Sessions partagées en sèche, en nymphe et au Tenkara

Bonjour à tous,

voici une vidéo qui relate trois sessions de pêche effectuées en Juillet avec Stéphane lors d’un coup du soir en sèche.

Et avec Jean Christophe en sèche , Franck au Tenkara nymphe et moi sèche et nymphe, c’était la semaine dernière.

Puis ma dernière sortie hier fin de matinée , j’étais seul hier pour courte session en nymphe, ceci durant l’heure du repas entre 12 h et 14 h.

La haute vallée de la Clarèe à Nevache (Htes alpes)

Bonjour à tous,

cette semaine , j’étais pas loin du paradis où presque, je n’avais plus qu’à pousser la porte. Comment ne pas tomber sous le charme de cette belle vallée préservée, qu’est la Clarėe, un bel exemple d’une nature protégée et préservée. Bravo aux personnes qui se sont battues et ont oeuvrés pour que ce site soit un des plus beaux de France.

Lorsque vous quittés Briançon, suivre la direction du Montgenèvre, puis prendre à gauche en direction de Nevache en passant par Val des prés, un village étroit ou deux véhicules ne se croisent pas, il y a un feux en alternance qui régule la circulation. 

A partir d’ici , les paysages sont à couper le souffle, la route longe la Clarée, en direction de Nevache. La Clarée à un profil varié, succédé de longs plats, de petits courants, de gros trous, Le profil de la rivière est doté de gros blocs rocheux , constituant de multitudes caches, les truites peuvent parfois surprendre le pêcheur, une truite de 25 cm, peut vous semblez être une truite de 40 cm, tant elles sont vigoureuses et taillées pour vivre dans ces torrents. Lorsque vous suivez cette route, vous pourrez voir  la rivière qui  serpente le long de la forêt de bois noir. Plus vous montez et plus c’est beau.

Lors de nos balades, j’ai pu retrouver les odeurs de mon enfance, celle du foin fraichement coupé et aussi côtoyé une flore abondante et odorante, envahie par  des nuées d’insectes de toutes sortes,  butinant ces fleurs aux couleurs variées.

Rien de plus agréable, que de passer ses vacances dans une vallée préservée depuis 17 ans. Ici les promoteurs immobiliers ne peuvent plus construire et faire des barres d’immeubles locatifs pour le tourisme. La vie à l’air paisible et les gens eux sont sympas, cela prouve que l’on peut encore trouver des pépites dans notre pays.

La circulation des véhicules est réglementée, un service de bus gratuit vous transporte jusqu’à Nevache, au départ du parking situé en face du camping de la Lame. C’est très pratique pour les campeurs qui possèdent un camping car ou pour ceux qui n’ont pas de moyens de locomotions. Arrivée à Nevache, il faut prendre les navettes qui font des rotations pour 4 euro aller / retour. Elles  vous transportent sur la Hte Clarée, par une route étroite à certains endroits, en longeant la rivière tantôt à droite, tantôt à gauche, cela vous laisse le temps de contempler la beauté des lieux arborés de bois noir, les mélèzes sont alignés telle une toile de maître et tout en bas la Clarée chemine vers la vallée, que c’est beau !…

 Lors du transport, vous pouvez demander au chauffeur de vous déposer aux arrêts prévus pour les divers départs de randonnées qui se  trouvent tout au long de la montée. Pour ensuite faire un arrêt au camping de Foncouverte et poursuivre sa route jusqu’au village de Laval, c’est le terminal, ici la route s’arrête et vous êtes de suite aux pieds des sentiers de randonnées du massif des Cerces et du Thabor, qui se situe à la frontière franco-italienne . Vous pouvez prendre ces navettes vêtus de vos waders et avec vos cannes, les gens sont habitués. Cela permet de pouvoir pêcher la rivière en sectorisant vos sorties.

 

 

 

 

Si vous vous promenez dans Nevache, vous verrez sur la façade de certaines maisons un cadran solaire, je suppose que les propriétaires vivent à l’heure du soleil, on a envie que le temps s’arrête.

 

Histoire d’eau à Nevache, l’eau potable coule de source et de partout dans ce pays montagnard , nous avons bu de l’eau de source toute la semaine, elle coule aux fontaines ou dans le Bachat, une sorte d’abreuvoir réalisé dans un demi tronc d’arbre d’où s’écoule la source, on en trouve de partout et pour sur que vous ne mourrez pas de soif.

Je comprends maintenant pourquoi, mon ami Claude me parle sans cesse de cette rivière et de cette vallée. Je le remercie à jamais, de m’avoir incité à venir et de m’avoir aussi donné quelques infos sur les spots et les infos pratiques.

C ‘est dommage que nous nous sommes pas vu, puisque je suis arrivé une semaine après son départ. Le voici avec deux belles truites de la Clarée , pêchée la semaine dernière aux appâts naturels. ( photos qu’il m’a envoyé de son portable).

 

L’instant ludique du séjour, fût cette petite heure d’initiation de pêche à la mouche et à la cuillère prodiguée à la famille d’Emmeline et à leurs amis californiens et anglais , les explications ont étés donnés par Fabien et moi même. Ce fût un bon moment de partage et même de fous rires , lorsque l’un d’eux à pris un cailloux à la cuillère lors de son 1er lancer (voir photo dans la galerie).

Cette heure de pêche fût propice pour nos amis, car nos pêcheurs en herbe, ont réussis à prendre une bonne dizaine de saumon de fontaine, certes de petites tailles dont un seul maillé, sans compter ceux qu’ils ont ratés par le manque d’expérience. Pour certains c’était la 1ère fois qu’ils tenaient une canne à pêche dans leurs mains.

Petite info , pour les pêcheurs débutant à la mouche et qui désirent s’entrainer en sèche, vous trouverez ce parcours sympa , avec beaucoup de saumons de fontaine petits et gros, ils n’hésitent pas à prendre votre mouche. Nous, nous  avons pêchés avec un tabanas, sur une pointe en 14/100 ème sur un bas de ligne très court, la pêche s’est faite en peignant les bordures, les poissons ne sont pas trop regardant et montent bien, soyez attentif car les ratés peuvent être nombreux.

Massif des Cerces et du Thabor
 Massif des Cerces et du Thabor

Nous avons passés une semaine de vacances fort agréable, partagée entre balades avec mon épouse et quelques sessions de pêche, une des raisons de ma venue bien évidemment. Voici quelques autres photos réalisées au cours de mon séjour , j’espère qu’elles vous donnerons envie de vous en rendre compte par vous même.

 

Session du 22 Juillet 2019

Bonjour à tous,

hier matin 10h30 direction les hauteurs pour fuir les fortes chaleurs nocturnes et diurnes !! Il ne fais pas moins chaud la haut, mais ce n’est pas grave, puisque je vais enfin pêcher un peu .. Je me dirige sur le no kill du pont du curè , 1 kms de rivière et une seule touche, mais quelle touche.. Une belle zébrée environ 45 cm, elle tenait toute la largeur de l’épuisette, elle a pris ma nymphe en plein courant, le combat ne fût pas très long. Je suis aux anges, la truite est belle et repose tranquille dans mon épuisette, voire trop à mon goût, puisque le temps de fouiller mes poches, la belle à jouée les filles de l’air 😦

L’après midi vers 14h00 changement de décor, je vais me mettre au frais dans les gorges, j’opte pour une pêche en sèche, 1er poisson 30+ , qui se bloque dans les rochers, impossible de la faire ressortir, je décide le couper le fil. Je poursuis ma pêche, pas de gobages en vue, mais les truites montent bien sur ma tabanas, je vais pêcher jusqu’à 19h30, une bonne vingtaine de truites seront comptabilisées , quelques belles dans le lot.

Il est temps pour moi de rentrer, j’aurais pu continuer jusqu’à la nuit, mais j’en ai plein le dos, je suis fourbu, éreintè , cassé (lol),  je viens de parcourir 10 000 pas dans ce torrent encaissé, c’est pas moi qui le dit, c’est mon smartphone et en plus il m’a félicité !!! …

Voici quelques photos des plus belles de cette belle journée sans la plus grosse hélas  !

Les dodues

Bonjour à tous,

cela faisait un bout de temps que je n’étais pas allé faire un tour sur cette rivière de plaine et donc hier après midi 3 Juillet, je suis parti promener ma canne et mes mouches, j’ai bien fait de choisir ce parcours, j’ai ainsi pu pratiquer les trois techniques, la nymphe à vue, la pêche en sèche et la nymphe au fil.

Dés mon arrivée, j’aperçois quelques jolies truites rangées le long de la berge, environ 6 poissons voire plus et tranquilles à l’ombre des herbiers de bordure , je reste discret, en faisant gaffe à ce que mon ombre ne porte pas sur l’eau , puis à pas feutré , je retourne à la voiture pour préparer ma canne.

J’opte pour la canne Soldarini 9″ pieds et me voici fin prêt à en découdre avec les miss je bronze à l’ombre. Il me faut me réhabituer à la pêche à vue, je monte une petite nymphe, 1 er passage, rien ne les intéressent, je n’hésite pas à allonger la pointe de nouveau, je relance et cette fois la truite aperçue fait un écart, mais ne prends pas ma nymphe, la truite n’a pas fait l’effort d’aller la chercher.

Qu’à  cela ne tienne, il me faut changer de nouveau, je choisi une nymphe sur bille argent en 2,2 mm, un poil plus lourde que la précédente. Cette fois elle passe à ras du fond et droit dans la gueule du poisson, je ferre mais la truite de dépique, elle file dans son repaire. Je décide d’en attaquer une autre, cette fois je vois ma nymphe lui arriver droit dans sa gueule, la bouche s’ouvre, je ferre et la voici prise, je l’écarte du lot et l’a fait descendre vers l’aval afin de ne pas faire fuir la troupe. Une fois la mise à l’épuisette, s’ensuit la remise à l’eau. Je suis dans la rivière et regarde la ou j’ai pris la truite et j’aperçois un gobage, puis deux, puis trois, le groupe est en activité sur une éclosion qui vient de se produire. Ni une, ni deux, je vire ma nymphe et je monte un cdc gris sur H16, le corps est en quill naturel. Je lance ma mouche vers le 1er gobage, ça monte et je prends cette truite, puis sur le même scénario que précédemment , je prend une 3 éme truite, elle est plus grosse encore, mais se dépique aussitôt. Sur ce secteur, je vais prendre quatre truites en sèche, puis deux en nymphe à vue et une fois fait, je quitte la zone pour une autre.

Je progresse à pas de loups dans la rivière, j’aperçois un autre gobage, mais je suis repassé en nymphe. Je m’en approche, la truite est là, je l’a vois , elle est à 1,50 de moi, je ne bouge pas, elle fait environ 30+, je lui pose ma nymphe sous le nez, mais rien ne fera, elle sait que je suis la et elle ne prendra pas. Je continu vers l’amont et j’arrive sur une zone profonde, je lance ma nymphe dans la veine d’eau et la ligne se tend, c’est encore une jolie truite, vue la grosseur du tour de taille de ces poissons, j’ai l’impression qu’elles font 50 tellement elle ont du peps’… Je terminerais cette partie de pêche avec plus d’une dizaine de truites, elles m’ont données du plaisir et cela m’a fait passer un très bon après midi.. J’aurais même pu pêcher jusqu’à la tombée de la nuit, mais je n’ai plus trop la niaque pour les coups du soir.

 

Pêche en alternance, sèche et nymphe ..

Bonjour à tous,

il ne va pas sans dire que mes sorties 2019 sont moindre, mais ô combien appréciées lorsque j’arrive à me libérer pour une session. J’apprécie ce retour aux sources, entendre le bruit de l’eau et humer les sous bois, fuir la fournaise des plaines, sentir les embruns caresser mon visage, c’est rafraichissant et cela m’apporte le plus grand bien.

Pour cette session du 1er jour de Juillet, je suis parti pas très tôt de la maison, il était 10h00 me semble t’il, direction la Chartreuse et ses rivières ou torrents comme vous voulez, l’essentiel était de retrouver un air plus frais !…

Comme à mon habitude, une fois sur la vallée, je fais le petit tour habituel, sachant que souvent j’arrive à croiser un ou deux potes et c’est justement au pont du curé que j’ai croisé Marcel, Patrick et Gilles , tous trois affairés aux analyses mensuelles du Guiers, avec la mallette SAMU environnement, j’ai tapé la papote une dizaine de minutes et je suis parti rejoindre l’ami Jean Christophe, nous devions nous retrouver pour une session en sèche et nymphe au cas ou les truites n’étaient pas décidées à monter en surface.

Il est déjà plus de onze heures , le soleil cogne déjà fort même en Chartreuse, nous allons devoir trouver un coin ombragé, je sais dors et déjà ou aller. Nous sommes prêts en quelques minutes et d’entrée Jean Christophe fait monter une belle truite, mais celle-ci refuse la mouche, l’eau cristalline nous permet de voir les truites monter, ce sera une alternance de courants et de lisses que nous allons prospecter, chacun d’un côté de la rivière ou parfois chacun son tour sur l’un ou l’autre côté de la rivière. Ce sera un bon après midi, les poissons sont actifs et que ce soit en nymphe ou en sèche, nous parvenons à prendre quelques truites, majoritairement en sèche en pêchant les postes. Beaucoup de ratés, quelques dépiquages et notamment deux belles truites pour ce qui me concerne et prises en sèche, des poissons estimé à 35+.

Il est 16h00, Jean Christophe doit partir, je vais continuer ma session jusqu’à 19h30, je prendrais encore quelques truites en sèche et une autre en nymphe, au final ce sera prés d’une vingtaine de truites pour ce qui me concerne et Jean Christophe en à pris autant. Il y a eu beaucoup d’éclosions, petit plécoptére jaune pâle, eccdyo, sedge et quelques éphémères crème, il n’en fallait pas plus pour mettre les truites à table.

Le montage en p.l.a ou snowshoe à fait son œuvre !!

Place aux photos et quelques unes des truites prises au cours de cette session en compagnie de Jean Christophe.

Les gobeuses du 2 Avril

Bonjour à tous,

l’histoire pourrait commencer ainsi , si j’étais un écrivain.

Prémices de printemps, mois des bourgeons, une truite calée sous la berge scrute l’onde et voit l’insecte qui passe au-dessus de sa tête. Les éclosions de Baetis crèvent la surface, la truite hasardeuse, monte et se saisie de cette offrande que le printemps lui apporte jusque dans son repaire.

Elle n’est pas la seule à apercevoir cet éphémère !… Postè à quelques mètres d’elle, je suis attentif  à ce qui se passe sur la rivière, moi aussi je l’ai vu cette Baëtis et je me prépare à berner celle qui convoite cet insecte.

Je fouille dans mes boîtes, je choisis l’artificielle qui s’en rapproche, d’un geste sûr, je noue la mouche au bout de mon bas de ligne, je sors de la soie, je suis prêt et j’attends le moment opportun, celui ou la fréquence des gobages s’intensifie.

Sur ce type de rivière, le placement est important, j’ai le dos au mur, je cherche le bon angle d’attaque. La posture n’est guère aisée, mais je vais être obligé de faire un lancer revers latéral du côté gauche, mais cela est jouable, afin de pouvoir poser la mouche dans la bonne veine d’eau. J’ai un obstacle de choix, ces truites se trouvent à 10 mètres de moi, placées sous un pont et à chacun de mes lancers, il va falloir éviter l’accrochage avec ce dernier.

Je suis aux premières loges, juste en dessous du seuil, ce n’est pas une truite qui gobe, mais deux, trois, quatre, les éclosions se multiplient. Je choisis une truite, celle de gauche, c’est la 1ère qui était active, elle se trouve sous la pile du pont, je lance sa mouche dans son champ de vision, je vois la truite qui monte vers la mouche, un remous, je lève la canne , elle est ferrée et aussitôt ramenée dans le filet.

Puis après la remise à l’eau, la mouche est séchée et la voilà repartie à la conquête d’une seconde truite, celle du milieu de la rivière, gobage, ferrage et re filoche.

Puis ce sera le tour d’une troisième et puis plus rien, les truites se sont calées , il est temps pour moi de plier la canne, de toute façon, je m’étais octroyé que deux petites heures de pêche et je suis satisfait de cette courte session et de ces trois truites largement maillées.

 

Mars qui se termine en beauté avec une 63 cm

Bonjour à tous,

voilà une saison assez particulière, les sorties ne se ressemblent pas, après un week-end où je ne fais aucun poisson, les questions fusent dans ma tête. Que se passe-t-il, ai-je bien pêché, ai-je eu la bonne lecture de l’eau, ce n’est pas facile d’accepter des capots, mais il faut se rendre à l’évidence, les truites font selon leurs humeurs et pour le moment c’est disette ou bien il faut être présent au bon moment.

C’est qu’il m’est arrivé ce jeudi 28 Mars, lors d’une session après le repas. J’ai aperçu quelques March Brown et quelques baëtis dériver le long de la rivière, mortes ou prêtes à s’envoler.

March Brown

J’ai pris mon temps, je me suis assis sur l’herbe et j’ai attendu qu’une truite daigne se mettre à table. Soudain mon oreille perçoit un claquement sur l’eau, je regarde sur ma gauche, j’aperçois un rond qui crève la surface. Puis un autre, et encore un autre, le rythme est régulier. Et la, je m’aperçois que ce n’est pas une petite truite, que ce n’est pas une hallucination non plus, mes yeux ne se trompent pas, c’est bien une truite qui se gave d’éphémères et quelle truite !…  Sa tête est énorme, elle me semble bien grosse,  je l’estime à 60+.

Je me rapproche de la zone à pas de sioux, ce n’est pas le moment de rater ce rendez-vous, une dernière vérification de mon bas de ligne, je me suis mis en 16/100 ème en pointe. Me voici bien placé, je me trouve à 10 m en dessous du poisson, je commence à amorcer mon lancer, ma soie fend l’air, deux faux lancers suffisent, la mouche se pose dans le sillage de la truite, à peine touche-t-elle l’eau, qu’elle fait un écart sur la gauche et se saisie de ma mouche, un seul passage à suffit , c’est la récompense suprême !…

Le combat s’engage, c’est du lourd, je sens les coups de tête, elle fait un premier rush, je la bride. Zut, la voilà, qu’elle se cale sous un gros bloc, mais je réussis à l’a déloger, elle reprend le large. Ma ligne est tendue à son maximum et la canne arc-boutée, le frein est réglé, mais par manque de chance, la soie vient se bloquer entre le bâti et la bobine, j’ai bien peur de ne pas conclure. C’est à la main, que je ramène ma soie, j’en chie, cette truite est lourde, mais au bout d’un moment, enfin je réussis à la mettre dans l’épuisette.

En la voyant dans la filoche, je pousse un cri de joie, cette truite dépasse mes espérances, je l’ai vu plus petite et après mesure elle accuse 63 cm.

Par contre, étant seul, je n’ai pas réussi à faire de belles photos , mon apn est HS, l’écran est noir et c’est au jugé, que je déclenche les prises de vues, du coup je n’ai pas mieux à vous présenter.

Cette truite, tient pour le moment mon record de la saison 2019

Un nouveau site est né « Les mouches de Gérard Piquard »

Bonjour amis(es) moucheurs(es),

Je ne vous présente plus Gérard Piquard, ce personnage très connu dans le monde halieutique, surtout dans celui de la mouche artificielle.

A mon avis Gérard est un monteur d’exception, de montage des mouches artificielles. Il était collaborateur depuis 2009 sur les stands des Mouches de Charette, il a participé à la rédaction des articles de montages pour le Magazine Pêche Mouche durant 4 années.

Sur la photo de gauche , son ami et mentor Bernard Faivre

 

                            https://www.lesmouchesdegerard.com/

 

L’itinéraire d’un guide de pêche depuis les années 90

La pêche à la mouche.
De sa passion, il en a fait son métier !

Petit historique d’une carrière qui prend racine depuis les années 90.

Fabien Caterina n’est pas devenu guide de pêche par hasard. Malgré sa trentaine, il a plus de 25 ans d’expérience de pêche à la mouche. Il excelle également dans d’autres techniques comme la pêche en dérive naturelle (Sempé) et les pêches en nymphe avec une canne à mouche ou aux appâts.

Dès l’âge de 18 mois il avait cette concentration et était déjà en Immersion !

Nous sommes en 1994, année ou il apprend à se servir d’une canne à mouche par des exercices de lancer sur la pelouse de notre maison. Il n’avait que 6 ans. Mordu, il pratique ensuite sur nos rivières de proximité, le Guiers mort, le Guiers vif et le Guiers qui furent longtemps (et sont encore) nos terrains d’émerveillement. Je me souviens encore lorsque je le portais sur mes épaules pour traverser là ou il n’avait pas pieds.

 Sur ces photos on peut voir Fabien du haut de ses 8 ans, vêtu d’un short, de bottes, d’une veste de pêche en jean et de sa casquette fétiche « Devaux ». Son matériel ? Une canne de 8’5 Pezon Michel, un moulinet Ritma 80 et une soie wf5.

Il arpente le Guiers mort, sous mon regard attentif.  Il est encore en pleine croissance. Ses petits bras tiennent la canne d’une main et de l’autre, la soie. Les gestes de métronome donnent le tempo, il s’applique dans ses lancers faisant virevolter cette soie dans les airs.

Cherchant le moindre petit cailloux où se cache la truite supposée se nourrir, il prospecte et s’applique. La mouche tombe maladroitement, tirée trop rapidement par le courant. Je le drive, lui donne les infos nécessaires à une bonne dérive. Cette fois, la mouche ne drague pas, elle passe juste à l’endroit où le petit gobage a crevé la surface de l’eau.

J’aperçois cette petite truite qui monte gueule ouverte pour se saisir de l’artificielle. Je lui crie « Gobage ! » mais cela ne sert à rien, elle est déjà prise. La canne haute, il ramène son poisson avec délicatesse, lui retire la mouche de la gueule et la remet à l’eau tout heureux de voir repartir cette truite sans demander son reste.

L’apprentissage de la pêche à la mouche passe aussi par la création de ses propres mouches, le plaisir n’en est que décuplé et c’est très tôt que Fabien réalise les siennes.

Au fil des années, il progresse toujours plus… Qui aurait pensé qu’un jour il en ferait son métier?

Le voici sur le Guiers vif  et déjà il savait prendre des truites et des ombres en nymphe à vue ou en sèche, il avait cette passion, devenue vocation.

Pour la pêche en réservoir, il n’était pas le dernier à sortir son épingle du jeu. À l’époque, nous allions à Trept, Barouchat, le Marandan, Virieu et le parcours des Fontaines avec le club mouche de Moirans / Vourey .

 Le voici à son adolescence lors de nos sorties de pêche avec le club mouche du c.e.a Grenoble, ici à Goumois en 2004 :

À Barouchat en 2008 :

Puis les belles prises se succèdent..

Il entre alors au CFPPA de Lozère et intègre le centre de formation de Marvejols pour apprendre le métier de Guide de pêche. Il sort diplômé en 2014 et crée son entreprise aussitôt en 2015. Immersion Pêche voit le jour, l’activité grandit et les prestations appréciées puisque Fabien exercera sa 5ème année en 2019 dans les départements de l’Isère, de la Savoie, et de l’Ain.

Fabien en voyage de pêche à la mouche en Norvège, 2017
Fabien en voyage de pêche à la mouche en Norvège, 2017
Fabien en sèche le jour de la fermeture de la pêche 2018.

Voilà ce qu’est devenu le garçon que j’ai accompagné tout jeune et que j’ai vu évolué, il a de longues années d’expérience à son actif. Vous pouvez y aller les yeux fermés, faites lui confiance…!

Si vous êtes à la recherche d’un guide de pêche à la mouche, laissez vous guider par Fabien Caterina.

Pour plus d’informations, je vous invite à vous rendre sur son site www.immersionpeche.com

Le RISE FESTIVAL 2019, en résumé et en photos

Bonjour à tous,

voici un résumé de cette super soirée organisée par Pierre Monatte et Philippe Crouzet à l’occasion du RISE Festival édition 2019 qui s’est déroulée au cinéma l’Oron à Beaurepaire (Isère).

Après avoir passé un hiver derrière nos étaux pour les uns ou en réservoir pour les autres, il est temps maintenant de penser à se préparer à l’ouverture 2019.

Un festival, qui annonce pour nous les passionnés de pêche à la mouche, que la saison de la pêche de la truite s’approche à grand pas. Il nous reste une dernière semaine de préparatifs et les rivières se verront envahir d’aficionados de pêche de la truite sous toutes ses formes.

Pour résumer cette soirée, je vais la décrire en 7 actes :

Acte 1 : Fabien et moi, avons étés invités chez Mika , pour un casse croûte d’avant soirée. Nous étions en petit comité, j’ai pu ainsi revoir Patrice (Patatras) , les gagnants de la tombola de l’an dernier et fais la connaissance de Damien (Dam’fly).

Une pré-soirée hyper sympa , je remercie Mika et son épouse de nous avoir si bien accueillis, nous avons même eu droit au champagne pour arroser l’anniversaire de Mika, un grand merci à tous !..

Acte 2 :Il est 20h00, nous rejoignons les potes de la Drome,  juste avant d’entrer en salle. Tous s’étaient retrouvés sur le parking pour un casse croûte partagé, c’est toujours agréable de revoir tout ce petit monde de la pêche. 

Brice – Philippe Crouzet – Jonathan Paris – Olivier – Dam’fly- Sebastien Fayant 

Acte 3 : Il est l’heure de rentrer dans la salle, elle est plus grande que l’an dernier, ce qui donne l’impression d’avoir moins de monde et pourtant la petite de l’an dernier n’aurait pas était suffisante pour accueillir tout le monde. La séance n’est pas encore commencée, j’en profite pour aller serrer la main de plein de copains, comme toujours dans ce genre de rencontre entre pêcheurs.

Acte 4 : Philippe Crouzet et Pierre Monatte remercient les personnes présentent et annoncent,que la séance va commencer.

Pour information il reste encore 10 représentations jusqu’au 28 Mars, si vous n’êtes jamais allés voir ses projections. Je vous conseille de le faire, car les photos c’est bien, mais des images avec le son et la musique c’est encore bien mieux, dépêchez vous il reste de la place.

Acte 5 : C’est avec l’accord de Pierre Monatte, que je publie ces quelques photos glanées au cours de la projection des films présentés. Afin de faire connaître au plus grand nombre ce festival, mais également pour ceux qui n’ont pu venir ou qui n’ont pas la chance d’avoir un Festival RISE à côté de chez eux.

Acte 6 : Pendant l’entracte, Philippe à procédé au tirage au sort des billets qui nous ont étés donnés lors de l’entrée en salle, il y a eu une belle dotation de la part  des partenaires locaux.

De gauche à droite, Fabien Caterina, Jonathan Paris, Yann Caleri, Sébastien Charmetant et Sébastien Fayant (River Shoes).

Les partenaires pour la dotation de la tombola.

Quelques gagnants du tirage au sort de la tombola

Acte 7 : La projection terminée, les organisateurs remercient une dernière fois les spectateurs, puis la salle se vide rapidement.

Dehors, avec quelques irréductibles soucieux de continuer la soirée et surtout pour ne pas se quitter aussi rapidement. Nous nous sommes rendus au pub  » Le plan B « , qui se trouve juste en face du cinéma, pour discuter encore et boire quelques bières.

Nous nous sommes quittés en nous souhaitant une bonne ouverture 2019

Vivement le RISE 2020 pour tous nous revoir !

Montage avancé Snowshoe / p.l.a

Bonjour à tous,

cette fois, c’est un montage avancé avec le snowshoe p.l.a que je publie sur ce blog. Après quelques essais peu fructueux et quelques gaspillages du matériaux, je commence à mieux apprécier les diverses possibilités de créations, avec ses pattes de lièvre arctique.

Au fil des jours, je m’aperçois qu’on peut visiter les classiques et qu’on peut tailler les poils selon les besoins de la création, ce qui laisse libre cours à notre imagination pour façonner un montage.

Hameçon : Tiemco 9300 n°14 – Cerques (queue): fibres de hackles de coq indien teint en jaune – Corps : Substitut de condor jaune – Ailes : snowshoe p.l.a jaune – Fil : Veevus 12/0 jaune ou beige.

Émergents – snowshoes – P.L.A

Bonjour à tous,
les jours se rapprochent du jour d’ouverture, les nymphes , les March Brown et Baëtis seront prêtes pour la saison. Il me reste encore quelques montages à faire, par exemple nos fameuses crème du Guiers.

Voici donc quelques essais qui pourraient s’en rapprocher,  réalisés avec les poils de snowshoes (pattes de lièvre arctique). Je suis encore dans l’expérience du travail de ces fibres, mais je vais essayer de mieux maîtriser son utilisation.

La réalisation de ces éphémères émergents, devraient intéresser nos belles fario pour cette saison 2019.

Les matériaux de montage utilisés pour ces mouches sont :

Version aérée

Hameçon : Tiemco tmc 900 BL n°16

Cerques : Pardo

Corps : fil Veevus 12/0 – réf c04

Thorax: Dubbing de lièvre olive

Aile:  Snowshoes (pattes de lièvre arctique)

 

Version plus fournie

 

 

Brocante du GPS Décines édition 2019 samedi 2 Février

Bienvenue à la Brocante mouche et toutes pêches du GPS Décines !
Organisée le samedi 02 février 2019, elle se tiendra à la Salle des Fêtes de Décines, Place Roger Salengro 69150 Décines
Comme chaque année, de très bonnes affaires seront à réaliser !

Modalité :
– 10 euros par table pour les revendeurs de matériel d’occasion
– Entrée libre pour les visiteurs
– Installation des exposants à partir de 8 h00
– Ouverture des portes à 8h30 pour les visiteurs
– Buvette et petite restauration sur place

Renseignements et inscriptions par émail uniquement -> info.gpsdecines@gmail.com

Nous vous attendons nombreux et nombreuses !

Araignées olives pour l’ouverture

Voici une imitation, à qui je donne un intérêt particulier dés l’ouverture. Les petites olives font parties des 1èrs éphémères que l’on peut apercevoir sur l’eau, aux heures les plus chaudes de la journée, vous le savez ou pas, mais autant faire un petit rappel. Ce sont des mouches d’ensembles, mais elles vous permettront de prendre des truites sur de nombreuses rivières en France.

Voici les matériaux que j’ai utilisé pour la réalisation de ces artificielles, j’ai volontairement pas cerclé le corps, j’ai juste déposé un petit voile de vernis UV sur le corps.

Hameçon : HD FLIES 214 BL n°16/14
Cerques : Fibres de hackles de coq gris Metz
Corps : Fil de montage olive 8/0 Veevus
Collerette : Hackle de coq Hoffmann Grizzly
Tête : Fil de montage

Le Palmer, cet oublié !

Le palmer, fait presque partie des dinosaures, on a tendance à ne plus pêcher avec ou carrément ne plus en avoir dans ses boites à mouches, et pourtant, ce modèle peut encore surprendre quelques poissons.

Palmer, mouche très mobile à haute flottaison

Dès le mois de Mars il m’arrive de me servir d’un palmer pour la pêche en torrent, c’est une période que je trouve propice à son utilisation. Quand les truites sortent de l’hiver et que le frai est terminé, elles ont besoin de se nourrir et ne sont pas trop sélectives. C’est souvent en début d’après midi, lorsque qu’apparaît quelques olives, que ces dernières en profitent.

Ce montage de type araignée est le modèle particulièrement utile pour la pêche des courants, sa flottaison haute, permet de bien la voir dans les vagues. On peut décliner ce modèle dans différentes couleurs du roux/ gris/ gris foncè/ noir/ olive ou blanc, monté avec deux plumes bicolores ou soit en tricolores : la réputée French Tricolore de Henri Bresson, plus connu sous le nom du « sorcier de Vesoul », qui avait créé ce modèle. Cette artificielle montée sans cerques, avec ses trois hackles enroulés l’un après l’autre sur la hampe, est une mouche qui a connue ses heures de gloire, a prit et prendra encore du poisson.

Palmer bicolore

Les ombres et les gros Chevesnes l’apprécient également, et si vous ajoutez un petit tag rouge ou jaune à l’arrière vous verrez que ce modèle ne sera pas dédaigné, des poissons autres que la truite.

Palmer variante red-tag

Agrémenté d’un tag fixé à l’arrière et d’une pincée de poils de cervidés pour les ailes, l’Elk hair , c’est son nom, aura une flottaison et une visibilité parfaite pour pêcher les courants, je m’en sers pour imiter un petit Sedge entre autres.

Palmer agrémenté d’une pincée de poils de cervidés (Elk-hair)

Le choix des hameçons pour ces mouches, de préférence des hameçons à tiges longues, par exemple des B401 Kamasan ou des Tiemco. Ils seront parfaitement adaptés pour ce modèle. Le choix du hackle est tout aussi important, choisissez des hackles de bonne qualité, que vous aurez préalablement parés de tout duvet.

Matériaux d’un montage très simple

La longueur des fibres sera égale à la longueur de la hampe de votre hameçon pour un parfait équilibre sur l’eau. Le fil de montage déterminera la couleur du corps, veillez à ce que l’enroulement de la plume soit légèrement espacé pour laisser apparaître la couleur du corps. Déclinez en gris clair, gris foncé, roux, olive, noir.

À noter que les ablettes affectionnent les petits palmer montés sur des hameçons n°20. Il est bien évident que le choix du hackle sera en correspondance avec la taille de l’hameçon. Une pêche très ludique et un bon entrainement pour le ferrage.

Voici un petit tuto pour la confection d’un Palmer Grizzly, le principe de montage est le même pour les autres couleurs de hackles et de fil de montage.

palmer grizzly