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Mouche noyée olive – Wet Fly Olive

Bonjour à tous,

Pour cette nouvelle publication, je vous propose une mouche noyée, assez simple à réaliser et à la portée de tous, cette mouche noyée olive et autre teinte, est parmi une mouche noyée encore utilisée aux Royaume-Uni, que ce soit en lac, en rivière ou en réservoir.

Cette mouche peut flotter une fois graissée, couler entre deux eaux et noyée lorsqu’elle est en fin de coulée.

Ramener lentement par de petites tirées, puis relâcher et prospecter toutes les bordures, les blocs etc.. Une truite viendra surement prendre cette mouche avec violence, inutile de vous préciser qu’une pointe en nylon de 10 ou 12 centièmes est à proscrire, utilisez plutôt une pointe à minima de 15 centièmes voir plus sur les grandes rivières.

Les matériaux utilisés pour cette mouche :

  • Hameçon : tige droite #12
  • Cerques : fibres de queue de faisan doré
  • Corps : dubbing de lièvre olive
  • Cerclage : fil de cuivre
  • Collerette : plume de perdrix grise
  • Ailes : fibres d’une plume de Mallard
  • Tête : fil de montage
  • Fil : Semperfli noir 12/0

Étapes de montage en quelques images afin de vous aider dans la réalisation de cette mouche noyée, que vous pourrez décliner en différentes teintes, notamment en marron pour la March Brown noyée.

Merci de m’avoir lu, à bientôt pour un prochain montage !

Leo <0)))>>><

La pêche en noyée

La technique de pêche :

Une pêche qui a eu tendance à être oubliée, mais je me suis aperçu que de plus en plus de moucheur, reviennent à cette technique, préférant largement pêcher ainsi plutôt que de se mettre en nymphe.

L’objectif de cette technique, est de faire dériver son train de mouches de façon la plus naturelle possible, vers les postes ou les truites se tiennent. Le pêcheur se limite à accompagner la dérive qui forme un arc de cercle, en pêchant canne basse, le lancer s’effectue ¾ vers l’aval. L’action se termine le long de la berge, il faut alors relever la canne, récupérer la ligne à la main, descendre la rivière de quelques mètres et recommencer la même opération.

Une autre méthode consiste à animer les mouches pendant la dérive, elle est surtout utilisée dans les rivières à courant plus lent. Après avoir lancé, le pêcheur reprend la soie en l’enroulant ou en la tricotant dans la main. Les mouches s’agitent constamment, imitant les insectes vivants essayant de gagner la surface pour éclore.

Pendant toute la dérive, la ligne doit être tendue mais non bridée, pour rester en permanence en contact avec les mouches et pouvoir réagir dès la moindre touche.
Souvent discrète, la touche se résume dans la majorité des cas, par une lourdeur et la truite se pique seule, mais parfois elle se résume uniquement à une petite secousse qu’il faut immédiatement accompagner d’un ferrage.
Le réglage du frein est une condition sine quoi non d’un ferrage réussi, car le frein pas assez serré empêche de piquer correctement le poisson, tandis que s’il est trop serré, il provoque souvent la casse. Certains jours, c’est la sauteuse qui est attaquée, d’autres fois c’est la mouche en pointe. Généralement il est vain de faire passer le train de mouches plusieurs fois au même endroit, le poisson attaque au premier passage ou pas du tout.

La mouche noyée est parfaite pour le début de saison, jusqu’à fin avril au moins. Elle donne de meilleurs résultats, par eaux légèrement forte et teintées ou dans des eaux froides, ainsi qu’également juste avant que se produise une éclosion. Cette pratique peut être valable dans des rivières puissantes, là ou la sèche s’avère inopérante.
Pour travailler les mouches, le bas de ligne doit être légèrement tendu par la pression du courant.
L’animation de ces mouches se résume à une succession de petits relâchés et de petits retraits. Ainsi travaillées les artificielles donne l’impression de lutter contre le courant pour rejoindre la surface. Le bas de ligne train de noyées à trois mouches, sera d’une longueur totale de 3,25m.
Il est plutôt conseillé de mettre du 18/100e ou du 20/100e pour la pointe et les potences car les touches en noyée peuvent être violentes et en 16/100e, il y a risque de casse.

A vous d’adapter le diamètre aux conditions de pêche du moment.

20 /100 éme : par eaux fortes et cassées
16/100 éme : par eaux basses et claire

L’action de la canne est primordiale : plus elle sera douce et elle encaissera les touches et ainsi tu peut descendre le diamètre de fil.
Mieux vaut ne pas descendre en dessous du 16% quand on pêche en noyée.

Les potences seront réalisées par un nœud du chirurgien qui sert à relier deux éléments successifs.

noeud

Se servir du brin qui remonte vers la soie, pour attacher la mouche.

Pour une soie  :   WF5 ou DT5

Diamètre du fil  en 100 ème :   0,50 – 0,40  – 0,30 – 0,20 – 0,20 – 0,16 – 0,16.

Longueur en cm : 0,60 – 0, 50 – 0,50 – 0,45 -0,20 – 0,40 – 0,60

Disposition des mouches sur le bas de ligne.

En haut, la sauteuse (1 palmer)

palmer

En intermédiaire (1 noire ou 1 rouge ou olive)

interpointe

 

 

 

 

 

En pointe (1 Palaretta ou 1 nymphe casque oreille de lièvre)

palaretta

Mais le maître incontesté pour moi, c’est Claude Ridoire , j’ai eu la chance de le connaitre dans la saison 2014 lors de la venue de Pierre Sempè pour la présentation d’une canne mixte  » La Dual » , elle permet de pouvoir pêcher aux appâts naturels , puis de changer de moulinet et passer en noyée, ce monsieur m’a épaté et le voir pêcher fût un réel plaisir.

Une vidéo ou je le filme quand il pêche avec les deux techniques avec une seule canne, j’en ai gardé de ce moment , un souvenir inoubliable pour moi 🙂