre pêche a boostée des générations de pêcheurs dont moi même depuis l’année 2008 , malgré que j’ai opté pour la pêche à la mouche, j’aime encore partager quelques sorties aux appâts avec mes potes.

Animation1PIERRE SEMPE
GIF réalisé par © Moucheur38 – Usage interdit sans demander mon accord et citer le lien de mon blog

Le catalogue est sobre, cette année une nouveauté qui surprendra plus d’un moucheur, la gamme Sempé s’étoffe de cannes à mouche 9 et 10 pieds. Comme une surprise ne va pas sans une autre, Pierre et Richard ont voulu promouvoir un jeune guide de pêche et c’est Fabien Caterina (immersionpeche.com) qui a été élu partenaire pour la région et présentera aux travers de la saison 2016 , les nouvelles cannes à mouche et bien évidement les cannes aux appâts,n’hésitez pas à le contacter.

catalogue sempè

Fabien en pleine session sur le Guiers

fabien

Pour continuer les surprises , deux  amis sont  mis à l’honneur dans ce catalogue 2016, Pierre et Richard Sempé ont choisis leurs photos, à vrai dire les deux compères le mérite bien.

Olive26 sur le Gave Saison lors des rencontres Sempé « Pyrénées 2015 » avec la prise d’un beau saumon pris sur 12%.

olive

Philippe Bornieta au 1er plan et Patrice Richiero au second plan lors des rencontres Sempé « Alpes 2015 » sur l’Isère.

patrice

Technique nymphe au fil

Voici un petit tutoriel en image sur ma façon de procéder pour pêcher en nymphe, si cela peut aider certain d’entre vous,j’espère que c’est assez explicatif !

La technique du lancer total (SIM)

Explication de mon ami Marcel Formica initiateur de la technique  italienne du lancer total.

SIM

Dans les années 70, monsieur Roberto Pragliola, fort de l’expérience de grand lanceur qui l’ont précédé a eu un excellente intuition que je vous résume de manière très,très sommaire :

1) Une boucle serrée pénètre bien mieux dans l’air

2) Cette boucle permet d’utiliser des soie de grade 3,2 voir 1 et des cannes plus petites (7’6)

Pour les avoir vus à l’œuvre sur le Guiers mort et le Guiers vif lors de notre fête du Guiers en Juillet 2015, je peux affirmer qu’ils sont surprenant de dextérité.

Mais ce sera plus explicite avec une vidéo :

 

Quelles techniques pour pratiquer à la mouche ?

Si vous débutez dans la pêche à la mouche et que personne puisse vous apporter de l’aide, le bon conseil que je puisse vous donner et de rejoindre un club, avec lequel vous apprendrez beaucoup plus vite et surtout vous fera gagner pas mal d’années en perte de temps. Maintenant si vous désirez être autodidacte et apprendre seul, cela est possible également et si vous ne désirez pas être , l’une des deux propositions ne vous convient pas passez par un guide de pêche, vous serez seul avec lui , en cours particulier et il saura vous apporter les bons conseils.

Sinon, voila ce que je peux apporter de mon expérience pour vous aider dans la démarche.

La  pêche au streamer :
Cette technique de pêche très fréquente en réservoir, est peu ou pas, pratiquée par les pêcheurs à la mouche en rivière. Pourtant en début de saison, c’est une technique qui apporte de bons résultats, il n’est pas besoin d’avoir un bas de ligne fin et long, opté plutôt pour un bas de ligne court en 16 ou 18 % , cela fera largement l’affaire. Le choix des streamers est variable, on peut aller de la couleur olive, noire, roux, pourquoi ces couleurs, parce qu’elles pourront imiter un vairon, agrémenter d’une petite pincée de lamelle de lapin rouge sur le dessous imiter la gorge et quelques fibres de flashabou pour créer des reflets irisés, ce streamer donnera de très bons résultats et les truites seront d’avantage attirées.

La pêche en noyée :
La mouche noyée est parfaite pour le début de saison, jusqu’à fin avril au moins, où elle donne de bons résultats, par eaux légèrement forte et teintées où dans des eaux froides, ainsi qu’également juste avant que se produise une éclosion, cette pratique peut être valable dans des rivières puissantes, là ou la sèche s’avère inopérante. Pour travailler vos mouches, le bas de ligne doit être légèrement tendu par la pression du courant.
L’animation de vos mouches se résume à une succession de petits relâchés et de petits retraits, ainsi travaillées les artificielles donne l’impression de lutter contre le courant pour rejoindre la surface. Depuis quelques temps,  la pêche en noyée a tendance à revenir sur le devant de la scène, j’ai rencontré pas mal de pêcheurs qui sont devenus des inconditionnels, lorsque rien ne se passe en surface et que la nymphe n’est pas leur technique de prédilection.
La pêche en sèche :
La mouche sèche convient aux jours marqués par une forte activité de surface, vous pouvez pratiquer la mouche sèche en toute saison, y compris à l’ouverture, si les conditions sont clémentes et les températures pas trop basses, les temps couverts et lourds sont de bons indicateurs.
Les meilleurs moments reste quand même le mois de la mi-avril à Juin, avec l’apparition en grands nombres de grands éphémères. L’été les eaux réchauffées et peu oxygénées, poussent les truites à se nourrir pendant les heures fraiches, le matin et le coup du soir. En l’absence de gobages, vous pouvez pêcher l’eau, c’est-à -dire lancer votre mouche à proximité des berges et des postes, en insistant pour obliger le poisson à se saisir de votre imitation.

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La pêche en nymphe :
Je dirais pratiquement toute la saison, que ce soit à vue, au fil, cette technique est de plus en plus pratiquée, surtout lors d’absence de gobages et parfois même  quand une truite monte prendre une émergente et si j’attaque celle-ci avec une petite nymphe, elle se fait souvent prendre , sachant que la plupart des truites se nourrissent entre deux eaux ou sur le fond, je pratique cette technique à 90% sur toutes les rivières que je rencontre.

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Pêche à la mouche naturelle

Voici une technique très intéressante dés les 1ères chaleurs d’été, la pêche à la mouche naturelle, pratiquée par mon oncle et quelques amis, Xavier Hudry ,Adrien, Patrice et gilou26 pour ne citer qu’eux.

Je ne suis pas un spécialiste de cette pêche, mais de ce que je sais de mon expérience et la leur, c’est qu’il faut tout d’abord commencé par l’élevage de mouche.

Là !!! ça risque de coincer côté rapport époux/ épouse , il vaut mieux faire son élevage dans un endroit éloigné de la maison, sans quoi vous risquez d’avoir des noms d’oiseaux par madame.

Mon oncle y pêché à l’époque où j’étais pas plus haut que 3 pommes, mais il ne les élevées pas, on récupérés ces mouches sur des bouses de vaches. Mais es citadins ont trouvés mieux depuis des années , ils élèvent  eux même leurs mouches, en commençant par l’achat d’une mesure d’asticot , de ce que j’ai pu entendre, les Gozzers ou mouches à Damier étaient de loin supérieurs aux autres asticots. Moi je n’ai trouvé que des asticots achetés chez un détaillant, ils sont de couleurs , mais je vous rassure ça marche quand même !

Alors comment procéder, tout d’abord il faut avoir une boite pour accueillir vos hôtes, ça tombe bien j’en avais photographié la boite d’un copain .

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Ensuite dans cette boite vous y logerez vos asticots

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Qui deviendront se transformeront en Chrysalides communément appelé Caster.

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Qui , à son tour deviendras une belle mouche domestique

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Pour ce qui concerne la conservation, il faut nourrir ces mouches avec du sucre que l’on met sur la partie grillagée de la boite et une éponge imbibée d’eau pour qu’elles puissent boire.

Sur la photo ci-dessous , on ne voit pas la grille fine qui se trouve sur le trou visible, mais c’est à cet endroit qu’il faut mettre eau + sucre.

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Pour la récupération des mouches au moment d’aller pêcher, elle se fera par le trou qui se trouve sur la face avant de la boite qui est fermée par le petit loquet que l’on voit levé sur la photo du dessus. Une petite bouteille d’eau minérale fera l’affaire, j’ai pu voir des boites que d’autres pêcheurs avaient réalisés ou le bouchon était collé sur cette face avant et ainsi la bouteille pouvait se visser dessus. Une fois cette opération réalisée, on ajoure la boite et les mouches voyant la lumière extérieure iront tout droit dans la bouteille ou la petite boite de transport comme celle ci-dessous.

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Le matériel  pour cette pêche, je vous dirais  une canne de type anglaise 3,30 à 3,90 m où une canne à fil intérieur ou une barre ( canne à coup) avec très peu de fil , mon oncle pêchait avec 1,50 m de fil pour une canne de 4 à 5 m, ce qui va très bien pour  les petits ruisseaux.

Les  moulinets sont soit  à tambour où classique toc comme le Ritma72, où semi automatique comme le Vivarelli  pour Gilou où un Ritma80 pour Adrien.

Le plus difficile sera d’attraper les mouches à la sortie de la bouteille ou de la petite boite , j’en ai fait l’expérience et je peux dire que beaucoup se sont envolées sans que je puisse les attraper. Pour les fixer à l’hameçon, deux techniques que m’a expliqué Pierre Sempé lors de mon stage avec lui.

La 1ère est,  d’enfiler la mouche sur la hampe en commençant par la tête et en faisant ressortir celui-ci par l’abdomen, classique comme eschage quand les truites ne sont pas regardantes.

La 2 ème , est d’enfiler la mouche en commençant par l’abdomen et ressortir l’hameçon dans la tête, la particularité de cet eschage, dans le courant , la mouche aura les ailes ouvertes à l’envers et créera un léger dragage lors de la dérive et sera beaucoup plus attractif pour la truite , qui n’hésitera pas une seconde à sortir de sa cache pour prendre cet appât de choix.

je vous conseille,  une plombée légère, n’oublions pas que nous sommes en périodes estivales et que les eaux sont souvent à l’étiage. Je dirais 2 où 3 plombs n°9 et peut être un n°10 en plomb de base si il y a un peu plus d’eau.

Le montage de la ligne : Corps de ligne en 14 ou 12 /100 ème, un rigoletto, un micro émerillon n° 28 /30 , un bas de ligne en 12 où 10/ 100 ème , un hameçon nickelé de 16 à 14 .

Voila pour ce que je peux vous conseiller,sachant que des spécialistes pourront mieux vous éclairer sur cette pêche, mais bon quand on sais un peu pêcher, ce n’est pas plus compliqué que la mouche artificielle.

Vous pouvez voir une vidéo de mon pote Gilou qui excelle dans la technique sur la page d’accueil dans la rubrique pêche au toc et aux appâts naturels.

 

 

 

Pêche en dérive naturelle

Équipement pour la pêche aux appâts ou toc

Pour pratiquer cette technique, il faut quand même avoir un petit nécessaire afin d’appréhender la pêche avec du matériel adapté à la pêche aux appâts naturels. Dans la pratique de la pêche, il n’y a pas de hasard, l’équipement à son importance et de nos jours tout est mis en œuvre pour une réussite de la pêche, de nombreux supports commerciaux, vidéos, internet via les forums et les blogs dont celui-ci qui va vous permettre de prendre su plaisir au bord de l’eau.

LE MATÉRIEL :

Une canne de type anglaise, il y a de très bonnes cannes sur le marché, celles-ci peuvent aller de 3,30 à 4,20 m, en 3 ou 4 brins selon les références, j’en possède 3.

canne 4 brins

Un moulinet tambour , 1500 ou 2500, le mien est un petit moulinet et va très bien pour pêcher les cours d’eaux que je pratique, mais le 2500 est parfait pour un bon équilibre de la canne.

moulinet shimano

Le classique Ritma72 que j’utilise souvent en petits ruisseaux

Ritma 72 droitier (3)

Fil fluo vert, jaune où Bicolore pour le corps de ligne

fil vert fluo sempé

Pour les bas de ligne j’utilise depuis de très nombreuses années du Milo Krepton, j’ai une confiance à ce fil et je le trouve juste en diamètre, de 10 à 14 /100 ème.

duo fil 12- 14

 

 

 

 

 

Boite de plomb distributrice moi je choisi des Sempè

boite plomb sempé

Des guides fil ou Rigoletto (idem)

guide fil + batonnets

Des petits émerillons n° 28 ou 30

emerillon n° 28

Une boite d’hameçon aimantée pour éviter qu’ils tombent

boite hameçon aimantée

Des hameçons n° 14 , teigne , porte bois, sauterelle

hameçon 14

Des hameçons n° 16 teigne ou patache, petite bête

hameçon teigne

Des hameçons  n ° 10 pour les vers de terreau, ver de farine

hameçon 10

Des hameçons n° 4 / 6 pour les gros lombric ou ( tête noire )

hameçon grande taille

Pince plomb

pince plomb

Pince coupe fil

pince coupe fil

Une veste de pêche ou un gilet pour ranger votre petit matériel, pince,fils, plomb.

gilet toc

LES ÉPUISETTES

Une épuisette , qui sera un partenaire utile et évitera la manipulation des poissons dans vos mains.

Petite raquette à maille fine

petite raquette

Une grande et courte pour les gros poissons

grande épuisette

Où une avec un grand manche , la voici pliée et …

épuisette grand manche

Une fois dépliée ça donne ça ! 

épuisette sans manche dépliée

Protéger vous !

Une casquette à longue visière qui peut vous protéger du soleil et permet également de réduire les reflets sur l’eau.

casquette

Des lunettes polarisantes

polar

Où des sur-lunettes pour ceux qui ont des lunettes de vue

surlunette

Une plombée type et équilibrée pour la pêche aux appâts

plombée compléte

pêche en Nymphe et aux Appâts naturels

Nymphe au toc en vidéo

Nymphe au toc sur le Guiers vif avec Alex

Nymphe au toc avec Patrice

Très bon souvenir avec Pierre Sempè Alpes 2004

Quelques règles de bases

Pour maîtriser parfaitement les différents lancers, il faut respecter les quelques règles de base et surtout pratiquer par la suite, pratiquer beaucoup et souvent chacun d’entre eux.

Quel que soit le type de lancer, sa réussite dépend avant tout de la position du corps ainsi que de la tenue de la canne. Il convient de se placer sensiblement à l’oblique par rapport au cours de la rivière. La main droite (pour les droitiers) tient fermement la canne, pouce à plat, tandis que la main gauche manipule la soie. La position des pieds est également très importante, le droit est dirigé vers l’avant, en direction de l’endroit visé, pour atteindre de grandes distances il vaut mieux les aligner pour s’appuyer sur les deux jambes.

Pour tous ceux qui souhaitent s’initier à la pêche à la mouche, je vous  conseille de réaliser les premiers essais dans un pré, un terrain de sport ou un gymnase.

Une fois que vous serez au bord de l’eau, il vaut mieux choisir un endroit dégagé avec suffisamment de place pour lancer, choisir un courant régulier qui n’exige pas une approche particulière ainsi qu’une distance raisonnable d’une dizaine de mètres.

Le lancer de base est un des plus simples, il s’effectue dans un plan vertical, entre deux extrêmes situés sur une horloge entre 11 heures et 13 heure.

Après avoir sorti une petite longueur de soie (3 à 4 mètres), il convient d’un geste sec, de soulever la canne pour décoller la ligne et d’arrêter le geste à l’arrière (à 13 heure). Une fois la soie complètement dépliée, la canne est ramenée en position avant (11 heures) et le geste de nouveau arrêté afin que la ligne s’étende cette fois-là en position avant.

A chaque nouveau faux lancer, il faut sortir un tout petit peu plus de soie et ce jusqu’à la longueur désirée.

Pour poser l’artificielle, il est indispensable lors du dernier lancer vers l’avant, de bloquer fermement la canne pour donner à la ligne une impulsion supplémentaire. Pendant l’étalement de la soie il est possible si besoin est, de modifier sa trajectoire en dirigeant la canne à droite ou à gauche.

En fin de lancer, la canne est abaissée pour accompagner le posé, doux et discret, ces trois phases représentent en effet un seul geste, elles doivent s’enchaîner naturellement et en continu, sans aucune interruption !

Le lancer en revers s’utilise à chaque fois que les conditions de pêche, végétation dense, pas assez de dégagement… rendent impossible le lancer vertical et l’horizontal. Il s’avère également très utile lorsque l’on se trouve au milieu de la rivière et que l’on veut d’un même endroit lancer tantôt à droite, tantôt à gauche.
Ce lancer s’effectue en se positionnant face au poste que l’on souhaite atteindre. La main droite tenant la canne réalise un geste allant de sa position initiale jusqu’à la hauteur de l’épaule gauche. Durant cette phase, la canne forme un angle de 45 degrés avec le corps. Après quelques faux lancers permettant de sortir suffisamment de soie, la mouche est propulsée vers l’endroit visé. Il est souhaitable de réaliser ce type de lancer seulement à l’aide de l’avant-bras, le bras collé contre le corps.

Le lancer roulé rend d’énormes services dans des rivières petites et moyennes très souvent bordées d’arbres, où il est quasi impossible de dérouler la soie en arrière et de réaliser des faux lancers. Malgré tout, avec un peu d’entraînement, il permet d’atteindre une dizaine de mètres surtout avec le vent dans le dos. En revanche, avec un vent de face, il vaut mieux passer sur la berge opposée…

Pour l’exécuter, il faut dérouler du moulinet une longueur de soie équivalente à la distance disponible derrière, la réserve étant conservée dans la main gauche. La canne est ensuite redressée lentement à la verticale de façon à ramener la ligne derrière soi, mais en la décalant légèrement sur le côté, droit ou gauche. D’un coup sec, la canne est baissée et bloquée sèchement en position horizontale tout en libérant la ligne gardée jusqu’alors dans la main gauche. La soie qui formait au départ une grande boucle, s’étale entièrement sur l’eau, la pointe en dernier.

Le lancer double traction est inévitable dès que il faut dépasser les 15 mètres. Mais il a également d’autres utilités : il diminue la fatigue puisqu’il évite de forcer sur les mouvements, les jours de vent c’est le seul lancer qui permet de pêcher car en accélérant la vitesse de la soie, il augmente sa pénétration dans l’air…

Le plus difficile est de parfaitement synchroniser tous les gestes. Il s’agit en effet d’accélérer la vitesse de déplacement de la soie grâce à des coups secs du poignet de la main gauche au moment où la canne est la plus fléchie en position avant et arrière. Le mouvement peut se décomposer ainsi :
– soulever la canne pour décoller la soie tout en l’accompagnant avec la main gauche qui tient la ligne

– projeter la soie vers l’arrière et pendant qu’elle se déplie, la main gauche tire énergiquement la ligne et revient aussitôt en position initiale

– au moment où le lancer arrière se termine, les deux mains sont proches l’une de l’autre

– enchaîner avec un lancer avant, pendant que la soie se déplie en avant, la main gauche réalise à nouveau une tirée vive pour continuer de faux lancers

– pour poser, la main gauche libère la soie après l’avoir tirée vers le bas, tandis que la canne seule finalise le lancer.

 

La pêche en noyée

La technique de pêche :

Une pêche qui a eu tendance à être oubliée, mais je me suis aperçu que de plus en plus de moucheur, reviennent à cette technique, préférant largement pêcher ainsi plutôt que de se mettre en nymphe.

L’objectif de cette technique, est de faire dériver son train de mouches de façon la plus naturelle possible, vers les postes ou les truites se tiennent. Le pêcheur se limite à accompagner la dérive qui forme un arc de cercle, en pêchant canne basse, le lancer s’effectue ¾ vers l’aval. L’action se termine le long de la berge, il faut alors relever la canne, récupérer la ligne à la main, descendre la rivière de quelques mètres et recommencer la même opération.

Une autre méthode consiste à animer les mouches pendant la dérive, elle est surtout utilisée dans les rivières à courant plus lent. Après avoir lancé, le pêcheur reprend la soie en l’enroulant ou en la tricotant dans la main. Les mouches s’agitent constamment, imitant les insectes vivants essayant de gagner la surface pour éclore.

Pendant toute la dérive, la ligne doit être tendue mais non bridée, pour rester en permanence en contact avec les mouches et pouvoir réagir dès la moindre touche.
Souvent discrète, la touche se résume dans la majorité des cas, par une lourdeur et la truite se pique seule, mais parfois elle se résume uniquement à une petite secousse qu’il faut immédiatement accompagner d’un ferrage.
Le réglage du frein est une condition sine quoi non d’un ferrage réussi, car le frein pas assez serré empêche de piquer correctement le poisson, tandis que s’il est trop serré, il provoque souvent la casse. Certains jours, c’est la sauteuse qui est attaquée, d’autres fois c’est la mouche en pointe. Généralement il est vain de faire passer le train de mouches plusieurs fois au même endroit, le poisson attaque au premier passage ou pas du tout.

La mouche noyée est parfaite pour le début de saison, jusqu’à fin avril au moins. Elle donne de meilleurs résultats, par eaux légèrement forte et teintées ou dans des eaux froides, ainsi qu’également juste avant que se produise une éclosion. Cette pratique peut être valable dans des rivières puissantes, là ou la sèche s’avère inopérante.
Pour travailler les mouches, le bas de ligne doit être légèrement tendu par la pression du courant.
L’animation de ces mouches se résume à une succession de petits relâchés et de petits retraits. Ainsi travaillées les artificielles donne l’impression de lutter contre le courant pour rejoindre la surface. Le bas de ligne train de noyées à trois mouches, sera d’une longueur totale de 3,25m.
Il est plutôt conseillé de mettre du 18/100e ou du 20/100e pour la pointe et les potences car les touches en noyée peuvent être violentes et en 16/100e, il y a risque de casse.

A vous d’adapter le diamètre aux conditions de pêche du moment.

20 /100 éme : par eaux fortes et cassées
16/100 éme : par eaux basses et claire

L’action de la canne est primordiale : plus elle sera douce et elle encaissera les touches et ainsi tu peut descendre le diamètre de fil.
Mieux vaut ne pas descendre en dessous du 16% quand on pêche en noyée.

Les potences seront réalisées par un nœud du chirurgien qui sert à relier deux éléments successifs.

noeud

Se servir du brin qui remonte vers la soie, pour attacher la mouche.

Pour une soie  :   WF5 ou DT5

Diamètre du fil  en 100 ème :   0,50 – 0,40  – 0,30 – 0,20 – 0,20 – 0,16 – 0,16.

Longueur en cm : 0,60 – 0, 50 – 0,50 – 0,45 -0,20 – 0,40 – 0,60

Disposition des mouches sur le bas de ligne.

En haut, la sauteuse (1 palmer)

palmer

En intermédiaire (1 noire ou 1 rouge ou olive)

interpointe

 

 

 

 

 

En pointe (1 Palaretta ou 1 nymphe casque oreille de lièvre)

palaretta

Mais le maître incontesté pour moi, c’est Claude Ridoire , j’ai eu la chance de le connaitre dans la saison 2014 lors de la venue de Pierre Sempè pour la présentation d’une canne mixte  » La Dual » , elle permet de pouvoir pêcher aux appâts naturels , puis de changer de moulinet et passer en noyée, ce monsieur m’a épaté et le voir pêcher fût un réel plaisir.

Une vidéo ou je le filme quand il pêche avec les deux techniques avec une seule canne, j’en ai gardé de ce moment , un souvenir inoubliable pour moi 🙂