La Virémie printanière de la carpe

Salut à tous,

Il y a de ça quelques temps, aux environs de mi- Février , profitant du week-end nous nous sommes promenés autour du plan d’eau de Ville en Sallaz ou Viuz  (Hte Savoie) à 2 kms de chez mon fils aîné. Lors de cette promenade familiale , j’ai été surpris de voir de nombreuses carpes mortes sur le bord du lac et dans les herbiers , j’en ai dénombré au moins 7, mais je suis certain qu’il devait y en avoir d’autres dans les endroits non visibles depuis le bord.

bannière bis

Donc, ma curiosité m’a poussé à faire des recherches sur le net, j’ai pensé à une mortalité causée par une pollution quelconque, mais mais en fait , il s’agit d’un virus : La Virémie Printanière de la Carpe (source FD38).

9C’est une maladie infectieuse, qui est contagieuse et touche la Carpe, causée par la multiplication d’un virus spécifique du groupe des « rhabdovirus » (Virus de la rage ).

 

Les contaminations sont favorisées par les alevinages qui facilitent la dispersion du virus. De même, le stress imposé par les manipulations ou les transports suivis de déversements expéditifs, facilite l’apparition de la maladie. Enfin, le surpeuplement de certains plans d’eau augmente aussi le risque d’apparition de la maladie.

11La maladie se déclare au printemps, quand la température de l’eau est comprise entre 11°C et 17°C. Au dessus de cette dernière, le virus est moins virulent et n’est plus actif à partir de 22°C.

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La maladie ne présente aucun danger pour l’homme , d’après la source !

PDF à télécharger  :

hal-00901980

Mais cela ne concerne pas que la carpe ???

PDF à télécharger :

BEP-mg-BE44-art7

Sèche ou Nymphe pour l’ouverture de la truite en 1ère cat

Voila une question à se poser , mais pour le savoir , ce sera le jour J, s’est à dire demain si le temps et le niveau de l’eau le permet et apparemment le temps est au beau, mais froid !!!  Il est fort possible qu’en fin de matinée quelques éclosions se manifestent, e que j’ai pu remarquer ces derniers jours ou j’ai pu voir les 1ères Rhithrogena germanica dériver sur l’eau, celle que l’on appelle March Brown , je l’ai photographié il y a deux jours, une  bonne nouvelle pour les moucheurs qui pourront tester leurs montages d’hiver.

la rhitrogéna
Rhithrogena germanica est une espèce très répandue en Europe, on les trouvent sur toutes les rivières, elle aime les eaux froides et oxygénées de moyenne montagne.
desespoir
March Brown montage avancé , ailes dressées

Et vous qu’avez vous prévu, êtes vous fin prêts pour une ouverture à la mouche où vous jouerez la carte sécurité en pêchant au toc, leurre ou vairon manié , quelques soit la technique , n’oubliez rien, pensez aux appâts , aux leurres et surtout votre sésame 2016 , votre carte de pêche avec votre photo et signée , très important lors des contrôles des gardes !!

Protégez vous du froid, vos appareils numériques si vous désirez immortaliser l’instant de la 1ère truite de la saison ou voir même la plus grosse. Mais ce n’est pas parce que l’ouverture se fait le 12 Mars que les truites seront à votre rendez vous , cela ne veut pas dire qu’à l’instant T , les poissons répondront présent , mais n’oubliez pas que ce jour précisément , vous croiserez plus de pêcheurs que de truites, car vous risquez de tomber sur une procession de pêcheurs , le long des berges, qui n’auront que l’intérêt de faire des cartons de truites « arc en ciel »  arrivées dans la rivière par les bassinages traditionnels. Cela a déjà commencé depuis le milieu de semaine et aujourd’hui, ce sera la dernière ligne droite, les pisciculteurs ne savent plus ou donner de la tête, les carnets de commandes sont pleins, je sais qu’il en faut pour tout le monde et certaines société de pêche, ne peuvent ou ne veulent pas faire autrement , il faut satisfaire le pêcheur !!!

Cette journée sera une tuerie organisée, il serait temps de changer de comportement et apprendre aux pêcheurs  à s’occuper du milieu dans lequel plus tard , ils laisseront aux enfants comme  » Héritage « .

Sur ce dernier mot je vous souhaite une très bonne saison 2016 !!

 

Le Vairon

La fiche signalétique du Vairon :
Famille : Cyprinidés
Nom scientifique : Phoxinus phoxinus
Taille maximum : 7 à 14 cm
Durée d
e vie : 3 à 6 ans
Période de frai :  Mai à Juillet selon la région
Ponte :  200 à 1000 ovocytes par femelle.

 Période d’incubation :  5 à 10 jours

vairon min 1

Le Vairon a un corps allongé et cylindrique, son museau est arrondi et sa bouche est petite. Son dos est gris-vert avec des lignes transversales foncées, ses flancs sont argentés, son ventre est blanc, sa ligne latérale est claire et s’arrête dans la partie postérieure. Il affectionne les eaux vives et bien oxygénées, il est généralement présent dans les zones à truites, il aime vivre en banc compact. Il atteint sa maturité sexuelle à l’âge de 2 à 3 ans.

Dans les profondeurs des rivières

Chevesnes et Truites en cohabitation

Le Barbeau

Le barbeau commun (Barbus barbus) :

vît sur le fond des rivières, de préférence dans les rivières à courants lents à moyennement courantes dont les températures sont comprises entre 12 et 18° , sur les fonds sableux et vaseux , les herbiers et sous les gros blocs, d’ailleurs sur le secteur ou je les pêchent , ces barbeaux qui vivent en banc, aiment à se tenir sous ces blocs, en compagnie d’autres congénères et espèces de poisson comme le chevesne.

Sa nourriture est composée d’invertébrés et de crustacés ( gammares) et ne dédaigne pas les écrevisses, les œufs de poissons, les alevins, des vers , du maïs , des esches diverses utilisées par les pêcheurs.

Il est très intéressant à pêcher à la mouche, c’est un vrai poisson de sport, avec des nymphes bien fournies en dubbing , olive, marron, jaune sale, en peau de chamois, nymphe plomb selon la profondeur des fosses et même avec des streamers, c’est au pêcheur de s’adapter aux conditions du moment.

je qualifierais ce poisson de bulldozer , du fait de sa puissance en douceur,  j’aime pêcher ce poisson en nymphe à vue, un Gammare sera une de mes nymphes de prédilection, le plus gros que j’ai pêcher sur une pointe en 10/100 ème, mesuré 66 cm , la taille de  ces poissons peut atteindre le mètre.

Le Barbeau :

 

 

 

La Truite Fario

Nom scientifique : Salmo truta fario
Famille : Salmonidés
Poids : 300 à 500 gr jusqu’à bien plus
Taille : 20 à 50cm voir plus d’un mètre
Durée de vie : de 4 à 6 ans, voir jusqu’à dix ans en lac

Les caractéristiques communes aux différentes truites fario :
– Un corps fusiforme et élancé
– Une tête assez grosse
– Une bouche fendue remontant vers le haut
– De petites dents sur les mâchoires, la langue et la voute
Leurs points communs, la toute petite nageoire située entre la caudale et la dorsale, que l’on appelle «Nageoire adipeuse », ensuite sous le corps, viennent les pelviennes et la nageoire anale.
La peau de la truite est apparence lisse, mais en réalité, elle est dotée de toutes petites écailles presque invisibles.

schema-nageoire-truite-farioSes mœurs :
On trouve la truite fario, dans les torrents, les eaux pures et claires, bien oxygénées et surtout sans pollutions. Les substrats qui conviennent le mieux à la truite, des fonds de graviers ou galets ou de sables et surtout des blocs rocheux, très important pour leurs fournir des caches.

La période de reproduction :
Le frai : Il se fait de Novembre à Janvier, voir Février parfois dans une eau à  10°
La ponte : est de 2000 œufs environ + ou – par kg

Incubation : Selon la température de l’eau, le temps sera plus long, le calcul se fait en degré jour, donc 42 jours dans une eau à 10° soit 420°/jours, si l’eau est encore plus froide, cela rallongera le temps d’incubation.

oeufs-fecondes

Lieu : Ruisseaux, rivières à fonds de graviers, galets ou même de sable, dont la profondeur doit être d’environ 50 cm et un courant assez fort.
Son alimentation :
La truite fario est un poisson carnivore, elle n’hésitera pas à dévorer ses propres congénères ou leurs œufs, elle peut également se nourrir d’insectes aquatiques ou qui volent, mais également de têtards, vairons, gammares, larves ou autres invertébrés vivant sous l’eau.
Législation :
Sa taille de capture est de 23 cm sur notre domaine de pêche et dans d’autres départements français. La mesure du poisson se fait du bout de la queue à l’extrémité de la bouche, veillez à le faire avec précaution,
le poisson pas maillé, doit être remis à l’eau avec d’infinies précautions.
Le quota des prises journalières et par pêcheurs est de 6 truites dont 1 ombre commun en période d’ouverture de ce dernier.
Les modes de pêche :
Tous les modes de pêches légaux autorisés, que ce soit la pêche à la cuillère, au vairon, au toc ou à la mouche etc.
Les appâts autorisés  : Ver de terre, Ver de terreau, Teigne, mouche domestique, insectes ou toutes larves aquatiques.
Les interdits : Dans notre département la pêche à l’asticot est interdite en 1ère catégorie, ainsi que la javel, la pêche à la main, les nasses etc..
Une période d’ouverture et de fermeture est mise en place, celle-ci se fait du 2 ème samedi de Mars à jusqu’au 2 ème Dimanche d’octobre, ceci est valable dans nos régions alpines Isère et les deux Savoie.

 

L’ombre commun

ombre-commun

 

Nom scientifique : Thymallus Thymallus
Famille : Thymallidés

 

Communément appelé porte-drapeau ou porte-étendard à cause de sa grande dorsale en forme d’étendard ou Groin.

Caractéristiques :
L’ombre commun est un poisson grégaire, qui vit en groupe de plusieurs sujets, rarement plus d’une vingtaine, espacés d’un mètre environ. On le reconnait, grâce à ses nageoires très identifiables.

– La dorsale , celle qui est la plus grande est irisée de couleurs nuancées, allant du mauve au bleu et parfois rosée.
– La deuxième nageoire est beaucoup plus petite
– La nageoire caudale bien échancrée
– Et une autre encore plus petite appelée adipeuse

Son corps : Est mince, allongé et fusiforme, prolongé par une petite tête conique avec un museau pointu, sa bouche est inférieure et petite, ce qui l’oblige à se retourner pour engamer un insecte en surface. Pour se saisir de l’insecte, il bascule en arrière et a tout son temps pour analyser votre artificielle et vous faire un refus, souvent on pense que le poisson a pris la mouche . Pourtant il n’est pas piqué , voir sur mon schéma , la position de l’ombre lorsqu’il doit se saisir des insectes sur l’eau.schema-gobage3 La couleur du corps, va du gris argent, tirant parfois sur le gris bleu et sur certaines rivières, il est même parfois gris foncé, la robe est tachetée de petits points noirs, ainsi que sur ses flancs et ses nageoires dorsales, irisées de rose ou mauve.
Sa taille : 20 à 50cm (voir plus) sur de grandes rivières, chez nous sur le Guiers, il n’est pas rare de trouver des ombres de 45 cm, voir même des sujets encore plus gros de plus de 50 cm .

Son poids : 300 à 500 gr (voir plus) sur les grandes rivières, comme l’Ain, ou il peut atteindre un poids de plus d’1kg.

Le Frai : Dés que la température de l’eau atteint 9°, c’est à dire entre  Mars et Mai. La femelle peut pondre entre 1500 et 15000 oeufs, selon la taille du sujet. Les oeufs sont déposés dans les hauts fonds de gravier, dans 20 ou 30 cm d’eau, le plus souvent sur les bordures de rivière, mais également sur les têtes de radiers, là ou le courant s’accélère. La parade nuptiale est intense et l’accouplement  se fait en plusieurs étapes.

L’éclosion : Se fait une vingtaine de jours, après la ponte , dans une eau à 10° . Les alevins regagnent la surface de l’eau, 10 jours après l’éclosion, ils vivront le plus souvent sur les bordures , la ou il y a un petit courant qui puisse leur apporter nourriture et oxygène. Ils se nourrissent essentiellement de larves et de chironomes. Un mois plus tard, leur taille atteint 4 cm environ,c’est alors qu’ils rejoignent le fond de la rivière, là ou le courant est plus fort.

Sa croissance : En 3 ans, ce poisson peut atteindre la taille de 28 à 35 cm

Ses mœurs :
Une zone à ombres est une zone à fort courant mais où la rivière s’est élargie. Celle-ci est classée le plus souvent en 1ère catégorie mais ont peut trouver ces poissons sur une rivière classée en 2 ème catégorie. Il reste souvent posé sur le fond des rivières, sur les galets ou sur les graviers, ont peut également le trouver sur les gravières bien oxygénées, il ne reste pas dans le courant mais à côté où il attend que le courant lui apporte sa nourriture.

Les dangers pour ce poisson : Les divers aménagements comme , les dragages, les pollutions,les barrages, les variations de niveaux , les endiguements et une forte pression de pêche, le piétinement des frayères.

En conclusion :

Voila pourquoi,  il est recommandé d’éviter de marcher dans l’eau jusqu’à la fin de sa période de reproduction, c’est à dire fin Mai. Pensez aussi à bien écraser vos ardillons, cela évitera des dégâts considérables sur ces poissons, voyez de vous même les conséquences d’ hameçons avec ardillon qui n’ont pas étés écrasés.

Nb) ceci est valable également pour la truite.

ombre blessé