La vidéo des remises à l’eau des truites, session du 17 Mai

Nos truites sont précieuses, c’est donc dans son intérêt que la remise à l’eau doit se faire avec le minimum de manipulations, ne pas oublier de vous mouiller les mains avant toutes manipulations des poissons.

Une séance photo doit se faire rapidement afin de remettre au plus vite le poisson dans son élément, évitons de le stresser d’avantage, comprenne qui pourra !

Réaliser votre dubbing maison

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je traite d’un sujet qui devrait vous intéresser, vous les passionnés de montage de mouches artificielles.

Cet article préparé de longue date, a bien failli passer aux oubliettes, mais heureusement, je l’ai retrouvé dans les archives d’un de mes disques dur de sauvegarde (ouf ! …

Nous achetons nos dubbings tout prêts, mais si dans votre cuisine, vous possédez un vieux moulin à café, par exemple celui de madame ou bien celui de votre mère, ne le jetez surtout pas, il va vous être utile, peu importe la marque, il fera l’affaire.

En lui redonnant une seconde vie, vous pourrez réaliser vos propres dubbings, qu’ils soient mélangés ou pas, pour créer les corps de vos nymphes ou de vos mouches artificielles.

Que ce soit du poil de lièvre, de lapin, d’écureuil, de lama, de renard, de taupe, d’opossum, de chien, de chat ou même de la laine naturelle ou synthétique, vous aurez un large éventail de possibilités, pour obtenir en un temps-record un dubbing à votre convenance.

C’est très simple à faire et surtout très économique !….

Une petite astuce, vous pouvez récupérer des poils sur des bandelettes de Rabbit strip par exemple les chutes,  ils sont déjà teints et cela vous évitera de le faire. Où bien, sur un vieux col de manteaux en fourrure ou synthétique. Si vous n’en avez pas, allez faire un tour dans un pucier ou mieux encore, piquer celui de votre vieille tante.

Dubbing réalisé avec du poil d’écureuil teint noir

Dubbing de poils de Lama, mélangés avec des fibres de tinsel flash et vous obtiendrez un effet brillant.

Ci-dessous, c’est un dubbing, dont j’ai prélevé les poils sur une peau de renard teinte en orange fluo .

D’autres dubbings réalisés avec des restes de pelotes de laine, que mon épouse allais jeter, j’ai donc pu faire des dubbings de différents coloris de laine naturelle ou synthétique.

Il ne vous reste plus qu’à laisser place à votre imagination et vous pourrez ainsi réaliser à votre tour, vos dubbings au gré de vos besoins et aux couleurs de votre choix.

 

 

 

Une reprise en beauté

 

Bonjour à tous,

je ne vais pas oublier cette session  du 17 Mai ou la déesse Nymphéa et les Dieux de la pêche m’ont accompagnés tout au long de cette sortie de pêche.

Les truites, comment dire étaient très activent et surtout mordeuses à souhait. Je vais tout de même, depiquer quelques jolis poissons, au nombre de trois, une 50 +, qui me casse après s’être calée sous une branche et deux autres estimées à 40++.

Je suis très heureux ,  malgré quelques sifflements de bronches, je réussi grandement cette session , avec ces  quelques jolies truites, une bonne vingtaine au total et petit un ombre, dépiqué lui aussi. 

 

Mes nymphes réalisées cet hiver, ont fait le job !!!..

Une journée pour la rivière

Travaux sur la restauration hydroécologique du Guiers mort

Bonjour à tous,

Étant d’un naturel curieux et surtout intéressé par tout ce qui se passe sur nos rivières Guiers mort et le Guiers. Donc ce samedi 4 mai, je suis allé sur le chantier et avoir un aperçu du nouveau profil du Guiers mort à partir de l’aval du camping des berges à St Laurent du pont.

C’est une rivière méconnaissable qui m’est apparue, mais je sais que ce sera bon pour le futur, pour la continuité écologique, la libre circulation des sédiments et un bienfait pour nos truites, en tout cas, ça fait bizarre de voir ce changement de profil. J’ai profité de prendre quelques photos, afin de vous montrer à quoi ressemble désormais cette rivière et que vous ne soyez pas surpris à votre tour le jour ou vous viendriez.

Le maître d’ouvrage et maître d’œuvre du chantier c’est le  » SIAGA » ( syndicat interdépartemental du Guiers et de ses affluents).

Nature des travaux :

Ses travaux sont basés sur la restauration hydroécologique afin de rendre au Guiers mort , son espace de mobilité.

Financements :

Agence de l’eau : 258 392,40 € HT

SIAGA : 64 598,10 € HT

L’entreprise Guintoli est à charge d’effectuer ses travaux titanesques. et pas des moindres ,jugez du peu :

1. Défrichement

2. Identification des plantes invasives et éradication de la renouée du Japon et solidage géant.

3. Débroussaillage , abattage et dessouchage sur environ 6700 m2.

4. Démantèlement des enrochements de berge sur 278 mètres linéaires, pour un volume estimé à 850 m3.

5. Élargissement du Guiers mort sur 150 mètres linéaires.

6. Création d’un chenal sur 165 mètres linéaires.

Voici quelques photos, plus rien à voir avec ce que nous avions l’habitude de voir, les plantations se feront sans aucun doute à l’automne.

 

Session du 2 Mai

Bonjour à tous,

 

hier après-midi , je me suis octroyé une courte session, juste avant que la pluie annoncée ne s’abatte sur moi. Je débute la pêche vers 14h30 et je la terminerais aux environs de 16h00.

J’ai opté pour la pêche en nymphe comme à mon habitude, sur mon bas de ligne, une seule nymphe et une pointe de 1,30 m en 12/100 éme.

Dès les premiers posers, à l’impact de la nymphe sur l’eau, je prends une truite, puis une seconde, hélas elle se dépique. J’ai comme le sentiment que je vais me régaler, car les truites sont dehors, grâce à cette météo orageuse et un niveau d’eau assez soutenu et légèrement piqué. Je ne me suis pas trompé, les truites prennent très rapidement, mais elles recrachent très vite aussi. Je vais donc modifier la qualité de mes dérives et faire passer ma nymphe plus lentement encore et ça me permet d’enchainer les prises.

 

 

Puis soudain le ciel s’est obscurcit, je lève la tête et je vois de gros nuages noirs couvrir ma zone de pêche. Mais je décide de continuer encore ma pêche, puisque ça marche bien, autant continuer encore une petite heure, quitte à être trempé. N’ayant pas pris ma veste de pluie, toujours un peu trop confiant sur la météo, pensant qu’il ne pleuvrait que vers la fin de soirée, laissant mon imper dans le coffre de la voiture.

Finalement la pluie mettra fin à ma session au cours de laquelle je toucherais une bonne vingtaine de truites en comptant les cinq dépiquées, avec dans le lot quelques belles truites très largement maillées et bien dodues. Contrairement au mois dernier, les truites se sont refait une santé et elles sont en pleine forme et combattive.

Voici les photos de ces quelques truites de ce jeudi 2 Mai 2019

 

 

Plioir bas de ligne nymphes Sempé

Bonjour à tous,

la maison Sempé distribue sur son site de vente ce petit ustensile pour fixer vos nymphes , lorsque votre partie de pêche est terminée ou bien pour vous déplacer d’un secteur à un autre. Il est utile voire indispensable, cela évite de fixer vos nymphes aux anneaux et évite la casse d’une céramique. C’est une très belle idée du concepteur et distribué par la maison Sempé, surtout quand ont pêche à deux nymphes.

Ce plioir bas de ligne pour nymphes est de fabrication française et artisanale, avec un silicone rigide pour bloquer le fil.


Fin Avril sur la Sioule aux rencontres Sempé 2019

Bonjour à tous,

après 3 semaines d’abstinence à cause de ces satanés virus qui trainent dans l’air,  j’ai pu enfin reprendre la pêche.

Je rentre donc, d’un long week-end passé sur la Sioule, ou j’ai rejoins les amis à la « Rencontre Sempé 2019 » qui est organisée comme chaque année dans ce merveilleux coin d’Auvergne à Châteauneuf les bains.

La météo fut annoncée maussade et c’était le cas, ponctuée par quelques éclaircies sporadiques. Le plus gênant c’était le vent, qui nous faisait remonter la bannière, cela n’a pas entamé notre motivation pour autant. Les niveaux d’eau étaient très bas, j’ai retrouvé une Sioule à 5,5 m³ , alors qu’à la mi-Mars, elle était à 16 m³ environ et les poissons un poil plus actif.

Nous avons élu domicile à la (Résidence du Parc) , lieu ou nous avons dormi et où s’est déroulée la présentation de la nouvelle collection Sempé 2019.

Pierre Sempé toujours aussi en forme, nous attendais pour le pot d’accueil et durant cet apéritif, faisait le point sur le déroulement du week-end, ou je précise, que c’était libre de pêche, mais que chacun se devait, de respecter les horaires de repas, afin que les bénévoles de l’association qui étaient à notre service ne soient pas dans l’attente et puisse eux aussi profiter de cette rencontre, ce qui est normal.

Le samedi matin, j’ai remplacé au pied levé Fabien pour les démos de pêche à la mouche, juste en face de la résidence. Comme il était absent pour ce week-end pour cause de guidage, il ne pouvait pas être libre comme il l’aurait souhaité, vu qu’il est guide, ce n’est pas simple et il faut satisfaire sa clientèle.

Côté pêche avec les potes, nous avons pris quelques poissons quand même, perso je n’ai pas été capot sur les trois jours, je ferais au total une bonne vingtaine de poissons en tout. Le vendredi étant celui ou j’ai le plus réussi avec 13 poissons truites et Tacon dont pas mal de dépiqués, rien de très gros et surtout pas de quoi faire des photos, juste quelques unes pour étayer l’article suffiront.

La pêche à la nymphe en dérive naturelle avec les cannes Sempé s’est considérablement développée , donc ce week-end précisément, on à vu bon nombre de pêcheurs chez les Sempéistes prendre des poissons avec technique. Les RS NYMPH, PS DARK, IMMERSION 10 pieds, ont fait leurs preuves tout au long du séjour.

Nous avons évité de pêcher les zones à ombres, mais sur cette rivière ce n’est pas si simple, car ils sont de partout. J’en prendrais un 40 + à la nymphe, dans une veine d’eau en bordure du courant, ce sera le seul du séjour pour ce qui me concerne et je m’en réjouis, je pourrais m’occuper d’eux d’ici quelques jours, puisque l’ouverture de l’ombre sera officiellement effective.

Les truites sensiblement de cette taille entre 25 et 30 cm, nous n’avons pas touchés de grosses truites.

L’essentiel de cette rencontre était basé la convivialité qui régnait entre les anciens et les nouveaux stagiaires où les échanges et les conseils furent partagés, sans qu’aucun ne soit avare d’apporter ses connaissances et de recevoir à son tour celles des autres et surtout de nous retrouver autour de Pierre Sempé.

Les repas du midi, les petits déjeuners et les apéros, se sont fait dans la salle des fêtes mise à disposition par la mairie de Châteauneuf les bains. Une intendance, menée de mains de maitre par Patrick Bonhomme, Pierre Laurent, Jean-Paul Brouet, Olivier Briclot et leurs épouses, une équipe de bénévoles de l’association Sempé qui n’a pas ménagé ses efforts pour nous autres, alors un grand merci à vous les gars, vous avez encore une fois assuré cette rencontre !!

Nos repas du soir furent pris chez Manu Estival, restaurateur situé au centre du bourg et surtout une adresse à ne pas ignorer, car on y mange très bien et surtout très bon. N’hésitez pas à y aller, vous y trouverez également en vente des mouches et des nymphes de sa composition, plus les conseils allant avec, car il connaît très bien sa rivière, c’est son métier puisqu’il est également guide de pêche sur le secteur.

Les amis Drômois en Auvergne et la joie de revoir Serge Bonnefois, surtout sur ce type de rivière. Il sort de ses sentiers battus, mais réussira à prendre du poisson, quand on est bon pêcheur on s’adapte à la situation.

Nous avons marqué le souvenir de nos retrouvailles en bord de Sioule avec cette photo prise par l’épouse d’Olivier Briclot et que Serge m’autorise à l’utiliser sur ce blog puisqu’elle est sienne.

Pour conclure cet article, ce fût encore une fois un excellent cru 2019. Les rires, la pêche, la convivialité et surtout la camaraderie, voilà les seuls mots qu’il faut retenir de ces rencontres Sempé où les uns et les autres ne se prennent pas la tête et passe un séjour en compagnie de Pierre et Richard Sempé , autour de personnes respectueuses des poissons et dotées d’ un esprit de partage de leur connaissance des techniques.

J’ai hâte d’être aux rencontres Alpes 2019 pour la fermeture, mais il y a également celle des Pyrénées et pour l’une ou l’autre.

N’hésitez pas à vous inscrire, vous serez bien accueillis, mais attention toutefois, les places sont à réserver à l’avance, car souvent les derniers seront privés faute de places.

Réhabilitation de l’ancienne Décharge de Saint Pierre de Chartreuse

Bonjour à tous,

je vous relate une info mise en ligne sur la page Facebook de la FD38, une bonne nouvelle pour le Guiers mort et la future labellisation  » Rivières Sauvages ».

Parmi les projets 2019 de la Fédération de pêche de l’Isère est prévue la réhabilitation de l’ancienne décharge de Saint Pierre de Chartreuse. La Fédération de pêche est maitresse d’ouvrage sur ce projet. La semaine dernière visite de terrain pour le lancement du projet.

N’oublions pas que nous étions déjà des lanceurs d’alerte pour cette décharge et que nous avions lancé une opération nettoyage avec les amis du parc de chartreuse. Nous n’étions qu’une poignée de bénévoles et nous nous étions attelés à la lourde tâche de débarrasser une décharge datant de plus de 50 ans, avec au bas mot, une bonne cinquantaine de tonnes d’ordures ménagères qui au fil des années se déverser en bord de rivière.

Je vous remet en ligne, la vidéo que j’avais réalisé à l’époque, afin de vous remémorer cette journée qui fût pénible pour tous, mais ce fût  une belle action pour nature, notre rivière et pour l’environnement.

Ceci grâce aux bénévoles présents et qui ont participés à cette journée de nettoyage, c’était en 2013.

 

Nymphes billes arc en ciel

Bonjour à tous,

elles sont présentent dans mes boites depuis quelques années, testées et approuvées par les truites de différents cours d’eau. La particularité de ces billes aux couleurs de l’ arc en ciel, donnent un attrait supplémentaire et un effet irisé à vos nymphes.

Billes tungstène arc en ciel Bidoz product :

 

Un 1er montage, réalisé avec de la soie floss verte fluo pour le corps.

Hameçon HD Flies 214 BL n°14 à 18 – Cerques : pardo ou coq limousin – Abdomen : soie floss fluo verte – Tête : bille tungstène 2,8 mm arc en ciel Bidoz – Thorax : dubbing de lièvre noir – Cerclage : fil de cuivre – Fil de montage : 12/0 Veevus olive.

 

Un second montage en « Pheasant Tail  » , réalisé avec les fibres d’une plume de faisan pour les cerques et l’abdomen, une nymphe qui marche très bien aussi.

Hameçon HD Flies 214 BL n°14 à 18 – Cerques  et Abdomen : sabres de faisan – Tête : bille tungstène 2,8 mm arc en ciel – Thorax : Ice dub lilas – Cerclage : fil de cuivre – Fil de montage : 12/0 Veevus noir.

 

Il me fallait pêcher !…

Bonjour à tous,

J’ai craqué, marre de rester cloitrer à la maison,il fallait que je pêche absolument. J’ai donc bravè les interdits et les conseils du médecin, pour aller faire une petite virée hier après midi.

Ce fut une session prolifique, avec un niveau d’eau correct et les truites dehors, de quoi passer un bon moment, histoire de me dégourdir les jambes et de faire nager mes nymphes.

Ce qui m’a plu, ce n’est pas le fait d’avoir touché autant de truites, une trentaine en un peu plus de deux heures. Mais ce sont les différentes classes d’âges des truites prises, de la juvéniles d’une année à des truites bien maillées, la plus grosse peut-être 25/26 cm voire un poil plus.

Quelques éclosions sporadiques et deux ou trois gobages aperçus, qui ne m’ont pas incité à pêcher en sèche.

J’ai commencé ce parcours en nymphe et je l’ai terminé de la même façon. Les truites prenaient rapidement et se dépiquées au ferrage et d’autres par de belles chandelles, les truites étaient vives et nerveuses.

Voici quelques truites photographiées au cours de cette session.

 

Les plécoptères

Bonjour à tous,

le plécoptère est appelé en français (mouche de pierre) ou (Stone fly) en anglais. Qu’il soit à l’état larvaire (nymphe) ou adulte, cet insecte me fascine, dès que j’en vois un, je cesse de pêcher et je cherche à le photographier du mieux possible. 

Qui de nous, pêcheur de truite, n’a pas vu au moins une fois, cet insecte sur le bord des rivières?  Car hormis le fait d’être un excellent appât, il est surtout un témoin de la qualité des eaux de nos rivières.

Je ne suis pas entomologiste, c’est donc à l’aide d’informations puisées sur wikipédia que je complète cet article, par contre les photos sont miennes.

Les larves des Plécoptères sont utilisées comme bio-indicateur, elles sont très sensibles au taux en oxygène dissous dans l’eau. Aux pollutions par des rejets d’eaux usées dans les cours d’eau, qui vont provoquer une diminution brutale de certaines familles de Plécoptères. Ils sont considérés comme des groupes indicateurs dans des tests de la qualité de l’eau.(source wikipédia).

Reproduction :

C’est au printemps que les mâles et femelles s’accouplent. La femelle immerge ses œufs agglomérés en petits paquets dans une eau bien oxygénée. Les larves se développent dans l’eau durant une à plusieurs années, avec un cycle de 20 à 30 mues avant de stade final qui sera aérien. (source wikipédia).

 

La Romanche au fond de la vallée

Bonjour à tous, en attendant de retrouver une meilleure forme pour pêcher, à cause d’une satanée bronchite, qui m’empêche de faire quelques sorties, me voici plongé dans mes souvenirs de jeunesse, faute de pêche.

Nous sommes dans l’été 83, à peine la trentaine, je suis au top de ma forme, je travaillais pour une minoterie Grenobloise et je livrai la farine chez les boulangers de la région Rhône Alpes, seul à bord de mon vieux camion Berliet, un métier difficile et pénible et mes heures n’étaient pas comptées.

Donc, chaque semaine, je devais effectuer des livraisons dans le massif de l’Oisans, pour ce faire, il me fallait emprunter la route qui mène aux stations des Deux alpes, ainsi que celles des Htes Alpes en passant par le col du Lautaret. Tandis que le camion chargé peiné à avancer , je pouvais apercevoir sur ma gauche en montant, la Romanche encaissée au fond du ravin. Cette rivière ou plutôt ce torrent, qui prend sa source à Villar d’Arène dans les Htes Alpes, passe par la Grave, jusqu’à la retenue du Chambon et se jette dans la vallée, en passant par Bourg-d’Oisans, Vizille, Champs/Drac pour retrouver son confluent le Drac.

 

La retenue de la Romanche au barrage du Chambon

 Je m’étais donc promis qu’un jour, je viendrais pêcher ce torrent encaissé et enfin ce fût fait cet été de 1983.

Je me souviens être parti tôt de la maison, sans personne pour m’accompagner, je tenais à découvrir ce torrent, sans le partager avec quelqu’un d’autre, une forme d’égoïsme mais pardonnable pour mon jeune âge.

Afin d’éviter les rushs des vacanciers et surtout des nombreux cyclistes empruntant cette route vers les hauts sommets des Alpes. Vous savez, ceux que l’on croise tout au long de la saison estivale, la plupart sont des aficionados du tour de France, désireux de gravir l’alpe d’Huez et ses 21 lacets.

J’arrive sur mon lieu de destination, le Freiney d’Oisans, il est 6h00 du matin. Cette petite fraicheur du matin, me dresse un frisson sur tout le corps, accompagné du chant des oiseaux, qui égaye mes oreilles.

Je sors mon thermos du sac, puis je me sers un café et j’engloutis deux chocolatines encore toutes chaudes, que je venais d’acheter chez un client à Bourg-d’Oisans. Une fois ce petit déjeuner effectué, me voici fin prêt pour une partie de pêche qui risque d’être épique. Je dis ça, parce que voyant ces gros blocs au-dessous, j’ai le sentiment que je vais devoir faire pas mal de gymnastique, je n’ai donc nul besoin d’aller en salle de sport, la nature m’offre tout ce qu’il faut pour me maintenir en forme.

Ce qui en sommes ne m’inquiète nullement, car je suis habitué à l’exercice, mon métier m’aidant à maintenir cette forme physique. Je franchis allègrement les obstacles de blocs en blocs, je passe sous les arbres, les troncs jonchent au sol et me voici enfin au bord de la rivière. Elle est belle, je l’ai vu qui serpente et chemine, créant des méandres autour des gros blocs tombés de la falaise qui surplombe cette rivière.

Ça fleure bon la pêche, les zones sont propices aux belles surprises, il y a de nombreux spots intéressants, des gouilles , des retournes, des calmes. Je passe au travers des mélèzes, les branches craquent sous mes pieds, ils sont très secs. Bonjour l’approche. Il me faut être plus discret , que je fasse moins de bruit en marchant.

Prêt à en découdre avec les truites de la rivière, j’avais souvent entendu dire qu’elles étaient grosses et qu’elles ne se laissaient pas mettre facilement à l’épuisette, le but principal de ma venue dans ce fond de ravin. L’excitation se palpe, mais attention à la chute, au risque de partir tête en avant sur un de ces gros blocs ou bien à cause d’une glissade sur les lauzes humides.

Il faut être gonflé pour venir jusqu’ici seul, même si l’on a la motivation. Quand je repense à cette sortie, je réalise, que si les vannes s’étaient ouvertes, une importante masse d’eau se serait abattue sur moi. Je comprends mieux depuis, ses panneaux mis en place par EDF avertissant du risque que peuvent encourir les pêcheurs. Cela, démontre qu’à l’époque , je n’avais pas conscience du danger et des risques potentiels que je pouvais encourir en allant pêcher seul, sous ce volumineux barrage.

Me voici à pied d’œuvre, par chance, le barrage n’a pas ouvert de vannes, je vais pouvoir pêcher en toute sérénité. La technique du jour sera la pêche au toc classique, je pêche avec une canne anglaise Browning de 3,90 m et un moulinet Shimano, garni d’un fil nylon neutre en 18/100, je passe mon Rigoletto, je noue un petit émerillon, au bout duquel, je noue mon bas de ligne en 14/100, il ne me reste plus qu’à monter l’hameçon et parfaire la plombée, qui sera adaptée au débit présent. Certains collègues n’hésitent pas à mettre du 18 en corps de ligne et du 16 en pointe, moi je tente ainsi. Si par malchance une casse survient suite à une belle prise, je mettrais un diamètre de fil plus important, je verrais bien en cours de pêche et si nécessaire, je m’adapterais à la situation.

 La canne est prête à pêcher, je fais quelques passages à vide sur mes premiers essais, puis une fois la plombée parfaite, la ligne passe au ralenti, sans aucun dragage, me voilà opérationnelle, je suis fin prêt à en découdre avec les truites du coin.

Zut ! J’allais oublier l’appât, ou avais-je la tête, pour commencer cette session, je choisis des petits vers de terreaux, enfilés en totalité sur l’hameçon. Mon offrande, aux belles argentées et leurs points presque noirs sur le flanc, une caractéristique des truites de la rivière.

La pêche sera timide en début de session, puis s’activera dès l’apparition du soleil, les truites s’étaient mises à table et je commence à prendre quelques jolies truites. Les touches sont franches, les truites sont vives et combatives.

Je fais une petite pause pour me requinquer, l’heure du casse-croûte de midi a sonné. Juste à peine 30 minutes, car je ne veux pas perdre de temps et rater ma pêche. J’avance, je continue à prospecter les moindres recoins de la rivière, les touches s’enchainent, je suis à l’apogée. Durant deux bonnes heures encore, mais qu’à cela ne tienne, je ne prendrais pas les grosses truites espérées. Je terminerais cette session avec une bonne quarantaine de fario, dont la moitié fut maillée, alternant ma pêche avec des vers ou des teignes.

Il fût temps pour moi, de mettre fin à cette sortie, très harassante ou éreinté et lessivé, je suais à grande eaux, mais pas déçu. Je venais d’accomplir mon souhait de pêcher cette rivière dans ce coin encaissé, qui  heureusement s’est terminée sans encombre. Ça reste pour moi un bon souvenir de pêche, que j’ai eu plaisir à partager sur ce blog !

Je profite pour faire une mise en garde sur les dangers potentiels de ce genre d’aventure en allant pêchant seul en dessous des barrages.

 

 

 

 

 

Labellisation du Guiers mort « Rivières Sauvages « , peut être pour Juin 2019 …

Bonjour à tous ,

Le Guiers Mort, est une rivière remarquable, c’est un patrimoine naturel pour la Chartreuse et qui sera bientôt labellisée « Rivière Sauvage » ! 

Elle sera la 1ère rivière labellisée de la région, nous ne pouvons que saluer la bonne volonté des principaux intervenants à ce projet. Notamment l‘aappma de St Laurent du pont  » Les pêcheurs du haut Guiers » , la réciprocité Guiers, la mairie et les élus de St Pierre de Chartreuse, les amis du parc, le parc de Chartreuse, la FD38.

Les gobeuses du 2 Avril

Bonjour à tous,

l’histoire pourrait commencer ainsi , si j’étais un écrivain.

Prémices de printemps, mois des bourgeons, une truite calée sous la berge scrute l’onde et voit l’insecte qui passe au-dessus de sa tête. Les éclosions de Baetis crèvent la surface, la truite hasardeuse, monte et se saisie de cette offrande que le printemps lui apporte jusque dans son repaire.

Elle n’est pas la seule à apercevoir cet éphémère !… Postè à quelques mètres d’elle, je suis attentif  à ce qui se passe sur la rivière, moi aussi je l’ai vu cette Baëtis et je me prépare à berner celle qui convoite cet insecte.

Je fouille dans mes boîtes, je choisis l’artificielle qui s’en rapproche, d’un geste sûr, je noue la mouche au bout de mon bas de ligne, je sors de la soie, je suis prêt et j’attends le moment opportun, celui ou la fréquence des gobages s’intensifie.

Sur ce type de rivière, le placement est important, j’ai le dos au mur, je cherche le bon angle d’attaque. La posture n’est guère aisée, mais je vais être obligé de faire un lancer revers latéral du côté gauche, mais cela est jouable, afin de pouvoir poser la mouche dans la bonne veine d’eau. J’ai un obstacle de choix, ces truites se trouvent à 10 mètres de moi, placées sous un pont et à chacun de mes lancers, il va falloir éviter l’accrochage avec ce dernier.

Je suis aux premières loges, juste en dessous du seuil, ce n’est pas une truite qui gobe, mais deux, trois, quatre, les éclosions se multiplient. Je choisis une truite, celle de gauche, c’est la 1ère qui était active, elle se trouve sous la pile du pont, je lance sa mouche dans son champ de vision, je vois la truite qui monte vers la mouche, un remous, je lève la canne , elle est ferrée et aussitôt ramenée dans le filet.

Puis après la remise à l’eau, la mouche est séchée et la voilà repartie à la conquête d’une seconde truite, celle du milieu de la rivière, gobage, ferrage et re filoche.

Puis ce sera le tour d’une troisième et puis plus rien, les truites se sont calées , il est temps pour moi de plier la canne, de toute façon, je m’étais octroyé que deux petites heures de pêche et je suis satisfait de cette courte session et de ces trois truites largement maillées.