Très bon souvenir avec Pierre Sempè Alpes 2004

Quelques règles de bases

Pour maîtriser parfaitement les différents lancers, il faut respecter les quelques règles de base et surtout pratiquer par la suite, pratiquer beaucoup et souvent chacun d’entre eux.

Quel que soit le type de lancer, sa réussite dépend avant tout de la position du corps ainsi que de la tenue de la canne. Il convient de se placer sensiblement à l’oblique par rapport au cours de la rivière. La main droite (pour les droitiers) tient fermement la canne, pouce à plat, tandis que la main gauche manipule la soie. La position des pieds est également très importante, le droit est dirigé vers l’avant, en direction de l’endroit visé, pour atteindre de grandes distances il vaut mieux les aligner pour s’appuyer sur les deux jambes.

Pour tous ceux qui souhaitent s’initier à la pêche à la mouche, je vous  conseille de réaliser les premiers essais dans un pré, un terrain de sport ou un gymnase.

Une fois que vous serez au bord de l’eau, il vaut mieux choisir un endroit dégagé avec suffisamment de place pour lancer, choisir un courant régulier qui n’exige pas une approche particulière ainsi qu’une distance raisonnable d’une dizaine de mètres.

Le lancer de base est un des plus simples, il s’effectue dans un plan vertical, entre deux extrêmes situés sur une horloge entre 11 heures et 13 heure.

Après avoir sorti une petite longueur de soie (3 à 4 mètres), il convient d’un geste sec, de soulever la canne pour décoller la ligne et d’arrêter le geste à l’arrière (à 13 heure). Une fois la soie complètement dépliée, la canne est ramenée en position avant (11 heures) et le geste de nouveau arrêté afin que la ligne s’étende cette fois-là en position avant.

A chaque nouveau faux lancer, il faut sortir un tout petit peu plus de soie et ce jusqu’à la longueur désirée.

Pour poser l’artificielle, il est indispensable lors du dernier lancer vers l’avant, de bloquer fermement la canne pour donner à la ligne une impulsion supplémentaire. Pendant l’étalement de la soie il est possible si besoin est, de modifier sa trajectoire en dirigeant la canne à droite ou à gauche.

En fin de lancer, la canne est abaissée pour accompagner le posé, doux et discret, ces trois phases représentent en effet un seul geste, elles doivent s’enchaîner naturellement et en continu, sans aucune interruption !

Le lancer en revers s’utilise à chaque fois que les conditions de pêche, végétation dense, pas assez de dégagement… rendent impossible le lancer vertical et l’horizontal. Il s’avère également très utile lorsque l’on se trouve au milieu de la rivière et que l’on veut d’un même endroit lancer tantôt à droite, tantôt à gauche.
Ce lancer s’effectue en se positionnant face au poste que l’on souhaite atteindre. La main droite tenant la canne réalise un geste allant de sa position initiale jusqu’à la hauteur de l’épaule gauche. Durant cette phase, la canne forme un angle de 45 degrés avec le corps. Après quelques faux lancers permettant de sortir suffisamment de soie, la mouche est propulsée vers l’endroit visé. Il est souhaitable de réaliser ce type de lancer seulement à l’aide de l’avant-bras, le bras collé contre le corps.

Le lancer roulé rend d’énormes services dans des rivières petites et moyennes très souvent bordées d’arbres, où il est quasi impossible de dérouler la soie en arrière et de réaliser des faux lancers. Malgré tout, avec un peu d’entraînement, il permet d’atteindre une dizaine de mètres surtout avec le vent dans le dos. En revanche, avec un vent de face, il vaut mieux passer sur la berge opposée…

Pour l’exécuter, il faut dérouler du moulinet une longueur de soie équivalente à la distance disponible derrière, la réserve étant conservée dans la main gauche. La canne est ensuite redressée lentement à la verticale de façon à ramener la ligne derrière soi, mais en la décalant légèrement sur le côté, droit ou gauche. D’un coup sec, la canne est baissée et bloquée sèchement en position horizontale tout en libérant la ligne gardée jusqu’alors dans la main gauche. La soie qui formait au départ une grande boucle, s’étale entièrement sur l’eau, la pointe en dernier.

Le lancer double traction est inévitable dès que il faut dépasser les 15 mètres. Mais il a également d’autres utilités : il diminue la fatigue puisqu’il évite de forcer sur les mouvements, les jours de vent c’est le seul lancer qui permet de pêcher car en accélérant la vitesse de la soie, il augmente sa pénétration dans l’air…

Le plus difficile est de parfaitement synchroniser tous les gestes. Il s’agit en effet d’accélérer la vitesse de déplacement de la soie grâce à des coups secs du poignet de la main gauche au moment où la canne est la plus fléchie en position avant et arrière. Le mouvement peut se décomposer ainsi :
– soulever la canne pour décoller la soie tout en l’accompagnant avec la main gauche qui tient la ligne

– projeter la soie vers l’arrière et pendant qu’elle se déplie, la main gauche tire énergiquement la ligne et revient aussitôt en position initiale

– au moment où le lancer arrière se termine, les deux mains sont proches l’une de l’autre

– enchaîner avec un lancer avant, pendant que la soie se déplie en avant, la main gauche réalise à nouveau une tirée vive pour continuer de faux lancers

– pour poser, la main gauche libère la soie après l’avoir tirée vers le bas, tandis que la canne seule finalise le lancer.

 

La pêche en noyée

La technique de pêche :

Une pêche qui a eu tendance à être oubliée, mais je me suis aperçu que de plus en plus de moucheur, reviennent à cette technique, préférant largement pêcher ainsi plutôt que de se mettre en nymphe.

L’objectif de cette technique, est de faire dériver son train de mouches de façon la plus naturelle possible, vers les postes ou les truites se tiennent. Le pêcheur se limite à accompagner la dérive qui forme un arc de cercle, en pêchant canne basse, le lancer s’effectue ¾ vers l’aval. L’action se termine le long de la berge, il faut alors relever la canne, récupérer la ligne à la main, descendre la rivière de quelques mètres et recommencer la même opération.

Une autre méthode consiste à animer les mouches pendant la dérive, elle est surtout utilisée dans les rivières à courant plus lent. Après avoir lancé, le pêcheur reprend la soie en l’enroulant ou en la tricotant dans la main. Les mouches s’agitent constamment, imitant les insectes vivants essayant de gagner la surface pour éclore.

Pendant toute la dérive, la ligne doit être tendue mais non bridée, pour rester en permanence en contact avec les mouches et pouvoir réagir dès la moindre touche.
Souvent discrète, la touche se résume dans la majorité des cas, par une lourdeur et la truite se pique seule, mais parfois elle se résume uniquement à une petite secousse qu’il faut immédiatement accompagner d’un ferrage.
Le réglage du frein est une condition sine quoi non d’un ferrage réussi, car le frein pas assez serré empêche de piquer correctement le poisson, tandis que s’il est trop serré, il provoque souvent la casse. Certains jours, c’est la sauteuse qui est attaquée, d’autres fois c’est la mouche en pointe. Généralement il est vain de faire passer le train de mouches plusieurs fois au même endroit, le poisson attaque au premier passage ou pas du tout.

La mouche noyée est parfaite pour le début de saison, jusqu’à fin avril au moins. Elle donne de meilleurs résultats, par eaux légèrement forte et teintées ou dans des eaux froides, ainsi qu’également juste avant que se produise une éclosion. Cette pratique peut être valable dans des rivières puissantes, là ou la sèche s’avère inopérante.
Pour travailler les mouches, le bas de ligne doit être légèrement tendu par la pression du courant.
L’animation de ces mouches se résume à une succession de petits relâchés et de petits retraits. Ainsi travaillées les artificielles donne l’impression de lutter contre le courant pour rejoindre la surface. Le bas de ligne train de noyées à trois mouches, sera d’une longueur totale de 3,25m.
Il est plutôt conseillé de mettre du 18/100e ou du 20/100e pour la pointe et les potences car les touches en noyée peuvent être violentes et en 16/100e, il y a risque de casse.

A vous d’adapter le diamètre aux conditions de pêche du moment.

20 /100 éme : par eaux fortes et cassées
16/100 éme : par eaux basses et claire

L’action de la canne est primordiale : plus elle sera douce et elle encaissera les touches et ainsi tu peut descendre le diamètre de fil.
Mieux vaut ne pas descendre en dessous du 16% quand on pêche en noyée.

Les potences seront réalisées par un nœud du chirurgien qui sert à relier deux éléments successifs.

noeud

Se servir du brin qui remonte vers la soie, pour attacher la mouche.

Pour une soie  :   WF5 ou DT5

Diamètre du fil  en 100 ème :   0,50 – 0,40  – 0,30 – 0,20 – 0,20 – 0,16 – 0,16.

Longueur en cm : 0,60 – 0, 50 – 0,50 – 0,45 -0,20 – 0,40 – 0,60

Disposition des mouches sur le bas de ligne.

En haut, la sauteuse (1 palmer)

palmer

En intermédiaire (1 noire ou 1 rouge ou olive)

interpointe

 

 

 

 

 

En pointe (1 Palaretta ou 1 nymphe casque oreille de lièvre)

palaretta

Mais le maître incontesté pour moi, c’est Claude Ridoire , j’ai eu la chance de le connaitre dans la saison 2014 lors de la venue de Pierre Sempè pour la présentation d’une canne mixte  » La Dual » , elle permet de pouvoir pêcher aux appâts naturels , puis de changer de moulinet et passer en noyée, ce monsieur m’a épaté et le voir pêcher fût un réel plaisir.

Une vidéo ou je le filme quand il pêche avec les deux techniques avec une seule canne, j’en ai gardé de ce moment , un souvenir inoubliable pour moi 🙂

 

 

LE RADIER

j’espère que cet article, va permettre à ceux qui n’ont pas l’habitude de pratiquer en rivière de pouvoir comprendre comment l’aborder, afin de savoir où se situe les truites ou les ombres communs. Ce que nous appelons dans le jargon des pêcheurs de truites (savoir lire une rivière ou avoir le sens de l’eau).

Le radier est une zone située juste en amont des cassures et des barrages. Dans les rivières de 1ere catégorie les radiers sont un excellent poste pour la pêche des truites et des ombres communs, on les reconnaît grâce à leurs faibles profondeurs et la présence d’herbiers.

Le début du radier, se situe en aval immédiat des fosses, là ou la profondeur remonte sensiblement. Cela correspond à la présence d’herbiers. C’est un poste occupé par une ou plusieurs grosses truites.

En tête du radier, et au milieu de la rivière, se trouve la zone la plus profonde. C’est ici que l’on rencontre les plus beaux ombres. Il s’agit d’un emplacement privilégié pour la pêche en début ou fin de journée ou les grosses truites peuvent également venir s’installer.

La végétation, est aussi intéressante, elle produit de l’ombre sur la rivière et lors de journée ensoleillée, on peut espérer la présence de truites, même dans peu d’eau. Une approche plus que discrète est recommandée dans cette zone peu profonde ou les poissons sont sur le qui vive.

Les truites, elles se trouvent tout le long de la bordure du radier, comme dans la veine centrale, les plus beaux poissons se situent en amont, non loin de la fosse.

La profondeur, se fait encore moins importante sur la partie aval du radier. Il faut noter une sensible accélération du courant dû l’appel de la petite chute. Ces postes sont le plus souvent habités par les ombrets ou les truitelles, mais une grosse truite peu être présente à la recherche de nourriture, interceptant toute nourriture dérivante. Des truites de taille moyenne passent l’essentiel de leur temps juste avant la chute. Ces poissons ne sont pas toujours faciles à pêcher en raison des problèmes de dérive rencontrée sur ce poste.

L’aval de la chute, ne faisant pas partie du radier, crée souvent des situations similaires, surtout de chaque côté de la veine centrale, dans ces remous peu profonds et bien oxygénés maraudent des truites à l’affût de toute nourriture qui tombe de cette chute d’eau. Les ombres communs eux se situent à la limite du courant central.

Le mending

Dans la pêche à la mouche sèche en rivière, ce geste est essentiel pour éviter le dragage !

 Le dragage se produit en rivière à cause de la présence de différents courants, provoqués le plus souvent par un nombre important d’obstacles immergés.

Cette situation est la plus fréquente lorsque l’on pêche amont. Mais aussi quand le pêcheur est dans l’eau et qu’il pêche proche du bord où le courant est toujours moins rapide. Dans ces conditions, la soie crée une boucle sous l’emprise du courant et entraîne le bas de ligne et la mouche.

En pratique !

Mending, ce mot d’origine anglaise, désigne le geste qui consiste à éliminer cette boucle en repositionnant la soie en amont du bas de ligne. Canne basse, scion pointé en direction de la soie, d’un geste sec relevez l’intégralité de la soie, de la pointe du scion jusqu’à son raccord avec la queue de rat, et reposez-la en amont en réalisant un arc de cercle.

 Répétez ce geste régulièrement afin de positionner la soie en amont du bas de ligne et de la mouche qui doit toujours évoluer naturellement, à la même vitesse que le courant !

 Le dragage se produit à chaque fois que la mouche, le bas de ligne et la soie dérivent à des vitesses différentes. Cela a pour conséquence que la mouche se déplace plus vite ou plus lentement que le courant qui la porte. Ce sillon créé à la surface alerte le poisson qui refuse la mouche.

 

 

 

 

 

 

La pêche à la nymphe en eaux rapides

J’adore la pêche de la truite en eaux rapides, lorsque je pêche en nymphe au fil, une technique complétement  différent de la pêche en sèche où les gobages des truites donnent une indication de l’endroit ou elle se trouve. Pour la pêche en nymphe, vous ne verrez pas le poisson se saisir de votre imitation, car tout  se passe sous l’eau, seule l’observation de la dérive du bas de ligne est importante, celle-ci sera marquée par l’arrêt de votre fil ou soit par une tirée.

Pour visualiser ces touches, on peut utiliser une pâte indicateur fluo jaune ou orange (Biostrike) que je n’utilise plus depuis des années, mais qui peut grandement aider un débutant, simple à mettre ou enlever sur un bas de ligne, le seul inconvénient  , elle a tendance à se perdre très vite et ne facilite pas les lancers.

pate biostrike bicolore

il existe aussi des graisses de couleur fluo de la marque Balzer, mais moi j’utilise celle-ci, très visible et ne s’en va pas lors des lancers et permet de pêcher fil posé sur l’eau, ce qui offre une meilleure discrétion et permet de visualiser les touches les plus discrètes.

graisse indicateur deux couleurs

Il a aussi  alors une autre  solution, que je trouve beaucoup plus discrète, l’ajout de deux brins de nylon fluo de 15 à 20 cm chacun, d’une couleur fluo jaune et rouge en 20 centièmes.

fils fluo

ceux-ci sont intégrés au bas de ligne dont l’une des extrémité se termine par une petite section de fil nylon en diamètre 16 / 100 ème sur laquelle ont fait une micro boucle pour fixer la pointe en 14,12 ou 10 centièmes.

Étant donné que je pêche souvent sous la canne, j’utilise un bas de ligne qui sera le même pratiquement tout au long de la saison et simple à fabriquer et je le trouve très bien équilibré pour cette technique. Ce bas de ligne fait 1 fois et demie la longueur de ma canne, il peut varier de plus à moins selon le profil de la rivière encombrée ou pas, mais il a un avantage à mes  yeux, c’est que celui-ci ne m’empêche pas de pêcher en sèche, si j’aperçois des gobages , cela ne dérange pas les truites, à condition que celui-ci ne pas couvre pas le poisson lors des posés, seule la mouche doit dériver naturellement, sans aucun dragage, c’est la clé de la réussite. Mais revenons à la pêche en nymphe donc,  ce bas de ligne sera réalisé en Kamoufil (jmc) ou Maxima de plusieurs sections différentes composées comme en exemple un bas de ligne que j’utilise couramment.

Diamètre : 45 /40/35/30/25/20 et je termine par une micro boucle sur le 16 centièmes, la cassure entre le 20 et le 12 centièmes, permet à la nymphe de descendre plus rapidement au font de l’eau, ça permet de changer rapidement la pointe dont la longueur sera en rapport avec la profondeur du poste à pêcher, mais par sécurité j’ajoute un brin de 16 d’une longueur de 20 cm, juste après le 20 centièmes,cela minimise les casses au ferrage sur de gros poissons.

Ex : si le fond est à 0,50 cm, rajouter 0,10 et 0,20 cm de pointe, la nymphe évoluera plus près du fond.

Schéma de mon bas de ligne long de 3,45 m :

Sans titre

Attention : à ne pas rester statique, faites évoluer tout au long de votre partie de pêche, la longueur de ce bas de ligne, plus long ou plus court. A chaque changement de nymphe, vous diminuez considérablement votre pointe par obligation et donc vérifiez toujours à garder la même longueur de pointe, cela va de soit pour une bonne réussite.

Pour la pêche avec des nymphes légère et pour mieux visualiser le fil fluo, graisser les deux brins avec du mucilin ou de la graisse à traire si vous pouvez vous en procurer, ceci permettras au fil de bien flotter sur l’eau, ceci permettra de mieux visualiser les touches.

L’équipement conseillé : Une de canne de 10 pieds, équipée d’une soie WF 4/5, dotée d’un bas de ligne de 3, 45 m, une pointe en 12 ou 10 centièmes. Pour les personnes ayant une canne de 9 pieds, vous pourrez pratiquer de la même manière, seul le bras de levier sera plus court.

La pratique en rivière :

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Comme chacun sait, l’approche à toute son importance, le pêcheur arrivant en fanfare au bord de la rivière ou marchant dans l’eau bruyamment, fera partir tous les poissons environnant, d’où se faire le plus discret possible, prenait le temps de bien lire la rivière, observés tous les détails.

Pêcher avant tout, les abords de la rivière, chaque blocs doit être prospectés, pour cette technique, la pêche en amont est préconisée, votre lancer doit se faire ¾ amont, en faisant un poser en cloche, afin que la nymphe pénètre rapidement dans l’eau et descende sur le fond. Pour la pratique, il faut pêcher le bras lever et tenir la canne haute, vous devez accompagner la dérive, canne légèrement couchée vers l’aval, il faut pêcher creux, c’est-à-dire, de bien laisser descendre la nymphe sur le fond, tout en la faisant évoluer au gré du courant, vous devez sentir chaque obstacle, chaque bloc et ferrer au moindre comportement anormal de votre ligne, il arrive même parfois que la nymphe est à peine touchée l’eau , que votre ligne se tend, la touche est directe, c’est pour cela qu’il faut que vous soyez attentif dés les premiers posés.

Les nymphes :

A vrai dire, il n’y a pas de nymphe miracle, il suffit juste d’avoir une nymphe d’un poids adapté à la vitesse du courant, une nymphe avec une bille laiton pourrait faire l’affaire, mais elle mettra plus de temps à descendre sur le fond, à moins de la lester du fil de plomb sur la totalité de la hampe. Désormais nous trouvons sur le marché des billes tungstènes, plus lourdes que les billes laitons, leurs densités vous permettront de descendre plus vite sur le fond, 2 fois + environ.

Les nymphes que j’utilise le plus souvent sont montées sur des hameçons tiges courtes, les tailles le plus utilisées du 14 ou 16.

 j’utilise souvent des billes tungstènes de 2,5 mm, 3 mm ou 4 mm, selon les conditions du moment, les couleurs sont : Or, Cuivre, blanche, orange fluo, chocolat , olive ou argent sont des bons choix pour les nymphes et ont leurs moments, selon la luminosité et la couleur de l’eau.

Celles-ci sont pour la plupart du temps, réalisées pour le corps et les cerques en queue de faisan naturel ou obscur, la collerette en lièvre, un cerclage en fil de cuivre.

Si je suis confronté à une rivière ayant un fort courant, je mets deux nymphes montées en potence sur mon bas de ligne, celles-ci seront disposées à 30 cm de la nymphe de pointe + ou – selon le niveau d’eau.

Nb : Ces modèles de nymphes marchent aussi pour la pêche à la nymphe au toc, voir mes nymphes ICI

 

La pêche en nymphe au toc

La pêche de la truite en nymphe au toc, ne nécessite pas un équipement très sophistiqué, mais il faut quand même un matériel adapté pour pratiquer cette technique, une canne à action de pointe est préconisée, le ferrage ne se fera que mieux, car les touches sont très rapides, la truite recrache très vite la nymphe et une canne d’action plus molle vous fera rater beaucoup de touches.

  • Une canne de type anglaise d’une longueur de 3,60 à 3,90 m
  • Un moulinet garni de fil nylon fluo jaune où vert en 14 où 12/100ème
  • Des guides fils de type rigoletto (facultatif)
  • Des émerillons barils n°28 où 30
  • Bas de ligne nylon transparent en 12 où 10/100ème
  • Des nymphes à billes tungstène de 2,5 à 3,5 mm
  • Des nymphes plus légères pour mettre sur la potence

Pour réaliser la ligne, passez le guide fil, bloquer à l’aide du petit bâtonnet fourni avec les guides fils. Ensuite attachez l’émerillon baril, puis fixez un bas de ligne d’une longueur comprise entre 0,40 et 0,60 cm de longueur, puis attachez la nymphe au bout de ce bas de ligne.

Il n’est nul besoin de plomber, le poids de la nymphe grâce à la bille tungstène suffit amplement, mais si vous pêchez des zones où les eaux sont fortes, vous pouvez ajouter quelques plombs n° 6 à 9, cette plombée doit être réalisée avec le plus grand soin, il faut éviter de brider votre nymphe, le but étant de lui laisser la plus grande liberté d’évolution dans l’eau.

Le lancer se fait 3 /4 amont, dés l’impact de la nymphe dans l’eau, levez la canne bien haute , pour faire descendre la nymphe, puis accompagnez la dérive avec le scion de la canne dirigé vers l’aval, cela permet à la nymphe d’être déjà sur le fond de la rivière , servez vous du guide fil pour visualiser la touche, moi je n’en utilise pas , je surveille mon fil fluo et au moindre arrêt où comportement anormal du fil, je ferre aussitôt , en procédant de la sorte, la truite est piquée sur le bord des lèvres et elle n’a pas le temps d’engamer où de recracher la nymphe.

Attention ! Les touches sont rapides, il faut une petite adaptation à la technique

Ma sélection de nymphes de nymphes casquées :

Pour la pêche à deux nymphes, je fais une potence de 8 cm environ, celle-ci est réalisée dans le même diamètre de fil que le bas de ligne et à environ 30 à 40 cm de la nymphe de pointe, puis j’attache à cette potence une nymphe non lestée (voir photo) ci-dessous. Les poissons recherchés sont les truites et les ombres commun, mais les autres espèces ne dédaignent pas les nymphes, vous serez surpris de voir au bout de votre ligne, un Barbeau, un Chevesne, un Vairon etc.

nymphe toc1

 Voici une photo où l’on peut voir mon ami Alex, lors d’une séance de pêche où le ver n’avait aucun intérêt pour les truites et devant mon insistance à ce mettre à la technique de la nymphe au toc et il fût bien surpris de voir que les prises se sont succédées et de juger par lui-même que la truite avait bien la nymphe piquée sur le bord des lèvres.

nymphe toc alex

     Alex, un pêcheur heureux d’avoir pêché au toc à la nymphe !

 nymphe toc alex1