Les Caenis

Bonjour à vous,

ces petits insectes sont beaucoup présents dans les cours d’eau à fond sableux, on les trouve plus sur l’ouest de la France, sur la Dordogne également.

Mais également présent chez nos amis espagnols, qui lors de ma publication d’un 1er montage sur les réseaux sociaux, mon ami Alvaro m’a confirmé la présence de ces caenis sur ses rivières ibériques et voici ce qu’il m’a dit d’après la traduction  » C’est une bonne mouche qui pêche à l’aube ici  » !

Voici ce premier montage réalisé avec la pose de deux ailes en flanc de cane, positionnées vers l’avant.

Donc,  dans les commentaires laissés sur cette présentation, un ami belge, Yves, m’a suggéré son idée, voilà ce qu’il m’a écrit  » Tu devrais essayer de les faire à la façon wallys, comme lors de l’échange « .

Yves a bien fait de m’orienter vers cette façon de monter les ailes, car je n’avais pas pensé à le faire de cette manière, voilà le genre d’interaction que j’apprécie sur Facebook. 

De ce fait, je me suis remis à l’étau et refais un autre montage, en réalisant cette fois-ci les ailes avec une seule plume de flanc de colvert et faisant les ailes avec ce montage wallys, sans nul doute bien plus léger que le précédent.

Voici donc ce caenis monté sur #18 avec les ailes façons Wallys

Matériaux utilisés : Hameçon : Sempé fly #18 DFH 23- Cerques : coq pardo – Abdomen : floss blanche très fine – Sac alaire : Herl de substitut de condor noir – Thorax – cdc noir ABFLY – Ailes Wallis : une plume de flanc de colvert – Fil de montage : Semperfli : 24/0 noir (Hdflies) .

Malgré des tests de flottaison dans un récipient, ces mouches sont bien retombées les ailes posées sur l’eau, mais quand sera-t-il lorsqu’elles pécheront dans des conditions réelles ?

À mon avis, je pense qu’il faudra bien graisser les ailes et sécher assez souvent par de faux lancers et pêcher sur des courtes distances.

Bon week-end !

Suggestifs ou incitatifs

Bonjour à vous,

lorsque je monte mes mouches, j’aime sortir des sentiers battus, être à contre-courant des standards, j’essaye pour la plupart du temps de me rapprocher de la réalité, mais souvent il m’arrive de prendre des truites ou des ombres avec des couleurs n’étant pas celles référencées par les livres d’entomologie.

Chaque année en mars, j’assiste quand la météo et les conditions climatiques le permettent, à de très nombreuses éclosions de ces insectes, mélangés à d’autres comme les baetis. Tous ne flottent pas les ailes en l’air, certains sont englués dans la pellicule de l’eau, chiffonnés, fripés, à peine formées et pourtant les truites les prennent et de mon expérience pour l’avoir vu à maintes reprises, lorsqu’elles sont à table, elles ne regardent pas au millimètre près, malgré qu’il soit préférable quand même de rester dans la normalité.

Ce que je veux vous expliquer par exemple, c’est que si je monte une march brown sur un hameçon n°14 au lieu d’un n° 10 ou 12, comme préconisent les standards, j’ai pu voir que les truites prenaient quand même, parce que ce qui est important c’est surtout une bonne présentation de la mouche.

Une truite en place en début de saison, ne se déplacera jamais très loin de sa cache pour prendre une mouche, souvent celle-ci choisit une veine d’eau, qui lui porte la nourriture dans sa bouche, s’il y a refus, c’est parce qu’elle a décelé un léger dragage, j’en ai fait l’expérience et qu’avec un même modèle, mais un posé plus appliqué et détendu la truite à prendre mon artificielle, ayant essuyé quelques minutes avant un refus de la part du même poisson. Cela ne s’est pas avéré sur une seule truite, mais sur plusieurs et à chacune de mes parties de pêche en sèche ou la plupart des truites sont prenables si la mouche passe naturellement.

J’ai assisté depuis des années à de multiples éclosions sur les quelques rivières réputées pour les éclosions massives de march brown ou les truites qui montent gober ses insectes ou toutes notions de sécurité s’est envolée et durant cette frénésie qui s’installe, elles ont leurs estomacs qui guident leur faim, donc elles ne regardent pas votre mouche au millimètre prés.Tout comme pour l’humain, lorsqu’il a le ventre qui crie famine et se jette sur la nourriture faisant fi de la présentation, on voit souvent ce cas de figure dans les selfs ou les restaurants à volonté.

Prenons en exemple un streamer que l’on monte pour le début de saison, nous cherchons plutôt à imiter un vairon ou un chabot, mais dans la réalité et ce que j’ai pu constater durant de très nombreuses années sur mes rivières, à cette époque de l’année les vairons sont planqués et petits et pourtant les truites prennent ce type de mouches où diraient -je plutôt leurre, tout simplement parce que celui-ci à déclencher l’agressivité des truites.

On peut constater ce cas de figure lorsque l’on pêche en réservoir, lorsque les truites suivent nos streamers, clinquant de toutes les couleurs et qu’elles viennent seulement taper le nez dedans, à mon avis si c’était par la faim, le streamer serait englouti illico presto, moi je pense et c’est même certain que c’est par agressivité. Faites l’expérience à moins que vous l’ayez déjà fait, de vous mettre sur une passerelle ou le long d’une berge, vous jetez une petite pierre, vous verrez que la truite vient prendre celui-ci , certes elle recrache aussitôt, mais c’est pareil, la truite s’y est intéressée, peut être que je me trompe,je n’ai pas la science infuse, ce n’est que mon interprétation et mon questionnement à ce sujet.

Voilà deux montages suggestifs entre autres, histoire d’étayer le sujet.

Par exemple cette imitation de gammare m’a fait prendre plus d’une truites de barbeaux en pêchant à vue et pourtant, ce n’est qu’une pâle copie de la nature.

Comme ce gammare qui m’a fait prendre quelques poissons et qui n’est pas parfait dans la ressemblance, mais reste un très bon modèle suggestif.

Détail du montage en cliquant sur la photo .

Pareil pour montage incitatif , dont j’ai voulu imiter un vairon pour déclencher l’agressivité des truites et bien celui-ci par exemple à déjà fait ses preuves.

Cliquer sur la photo pour avoir le détail du montage si cela vous intéresse bien évidement.

En tout cas même si cela dérange les puristes, moi j’aime et je m’amuse à monter des mouches qui sortent des sentiers battus.

La liste est longue et non exhaustive sur ces mouches suggestives ou incitatives,et si vous cherchez bien sur mon blog, il y a pas mal de montages que l’on pourrait qualifier d’inappropriés. Et pourtant, ils ont fait leurs preuves, que ce soit des sèches ou des nymphes publiées sur ce blog, elles ont toutes sans prétention, donné satisfaction à un moment donné de la saison et comme dit le proverbe  » qui ne tente rien, n’a rien ».

À la pêche, il se peut que parfois ce soit moins facile que d’autres à prendre des poissons, mais qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse, moi je prends du plaisir quand je suis au bord de l’eau, je ne concours avec personne, je laisse libre mon imagination, comme derrière l’étau, mais ce sera un prochain article à venir. 

Merci de m’avoir lu !

Paraloop cdc #16

Bonjour à vous,

sachant que les Baetidae, constituent la famille la plus importante d’insectes de l’ordre des éphéméroptères et qu’ils sont présents dans beaucoup de rivières.

Et dés l’ouverture , une mouche de couleur olive, quelque soit le modèle, surtout ne les oubliez pas, car les éclosions sur la fin de matinée peuvent faire bouger les truites.

Aujourd’hui je vous propose un montage assez simple à réaliser, qui demande toutefois un peu de dextérité, mais rien d’insurmontable.

Poissons recherchés : Truites et ombre communs 

Hameçon : Sempé (mouche) réf : DFH 24 BL n°16- Cerques : 3 fibres de coq du Leon ou pardo – Abdomen : Herl de substitut de condor teinte olive- Thorax : léger dubbing de lièvre teinte olive – Collerette : cdc naturel  – Fil de montage : Veevus 12/0 teinte olive réf C19.

Étape de montage :

  1. fixez le fil de montage sur la hampe de l’hameçon et l’amener au dessus de la courbure.
  2. fixez les cerques, former l’abdomen avec votre fil de montage jusqu’au thorax et revenir au dessus de la courbure.
  3. fixez le herl de substitut de condor, puis l’enrouler jusque derrière le thorax, bloquez avec le fil de montage, puis le laisser en attente.
  4. prélevez un légère pincée de dubbing olive, former une mèche en le torsadant entre vos doigts, formez le thorax, puis bloquez.
  5. Préparez une plume de cul de canard, pincer  les fibres entre une pince à dessin, par la moitié, coupez les fibres de plumes à l’aide de vos ciseaux à ras de la pince.
  6. Ensuite, préparez une boucle à dubbing à l’aide de l’outil appelé (twister à dubbing), puis insérer entre les deux fils votre cdc préparé précédemment, de façon à ce que les fibres dépassent à part égale de chaque côté.
  7. Pour l’opération suivante, tenir le twister verticalement au dessus du montage et avec vos doigts, faites glisser les fibres sur le dessus du thorax .
  8. Tout en maintenant le twister dans votre main, vriller les deux fils , pour emprisonner le cdc entre les deux fils, une fois fait, bloquez et coupez l’excédent de votre boucle à dubbing. (Attention de ne pas couper le fil de montage qui va vous servir à terminer le montage).
  9. Ce travail effectué, prenez la touffe de cdc entre vos doigts, tirez les vers l’ arrière, tandis que de l’autre main,vous rabattez le fil de montage derrière l’œillet.
  10. Bloquez par une ou deux demies clés, formez la tête, coupez l’excédent de fil.
  11. Déposez une pointe de colle cyanolite ou vernir la tête, pensez à bien déboucher l’œillet à l’aide d’une aiguille .