Week-end sur la Sioule

Slt à tous,

voici un petit retour, sur notre week-end passé aux rencontres Sempé sur la Sioule, à Châteauneuf-les-Bains (63). C’était une rencontre, qui une nouvelle fois a connu un grand succès et d’ailleurs comme à chacune des rencontres Sempéistes ou j’ai un immense plaisir à retrouver les copains, la bonne humeur et le tout dans la bonne ambiance, c’est comme si à chaque fois je retrouvais ma famille.

Partie 1 : Il est 7h00, pour un départ un peu à la bourre, à peine une petite heure de retard à cause de nos retardataires Fabien, Patrice et Emmeline, alors que nous devions partir à 6h00, cela arrive à voir une panne d’oreiller (à qui la faute ?) Lol… Après avoir réussi à caser tout notre matos dans le coffre, on peut enfin prendre la route. Mais 30 km plus loin, pour couronner le tout, je prends en pleine vitesse (130), deux Merle qui ont eu l’idée de traverser l’autoroute au moment où je passais. S’ensuit un grand bruit, les oiseaux sont passés sous le moteur, pour ressortir au niveau de la roue avant gauche et pour finir, ont tapé dans le rétroviseur et vu les traces sur la vitre, je ne pense pas qu’ils aient pu revoler après ça. Après cette désagréable surprise qui aurait pu être grave de conséquences, nous roulons sur quelques dizaines de mètres, quand un bruit de frottement se fait entendre, heureusement une aire de repos se trouver pas loin, je m’arrête pour faire le point sur la situation, le cache sous le moteur traine parterre d’où le bruit et les vibrations de la voiture. On se pose la question, qui est le chat noir du jour ? Ce n’est pas tout, mais il va falloir trouver un garage au plus près et comme nous ne sommes pas loin de Bourgoin-Jallieu (38), nous pensons aussitôt à notre ami Sempèiste Claude Hebrard, gérant d’un centre de pneumatiques point S, alors on décide de le contacter. Grâce à lui, nous étions attendus à la boutique où il bosse, par une équipe au top, une fois la voiture mise sur un pont, nous avons pu constater les dégâts occasionnés par ces oiseaux de malheur. Un des gars, a rafistolé le cache moteur en plastique, grâce à des attaches rapides. Comme il est dit dans la Pub,  » pas de stress il y a point S « , car c’est le nom de l’enseigne qui nous a dépannés Je tiens à dire un grand merci Claude H. ! Après une petite vingtaine de minutes, nous avons repris l’autoroute dans la joie et la bonne humeur, sur l’A89, ça rime (Lol).

Nous voici enfin arrivés au rendez-vous fixés par nos amis Jérôme Rochefort et Jean François son oncle à 11h00 au péage de Thiers (63), pour une partie de pêche sur la Dore, mais avant, la priorité est au repas de midi, que nous avons pris au bord de la rivière, un coin sympa choisi par notre ami auvergnat le très dévoué Jérôme. Toujours au top les dégustations de produits locaux, terrines artisanales, salade de riz, fromage, à cela s’ajoutent aussi le repas préparé par Emmeline, salade, oeufs mayonnaise, les bons fromages de Chartreuse et le dessert, vraiment de quoi nous sustentés pour le reste de la journée. Une fois le repas terminé et le café avalé, nous nous dirigeons en direction des spots de pêche, sur la Dore. J’aurais 6 touches et seulement deux poissons qui ont eu droit à la photo, les autres se sont dépiqués.

La Dore :

Partie 2 : L’arrivée à Châteauneuf-les-Bains, il est 19h30 et nous sommes toujours en retard sur le timing, tout le monde est déjà à l’apéritif. Nous nous empressons de prendre les clés de nos chambres, de déposer les affaires et de redescendre à la salle. C’est un plaisir de revoir les copains et de faire la connaissance d’autres pêcheurs venus de tous horizons, mais il est déjà l’heure d’aller manger chez Manu, cette journée est un vrai marathon, conduite, pêche et reconduite, apéro et soirée, autant dire que ce début de week-end n’est pas terminé et qu’il reste encore 2 jours à ce rythme (Lol).

Partie 3 : La pêche sur la Sioule, alors autant dire que pour ce qui me concerne, le samedi ce fût un fiasco total, je ne me cherche même pas d’excuses, j’ai très mal pêché et j’ai foiré ce jour de pêche, juste pris 2 blageons , un en sèche et un en nymphe. Le dimanche , je touche quand même un ombre de 30 + en nymphe, mais lui aussi s’est dépiqué après l’avoir tenu quelques instants au bout de la canne.  😦

Pour mes potes, Jérôme, Patrice, Jean François, Claude, Jean Paul , Jean-Luc, Seb, quant à eux, ils ont bien mieux réussi que moi, en pêchant en nymphe au toc ou aux appâts naturels et pourtant j’avais emmené 2 cannes de 3,90 m, mais elles n’ont pas pris l’air du pays. Tandis que Fabien, lui de son côté a fait un super week-end de pêche, en sèche et en nymphe, avec une belle série de truites sur le parcours juste en face de notre hébergement et sur d’autres secteurs aussi, il connaît bien son métier de guide le bougre.

Quelques photos pêle mêle de la pêche sur la Sioule !

Partie 4 :

Par la suite, après le repas du dimanche, j’ai bien discuté avec Manu Estival le patron du restaurant l’escale, qui est guide de pêche lui aussi. Il connaît sa rivière sur le bout des doigts et il m’a donné la raison de mon échec et de mon obstination à vouloir pêcher avec des nymphes un peu lourdes et claires, par rapport à ce qui se pratique sur cette rivière où les nymphes doivent être sombres, d’ailleurs il m’a offert 2 nymphes de sa fabrication que je garde de côté. J’en profite également pour remercier Olivier B. qui se trouvait à mes côtés lors du repas dominical et avec lequel j’ai bien discuté, lui aussi m’a offert un de ces indicateurs bicolores, spéciale pour la nymphe, il se reconnaîtra et je l’attends sur notre vallée pour la fin de saison.

En conclusion :
Après mes déboires de pêche et malgré mon expérience à la nymphe et après mûre réflexion, j’ai pu analyser et après coup, que je suis passé trop vite sur les spots et que j’ai même eu des doutes sur ma façon de pêcher, j’ai même négligé et pas pêché du tout , certains spots intéressants au demeurant. J’ai commis beaucoup d’erreurs, pour moi, ces rivières sont un peu déstabilisantes, j’ai eu du mal à m’adapter à ses fonds sombres et surtout , je suis trop habitué à mes rivières claires et rapides et dont j’ai pour avantage de bien connaitre, mais la Sioule n’est pas le Guiers ou nos rivières Alpines, d’ailleurs le verdict ne s’est pas fait attendre et j’ai payé cash ce manque de concentrations et de doutes. La pêche était pourtant à faire, mais je suis resté trop sur mes acquis, comme quoi il ne faut pas hésiter à se remettre en question, je n’ai pas changé de technique, pourtant la pêche en sèche aurait pu me permettre de m’en sortir ou bien celle aux appâts naturels, je ne vais pas refaire le film du week-end, j’ai pêché comme un manche, point barre 😦 😦

Autant dire qu’encore une fois, Pierre et Richard Sempé sont encore capable de réunir autour d’eux après tant d’année, autant de monde lors de ces rencontres organisés de mains de maitre par le staff de l’association, aidé de quelques membres toujours fidèles et dévoués (es).  Hébergements, petits déjeuner, et les repas pris chez Manu au restaurant l’Escale à Chateauneuf , ou le samedi midi, nous étions 70 à table, il a fallut faire deux services , ce fût bien bon et copieux, mention spéciale au coq au vin et aux délicieuses cuisses de grenouilles et à la truffade auvergnate. Je remercie Pierre et Richard Sempé, le staff et tous les amis Sempéistes, de nous avoir permis de nous retrouver lors de ce week-end convivial, au plaisir de vous revoir à la rencontre de fermeture dans les Alpes.

Merci à tous !..

Une session avec Fabien

Salut à tous,

comme le dit le titre de mon article, j’ai enfin pu faire une session avec mon fils , cet après du 13 Juin fût particulière, cela fait quelques temps que Fabien me demande de pêcher avec lui, mais moi par manque de temps , j’ai toujours repousser celle-ci, mais voila qui est fait. Je l’ai rejoint après avoir emmené les petits à l’école ou je retrouve Fabien en Chartreuse, il me propose de mettre mes affaires dans sa voiture, je me laisse conduire comme si j’étais client, nous avons inversés les rôles, cette fois il est mon guide du jour.Nous décidons d’un commune accord de faire une session en sèche sur les ombres , nous arrivons sur le spot choisi , mais hélas il y a déjà un pêcheur sur la place, nous partons sur un autre spot, mais c’est le calme plat, mis à part deux ou trois gobages sporadiques et quelques éclosions de mouche de Mai, rien d’actif , nous y passons une bonne heure, ou j’essaie de prendre une belle truite qui s’est mise à gober deux fois à ras d’un arbre mort, mais sans succès.

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Nous décidons de changer d’endroit ,il m’emmène sur un spot qu’il affectionne, d’autant plus que lorsqu’il était petit, c’est moi qui le guider sur ce secteur, quelques vieux souvenirs remontent à la surface, je me revois sur ce lieu avec Fabien pêchant les ombres en sèche, il n’était pas plus haut que trois pommes, c’était il y a de ça une bonne quinzaine d’années et déjà il avait acquit ce sens de l’eau.

En bon guide , Fabien me laisse pêcher une belle lame d’eau, j’ai intérêt à bien pêcher, histoire de montrer que je sais encore tenir une canne en main, je passe en nymphe. Après quelques passages infructueux, je touche un poisson, s’ensuit un combat entre le poisson et moi, il colle le fond, remonte le courant, je bride, le bougre ne veut pas se rendre, nous pensons tout deux que s’est un bel ombre, surtout que j’étais venu spécialement pour ça entre autre. Finalement, le poisson arrive dans l’épuisette et petite déception, ce n’est pas un ombre, encore moins une fario , mais une arc de pas loin de 40 cm, bon je ne vais pas minauder, je sauve le capot, désolé pour le flou sur la photo.

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Fabien, qui ne veut pas être de reste, pêche la rive opposée à la mienne est touche un bel ombre de 45 cm, je suis content pour lui, mais déçu de ne pas l’avoir pris , mais la pêche est ainsi, on peut pêcher l’un à côté de l’autre ou l’un en face de l’autre avec la même technique et ne pas avoir les mêmes coups à pêcher, preuve en est ce bel étendard 🙂

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Nous finissons cette belle lame d’eau où je ne toucherais plus rien, mais  Fabien prendra encore une autre truite et cassera sur une autre. Nous optons pour un autre changement de spot pour le coup du soir , mais hélas une pluie abondante s’est invitée à cette fin d’après midi , c’est alors que nous avons mis fin à cette session qui aurait pu être très bonne !!!

Une petite truitelle de l’année trouvée morte, dommage pour elle !

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Bon malgré cette fin de session très humide, j’ai eu grand plaisir de partager une sortie de pêche avec mon fiston , je vous le recommande pour une idée cadeau , alors n’hésitez pas à offrir ou à vous offrir et passer un bon moment de pêche avec  » Immersionpeche« 

 

Pêche à la mouche naturelle

Voici une technique très intéressante dés les 1ères chaleurs d’été, la pêche à la mouche naturelle, pratiquée par mon oncle et quelques amis, Xavier Hudry ,Adrien, Patrice et gilou26 pour ne citer qu’eux.

Je ne suis pas un spécialiste de cette pêche, mais de ce que je sais de mon expérience et la leur, c’est qu’il faut tout d’abord commencé par l’élevage de mouche.

Là !!! ça risque de coincer côté rapport époux/ épouse , il vaut mieux faire son élevage dans un endroit éloigné de la maison, sans quoi vous risquez d’avoir des noms d’oiseaux par madame.

Mon oncle y pêché à l’époque où j’étais pas plus haut que 3 pommes, mais il ne les élevées pas, on récupérés ces mouches sur des bouses de vaches. Mais es citadins ont trouvés mieux depuis des années , ils élèvent  eux même leurs mouches, en commençant par l’achat d’une mesure d’asticot , de ce que j’ai pu entendre, les Gozzers ou mouches à Damier étaient de loin supérieurs aux autres asticots. Moi je n’ai trouvé que des asticots achetés chez un détaillant, ils sont de couleurs , mais je vous rassure ça marche quand même !

Alors comment procéder, tout d’abord il faut avoir une boite pour accueillir vos hôtes, ça tombe bien j’en avais photographié la boite d’un copain .

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Ensuite dans cette boite vous y logerez vos asticots

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Qui deviendront se transformeront en Chrysalides communément appelé Caster.

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Qui , à son tour deviendras une belle mouche domestique

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Pour ce qui concerne la conservation, il faut nourrir ces mouches avec du sucre que l’on met sur la partie grillagée de la boite et une éponge imbibée d’eau pour qu’elles puissent boire.

Sur la photo ci-dessous , on ne voit pas la grille fine qui se trouve sur le trou visible, mais c’est à cet endroit qu’il faut mettre eau + sucre.

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Pour la récupération des mouches au moment d’aller pêcher, elle se fera par le trou qui se trouve sur la face avant de la boite qui est fermée par le petit loquet que l’on voit levé sur la photo du dessus. Une petite bouteille d’eau minérale fera l’affaire, j’ai pu voir des boites que d’autres pêcheurs avaient réalisés ou le bouchon était collé sur cette face avant et ainsi la bouteille pouvait se visser dessus. Une fois cette opération réalisée, on ajoure la boite et les mouches voyant la lumière extérieure iront tout droit dans la bouteille ou la petite boite de transport comme celle ci-dessous.

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Le matériel  pour cette pêche, je vous dirais  une canne de type anglaise 3,30 à 3,90 m où une canne à fil intérieur ou une barre ( canne à coup) avec très peu de fil , mon oncle pêchait avec 1,50 m de fil pour une canne de 4 à 5 m, ce qui va très bien pour  les petits ruisseaux.

Les  moulinets sont soit  à tambour où classique toc comme le Ritma72, où semi automatique comme le Vivarelli  pour Gilou où un Ritma80 pour Adrien.

Le plus difficile sera d’attraper les mouches à la sortie de la bouteille ou de la petite boite , j’en ai fait l’expérience et je peux dire que beaucoup se sont envolées sans que je puisse les attraper. Pour les fixer à l’hameçon, deux techniques que m’a expliqué Pierre Sempé lors de mon stage avec lui.

La 1ère est,  d’enfiler la mouche sur la hampe en commençant par la tête et en faisant ressortir celui-ci par l’abdomen, classique comme eschage quand les truites ne sont pas regardantes.

La 2 ème , est d’enfiler la mouche en commençant par l’abdomen et ressortir l’hameçon dans la tête, la particularité de cet eschage, dans le courant , la mouche aura les ailes ouvertes à l’envers et créera un léger dragage lors de la dérive et sera beaucoup plus attractif pour la truite , qui n’hésitera pas une seconde à sortir de sa cache pour prendre cet appât de choix.

je vous conseille,  une plombée légère, n’oublions pas que nous sommes en périodes estivales et que les eaux sont souvent à l’étiage. Je dirais 2 où 3 plombs n°9 et peut être un n°10 en plomb de base si il y a un peu plus d’eau.

Le montage de la ligne : Corps de ligne en 14 ou 12 /100 ème, un rigoletto, un micro émerillon n° 28 /30 , un bas de ligne en 12 où 10/ 100 ème , un hameçon nickelé de 16 à 14 .

Voila pour ce que je peux vous conseiller,sachant que des spécialistes pourront mieux vous éclairer sur cette pêche, mais bon quand on sais un peu pêcher, ce n’est pas plus compliqué que la mouche artificielle.

Vous pouvez voir une vidéo de mon pote Gilou qui excelle dans la technique sur la page d’accueil dans la rubrique pêche au toc et aux appâts naturels.