Une journée en compagnie de l’ami Jean et des émotions à la clé

Bonjour à vous,

il y a deux ans, Jean à eu l’opportunité de découvrir notre vallée et n’étant pas revenu depuis.

Ce fut l’occasion de lui faire découvrir un secteur un peu plus large que l’année précédente, mais avant tout il nous a fallut passer à l’une des offices de tourisme de chartreuse et de se munir du timbre réciprocitaire, nous y avons croisés Fabien mon fils guide de pêche, l’occasion pour moi de le présenter à Jean.

Une fois les présentations faites, nous décidons d’aller pêcher, Jean ne tient plus en place, l’envie de faire plonger ses nymphes se fait de plus en plus ressentir.


Nous prenons le temps de regarder les niveaux, Jean pêchera à la nymphe au toc et moi à la nymphe au fil, vu le niveau, ça nous laisse présager une bonne session.

Jean prend contact avec le Guiers, il peigne méticuleusement chaque petit courant, sans aucune touche.

Ce sera ainsi sur les quelques dizaines de mètres ou nous aurons quelques tapes, mais rien de bien net, puis je touche enfin une première truite.

Nous arrivons sur un spot que je connais très bien, Jean aprés avoir peigné les bords, ne connaissant pas les coups, traverse le courant pour pêcher la bordure opposée. A ce moment précis, je lui dis qu’il ne fallait pas traverser, car je sais qu’ici peut toucher un gros poisson et que ce spot nous peut nous réserver de belles surprises.

Et en effet la belle surprise apparue dans les mains de mon ami Jean, qui sentant ses pieds accrocher un obstacle, plonge la main dans l’eau et me montre sa trouvaille, ma canne Immersion perdue il y a quelques jours, histoire incroyable, mais pourtant bien réelle, je n’en crois pas mes yeux  !!!

J’ai faillis l’embrasser tellement j’étais content d’avoir retrouvé une partie de ma canne avec le moulinet , qui s’était bloqué dans les rochers, certes elle n’est pas complète, le porte scion a cassé et le scion n’y étant plus, mais quelle surprise , surtout que cette canne a pour moi une valeur sentimentale , Merci Jean !!!

Bon une fois les émotions passées, Jean touche ses 1ères truites, elles ne sont pas grosses, mais peu importe, il touche du poisson, et nous continuons ainsi notre prospection des moindres courants, des veines porteuses, des amortis et quelques truites agrémentent cette partie de pêche.

Je délaisse Jean , je remonte sur la berge et comme j’ai été garde sur le domaine durant de très nombreuses années, je connais les spots et me dirige vers un secteur ou je suis certain qu’il pourrait créer une nouvelle surprise, et ma seule envie, c’est de faire prendre à Jean, un beau poisson du Guiers.

Je suis devant ce spot, je cesse de pêcher et je fais signe à mon invité de venir me rejoindre, mais il continu à prospecter avec minutie tous les coups et le voila enfin à ma hauteur.

Je lui donne quelques indications sur le spot, lui indique ou poser ses nymphes et le voici de nouveau à prospecter la zone, quand soudain j’entends un cri de joie et de surprise à la fois, il est heureux, il sait qu’il tient un gros poisson. Je sort le téléphone et je commence à filmer la scène dans sa totalité.

Le combat va durer plus de 5 mn, ce qui parait court, mais long lorsque l’on tient au bout de la canne une truite qui frise les 60 cm. Je vous laisserez savourer la vidéo aprés avoir vu les photos.

Et je vais vous citer la phrase de mon ami Nicolas lorsqu’il a vu la photo de Jean avec cette belle truite.

C’est tellement bien dit que je ne pouvais pas, ne pas mentionner cette citation !!! Merci Nico 😉 

Quand un sexagénaire qui retrouve le regard de ces 10 ans, c’est beau à voir . Ton ami retrouve ta canne et la rivière lui offre une de ses merveilles ..

Place à la vidéo pour vivre cette prise en direct ou il a bien failli perdre cette belle truite , je ne vous en dit pas plus, place à la vidéo .

 

 

 

Stage de formation au lancer italien sur la rivière l’Arc à Bramans (Savoie)

Je relaye sur le blog, le message reçu de Gilles Rondot , garde pêche des « Pêcheurs du haut Guiers  » qui organise un stage de lancer italien sur l’Arc à Bramans (73)

Communiqué de Gilles Rondot :

Bonjour à vous,

il y a déjà quelques temps que je n’avais pas publié sur le Facebook des pêcheurs du haut Guiers pour différentes raisons.

Aujourd’hui je vais vous parler d’un stage de formation au lancer italien que j’organise les 17 et 18 Juin au camping d’Ambin à Bramans sur l’Arc.

Je vais accueillir deux excellents lanceurs italiens Franco BARONI et Massimo MAGLIOCCO.
Certains d’entre vous les ont déjà vu faire une démonstration au SANAMA

Massimo MAGLIOCCO est un point de référence en Italie en Europe et aux USA pour ceux qui s’intéressent au style du lancer italien (Italian style of casting).

Il a été formé par Roberto PRAGLIOLA en personne.

Il a collaboré et collabore encore avec toutes les revues internes et externes comme American angler ou anglaises comme Fly Tying ,Fly fishing ou Trout fisherman.
Il est designer de cannes et de bas de lignes a travaillé pour des marques importantes comme Modern flies ,Maxia rods ,Atom six, Aleka sports pour lesquelles il a conçu des modèles de cannes et des types de soie.

Il a aussi publié de nombreux livres et de nombreuses vidéos que l’on peut retrouver sur YOU TUBE.

C’est un instructeur italien très important et très connu en Europe aux USA et en Angleterre,il a fait partie de l’école SIM italienne pendant 15 ans comme membre de la commission technique et a fondé 2 écoles FFM ITALIE et FFM UK dont il est Directeur technique.

On ne cesse d’apprendre à tout âge et après 47 ans de pêche à la mouche je me passionne pour ce type de lancer de la mouche qui permet entre autre de ralentir le dragage ou de passer sous les branches et est vraiment très spectaculaire.

Je vous invite à aller voir ses vidéos et celle de son élève sur Youtube : titre
Lanci tecnici.avi

Et c’est avec plaisir que je vous accueillerai au camping de Bramans si vous souhaitez voir des démonstrations ou participer au stage.

Appeler GILLES RONDOT ( Le Matou ) au 06 79 67 90 90 pour les conditions .

Un jour sans, un autre avec !

Bonjour à vous ,

Après avoir essuyé un sévère capot hier après midi, le 1er de la saison, où j’ai trouvé une rivière complètement fermée et des poissons pas enclins du tout à se saisir de mes nymphes et encore moins en sèche.

A n’y rien comprendre, c’était comme si je pêchais dans un cimetière, j’ai eu beau chercher les veines porteuses, les plats, les lisses et les bordures, rien ne prenait. 

Il y a des jours sans et d’autre avec et ce fut le cas aujourd’hui avec cette séance de rattrapage en aprés midi où j’ai trouvé des truites plus coopératives et combatives, j’en prendrais une vingtaine en tout, dont encore deux bolides qui se sont dépiquées, une aprés 3 chandelles au dessus de l’eau et une autre qui est remontée directe en amont dés qu’elle à été piquée.

Quelques photos pour étayer l’article :

 

La nymphe mauve et la bille blanche en début de session ont fait le job, la mauve fut celle qui a été le plus sollicitée et elle a finie bien destroye en fin de session.

 

Retrouvailles avec les copains lors du week-end de Pentecôte

Bonjour à vous,

Je vous relate en quelques lignes, le déroulement de ce week-end de Pentecôte partagé ente famille, boulot à la maison et pêche avec les copains David et Benjamin, Claude et Stéphane.

Ce fut relativement compliqué pour moi d’être avec tous au même moment, ce qui fait que sur mes deux demies journées, je n’ai pu pêcher avec Claude et Stéphane  car je ne pouvais me libérer pour cause de mise en route et nettoyage de ma piscine.

Mais ceci n’empêchant pas ni les uns, ni les autres de passer un excellent week-end et de se faire plaisir sur les différents secteurs de la réciprocité Guiers.

Truites et ombres furent les poissons pris à la nymphe, mais également en sèche lors d’un coup du soir juste après un violent orage qui s’est abattu sur la région.

Et au cours de ce lundi de Pentecôte, j’ai enfin pu partager  un moment de pêche avec Manu , un ami blogueur avec lequel, nous devions nous rencontrer depuis fort longtemps, voilà qui fut fait et nous nous sommes promis de refaire une sortie dés que cela nous sera possible à l’un comme à l’autre.

Place aux photos pour vous mettre dans l’ambiance de nos retrouvailles, je tiens à remercier David pour les photos de Stéphane et de Claude avec lesquels je n’étais pas présent avec eux.

Bilan positif, pas un seul capot au cours du week-end, beaucoup de poissons de pris truites et ombres commun en sèche et en nymphe, toutes tailles confondues et quelques poissons au delà de 40 cm.

Micrommata virescens ou émeraude

Surprise du jour !
Micrommata virescens ou émeraude , araignée inoffensive, qui se reconnait facilement à se couleur émeraude !
Parce qu’en Chartreuse même les araignées sont vertes comme la liqueur 🙂

Une sortie en nymphe pour ce 25 Mai 2023

Bonjour à vous,

je vous relate en quelques lignes, d’une session d’un après-midi au bord de l’eau, qui s’est déroulée en ce jour du 25 mai.

J’avoue que ça m’a changé un peu du jardin, j’ai choisi le parcours no kill des gorges, il n’y a pas eu d’activités en surface, peu d’éclosions.

Le débit était plus que correct , avec une eau cristalline , j’ai opté pour la pèche à la nymphe. Début de session, 13h00, fin de session 17h00, au total  15 poissons. Encore une belle qui ne viendras pas orner sa belle frimousse sur le blog, à cause d’une casse à ras de la nymphe,  juste avant de la toucher, je venais d’accroché celle-ci sur le fond entre les gros cailloux et je n’ai pas vérifié l’état du fil et lorsque je touche ce beau poisson ( 40 cm) , j’ai payé cash ma non vigilance et pourtant je sais très bien qu’il ne faut pas hésité à refaire sa pointe.

J’ai testé pas mal de nymphes, car il ne suffit pas de les monter, mais il faut aussi vous prouver qu’elles sont faites pour pêcher.

Donc, les nymphes du jour furent : 

La « nymphe tissée  » bille argent, la bille « arc en ciel » , la « Jig tinsel chartreuse bille cuivre » et les Javi .

Toutes les nymphes que vous trouvez sur mon blog, sont testées par mes soins et  approuvées par les truites.

Je vous avoue que ce soir je vais bien dormir, la rivière m’a lessivé !

Nymphe Uni Glo White fluo

Bonjour à vous,

parfois faire du rangement dans ses boites de bobines de fils a du bon, j’ai retrouvé ces tinsels fluo, qui une fois passés sous une lampe UV, réfléchissent la lumière dans le noir, donc de même dans les profondeurs de nos rivières, lacs ou réservoirs.

Hameçon : courbe # 14- Cerques : pardo – Abdomen : Uni Glo White fluo – Thorax : dubbing de lièvre teinte pourpre – Tête : bille tungstène rose métallique 2,8 mm – Fil de montage : Veevus noir 12/0

 

Nymphe de mouche de mai ou Danica

Bonjour à vous,

pour cette nouvelle publication, j’ai monté une nymphe d’éphéméra Danica ou mouche de mai pour le nom usuel que nous lui donnons.

La larve de mouche de Mai ou Danica :

L’artificielle, un montage suggestif , un montage assez facile à réaliser :

Hameçon : Tiemco 200R n°12 – Cerques : plume d’autruche blanche  + sabres de faisan – Cerclage : fil de cuivre fin – Abdomen : herl d’autruche blanc twisté – Dos (carapace) : sabres de faisan – Sac alaire : Faisan : Thorax : plume d’autruche grise ou noire – Naissance d’ailes : pointe de sabres de faisan – Fil de montage : Veevus 12/0 noir.

Le étapes du montage :

1-Emprisonnez le fil de montage au milieu de la hampe et allez à la courbure. Ensuite préparer un herl d’autruche , que vous allez fixer à l’arrière de la courbure, faire de même avec le fil de cuivre et pour terminer fixez une pincée de sabres de faisan, suffisamment longues pour réaliser les cerques et le dos de la nymphe. 

2- Une fois le tout solidement attaché, vriller le herl d’autruche à l’aide du twister à dubbing et l’enrouler en spires jointives pour former l’abdomen. Arrêtez vous au niveau du thorax, même un peu plus mais pas de trop. Bloquez avec le fil de montage, couper l’excédent de herl d’autruche, sans couper le fil de montage qui lui, restera en attente.

3- Maintenant, il faut réaliser le dos de la nymphe, pour cela, vous devez rabattre tour aprés tour la pincée de sabres de faisan, en la bloquant avec le fil de cuivre,  de façon à réaliser un corps annelé. Prenez soin de faire passer le fil de cuivre entre les fibres du herl sans les écraser, afin d’obtenir l’aspect d’un corps avec des branchies.  Renouveler l’opération jusqu’au  niveau du thorax, coupez l’excédent de fil de cuivre et de sabres de faisan.

4- Pour cette 4 éme étape, prélevez une autre pincée de sabres de faisan assez longues et venir les fixer au dessus du thorax, tout en laissant dépasser les pointes d’une longueur suffisante, qui doivent impérativement dépasser de l’oeillet d’un cm plus ou moins.

 » Ces pointes seront utilisées pour réaliser les naissances d’ailes aprés avoir réalisé le thorax ».

5- Lorsque les sabres de faisan sont fixés, emprisonnez un autre herl d’autruche, mais plus foncé, gris ou noir, si vous n’en avez pas, utilisez un dubbing de lièvre.  Veillez le herl, puis former le thorax de deux ou trois tour de plume, puis couper l’excédent de herl.

6- Maintenant, c’est le moment de rabattre à l’aide de vos doigts et en deux parties égales les pointes de sabres de faisan, plaquez les bien et bloquer ces deux naissances d’ailes avec le fil de montage par une ou deux demies clés.

7- Une fois les naissances d’ailes bloquées, c’est le moment de rabattre le reste de sabres de faisan pour réaliser le sac alaire,bloquez de nouveau, former la tête par un wipfinish ou des demies clés.

8- Coupez l’excédent de fil de montage et vernir la tête. A l’aide d’une petite brosse métallique ou d’un scratch, brosser les branchies de la nymphe pour un aspect plus aéré.

9- Votre nymphe et terminée , veillez à déboucher l’oeillet .

Ps : n’hésitez pas à regarder la photo pour vous aider à comprendre le montage, au cas ou mes explications ne sont pas claires pour vous.

Merci et bon montage !

 

 

 

Nymphe d’heptagéniidés

Bonjour à vous,

communément (Patache ou Patraque), cette larve plate nous ferais presque penser à un « Alien », à cause de sa tête trapue et ses solides pattes ,faites pour s’agripper aux blocs rocheux et résister aux forts courants.

La larve d'heptagéniidés sur son rocher :
La larve d’heptagéniidés sur son rocher

La nymphe artificielle d’heptagéniidés

Hameçon : Courbe n°12 – Cerques / Abdomen /Sac alaire : Sabres prélevés sur une queue de faisan – Cerclage : fil de cuivre ou fil de montage – Pattes : 6 Biots d’oie olive – Thorax : dubbing de lièvre noir – Yeux : fil nylon de 35 centièmes brulés aux extrémités avec un briquet – Fil de montage : Veevus 12/0 noir .

Pour remettre le clocher au centre du village, je n’ai pas la paternité de ce montage, Gilles alias le matou, m’a envoyé un lien de ce montage sur Youtube, j’ai visionné , ça m’a plu, je l’ai réalisé.

Mouche de Mai s’extirpant de son enveloppe nymphale

Bonjour à vous,

le temps se prête au montage et donc pour m’évader un peu je me laisse aller à des montages un peu plus complexes, malgré que ce ne soit pas encore la perfection, car il reste encore des améliorations à apporter !

Voici donc pour le fun, la réalisation d’une mouche de mai s’extirpant de son enveloppe nymphale.

Hameçon : Tiemco Tmc 400 n°12 ( deux hameçons dont un coupé à la courbure) – Cerques : plume de flanc de colvert – Enveloppe nymphale : dubbing de lièvre poils longs – Sac alaire : sabres de faisan – Abdomen : soie floss crème – Cerclage : Fil noir veevus 12/0 – Thorax : Dubbing de lièvre noir –  Ailes : Flanc de cane Mallard teinte jaune – Toupet : cdc blanc – Collerette : Hackle de coq Metz Grizzly –Tête : fil de montage noir Veevus 12/0.

Particularité du montage:

C’est l’utilisation de deux hameçons, un pour réaliser l’enveloppe nymphale et l’autre qu’il va falloir couper à la base de la tige, pour la partie émergente de la mouche.

Ensuite il faut fixer la partie de l’hameçon coupé sur le dessus de la hampe, en le bloquant par des enroulements de fils et ensuite que vous consoliderez avec de la cyanolite et vous obtiendrez ainsi , le support pour le corps détaché de la mouche de mai qui s’extirpe de son enveloppe nymphale.

De ce fait, vous aurez des œillets des deux côtés de la mouche, après c’est à vous de choisir ou attacher votre mouche. 


Ce montage, demande beaucoup de réflexion et de matériaux à poser, il n’est pas pour autant impossible à réaliser, la patience et la méthode couronneront votre travail.

Étapes de montage :

  1. Procédez à la fixation de la partie de l’hameçon coupé, bloquer bien solidement et déposer une goutte de colle rapide.
  2. Emprisonnez le fil de montage, en démarrant juste derrière l’oeillet de l’hameçon fixé dans les mors de l’étau. Ensuite, pour simuler les cerques en formation, préparer une pincée de flanc de colvert (très peu) et fixez les, pointes dirigées vers l’avant.
  3. Lorsque ceci est réalisé, préparer une boucle à dubbing avec le fil de montage et y insérer le poil de lièvre, ensuite twister le tout pour obtenir une mèche et avec celle-ci, former l’enveloppe nymphale, arrêtez vous juste un peu avant la courbure de la hampe, laissez cette mèche en attente.
  4. Pour cette 4ème étape, nous allons préparez le sac alaire, pour cela il faut prélever sur une queue de faisan, quelques sabres, que vous fixerez solidement au dessus de la courbure de l’hameçon.
  5. Une fois fait, continuer l’enroulement de votre mèche de dubbing, mais un peu plus volumineux (sans trop), afin de réaliser le thorax, arrêtez vous au pied du second hameçon.
  6. Rabattre par dessus ce dubbing, les sabres de faisan pour réaliser le sac alaire, bloquer avec le fil de montage par une ou deux demies clés, mais ne coupez pas le fil de montage noir, qui vous servira pour le cerclage et pour la suite du montage.
  7. C’est le moment ou il va falloir fixer la soie floss et recouvrir la partie du second hameçon (celui coupé), afin de former un abdomen de forme régulière à la base et légèrement conique vers le haut.
  8. Arrêtez vous au niveau du thorax, puis à l’aide du fil de montage noir, procédez au cerclage en spires espacées de façon à réaliser les annelures du corps. Lorsque vous êtes arrivés vers la partie thorax, bloquer et couper l’excédent de sois floss.
  9. Ensuite une petite touffe de cdc blanc et juste derrière fixer les pointes d’une plume de Mallard teinte en jaune, en la coupant par le centre de la plume en forme de V, pour obtenir deux parties égales. Puis en dernier fixer le hackle de coq Grizzly.
  10. Une fois tout ceci bien arrimé, former le thorax avec un léger dubbing de lièvre noir, puis former la collerette en enroulant le hackle en spires assez larges. En les faisant passer par dessus le dubbing et entre les plumes de cdc et de Mallard, tout en faisant très attention de ne pas écraser les fibres de ces plumes.
  11. Bloquez le hackle, couper le rachis, puis former la tête et vernir cette dernière.

Si vous avez des difficultés à comprendre, regardez bien les photos, cela vous aidera à la confection de votre mouche ou n’hésitez pas à me poser des questions .

Merci !

Session du 12 mai

Bonjour à vous,

une semaine sans être retourner à la pêche depuis cette chute dans le Guiers, mais aussi par manque de temps et une météo pluvieuse.

C’est donc en ce début d’après midi, 14h00 pour être précis, que j’ai décidé d’aller pêcher, malgré un temps mitigé, entre de gros nuages noirs et quelques trouées d’éclaircies, ne pouvant hélas partir avant, car je devais accompagné ma femme au cours de Yoga.

Je me retrouve à pied d’œuvre vers 14h30, à peine sorti de la voiture, je jette in coup d’œil à la rivière,  elle est légèrement piquée, avec un courant assez soutenu, ça pousse quand même un peu, mais c’est pêchable.

Alors j,opte pour la pêche à la nymphe, mon chois sera une pheasant tail Jig, 3mm bille cuivre.

Une session ou je vais faire quelques poissons actifs, il y a même eu sur la fin de partie, quelques gobages, que je n’ai pas tenté par manque de temps. Peu importe, cette sortie fut sympathique et tout ça juste avant que la pluie réapparaisse .

Je termine cette pêche avec une vingtaine de truites, j’en dépique quelques autres largement maillées, la durée de cette session 2h00, car il me fallait partir pour récupérer mon épouse.

Voici quelques photos des truites maillées et plus, prises au cours de cette session.

La Roland Garros

Bonjour à vous,

C’est avec un ton d’humour bien évidemment, que j’ai nommé cette mouche parachute , la  » ROLAND GARROS » , tout simplement parce que la bille polystyrène jaune me fait penser à une balle de tennis 🙂

Habituellement, pour le support parachute, nous mettons une petite touffe d’antron yarn , mais pour ce montage, je l’ai remplacée par une bille de polystyrène, emprisonnée dans un bas nylon.

La bille polystyrène va permettre de mieux voir votre mouche sur l’eau, mais également lui conférer une meilleure  flottabilité.

Matériaux utilisés pour ce montage :

Hameçon : Sempé DFH23 N°14 – Cerques : coq pardo – Corps : quill de paon naturel ébarbé – Thorax : dubbing mélange lièvre/écureuil – Repaire visuel : bille polystyrène jaune – Bas nylon : pour envelopper la bille – Collerette parachute : hackle de coq Metz Grizzly – Fil de montage : Veevus olive 12/0.

C’est un montage parachute classique, sauf que vous remplacerez le toupet par une bille de polystyrène. ( Attention, veillez à ne pas déposer de cyanolite sur la bille, si vous ne voulez pas qu’elle soit dissoute par la colle).

Bille dans son enveloppe nylon

  1. Fixer les cerques, puis former un sous corps avec le fil de montage, puis revenir au dessus de la courbure.
  2. Fixer le quill de paon ébarbé, déposez une pointe de colle rapide sur le corps et enroulez le quill pour former l’abdomen.
  3. Choisir une bille de polystyrène correspondant à la taille de la mouche, elle doit être emprisonnée dans un bas nylon. Fixer là, juste au dessus du thorax et bloquée par quelques tours de fil de montage.
  4. Ensuite fixer un hackle de coq, que vous allez fixer par le rachis (pied), et procédez à l’enroulement de la plume, à l’ horizontale autour de la base de la bille polystyrène, 3 tours devraient suffire, inutile de trop charger.
  5. Bloquez par quelques demies clés, couper le reste de plume et former la tête avant de vernir cette dernière.

 

 

La pêche et ses dangers !

Bonjour à vous,

je vais vous relater une partie de pêche qui aurait pu être un drame envers ma personne et fort heureusement ce ne fut pas le cas, je remercie mes anges gardiens, car les choses auraient pu mal tourner et ma famille serait en deuil 😦 

Alors, nul besoin de vous faire une mise en garde, sur les règles de sécurité, mais un petit rappel ne fait pas de mal sur les éventuels dangers qui peuvent nous arriver au cours de notre loisir pêche.

Une sortie qui commençait plutôt bien :

J’arrive sur  mon lieu de pêche sur la fin de matinée, après m’être changé, préparé le matos, la rivière est magnifique, surtout lorsque les niveaux d’eaux sont  au top.

Par contre les truites sont calées, je vais pêcher à deux nymphes, cela va me permettre de débloquer le compteur avec une jolie truite.

Les retrouvailles :

Puis comme j’ai su que Claude et Jean se trouver également sur le Guiers, je suis allé les rejoindre au pont du curé. Nous avons discuté un long moment ensemble, mais au moment où nous allions nous séparer, arrive , Gilles le garde du secteur, avec lequel, nous avons encore discuté un moment.

Le temps, passe, mais il faut bien que nous pêchions un peu. Claude et Jean en binôme, tandis que Gilles s’en est allé poursuivre ses contrôles et moi je suis allé de mon côté, sur un autre secteur. 

Je suis sur la rive droite du Guiers, mais je décide de traverser pour pêcher la rive gauche, malgré un courant soutenu, que je réussis à passer à l’aide d’un bâton ramassé sur la berge.

L’action :

Jusqu’ici, tout va bien, je fais une 1ère dérive, sans succès, puis à la seconde dérive, un arrêt franc de ma dérive. Je ferre, c’est lourd, je tiens en bout de ligne, une très grosse truite, j’engage le combat avec beau poisson. Que je bride tant bien que mal, elle joue de tout son poids dans ce fort courant, elle est sublime, 60 cm environ.

Le drame :

C’est à ce moment-là, que le drame arriva,  après avoir travaillé la truite pour la sortir de ce puissant courant afin de la mettre dans la filoche, l’épuisette tombe à mes pieds et me fait trébucher. Faisant tomber ma canne des mains et lorsque j’ai voulu la récupérer, je suis partie tête la 1re dans l’eau, entrainé par la force du courant, prés de 8 m³ /s ,  ça pousse fort.

Emporté par les eaux, je dévale la rivière sur une bonne trentaine de mètres, la tête sous l’eau, j’ai coulé par deux fois, puis été transporté d’une rive à l’autre, comme un fétu de paille.

J’ai bu une bonne tasse, et l’eau s’est engouffrée dans mon waders empli d’eau, ainsi que dans le chestpack et cette maudite épuisette toujours accrochée dans mon dos, me tirait vers le courant. Et moi, essayant de nager tant bien que mal, j’ai pu m’agripper sur la berge d’un petit îlot et remonter sur la berge à quatre pattes, pour m’en sortir.

Ma canne a été emportée par le courant, c’est une canne de 10,6  pieds, équipée de mon moulinet , avec la soie, mais fort heureusement et grâce à Dieu, je m’en tire bien !

Conclusion :

J’ai aussitôt téléphoné à Claude pour lui explique ce qui venait de se passer, et il a cessé de suite sa partie de pêche avec notre ami Jean, et son venu à ma rencontre pour voir si tout allé bien pour moi.

Merci les amis ! 

Petite Annonce :

On ne sait jamais, si toutefois vous trouvez à l’aval du pont du curé une canne à nymphe de marque Sempé Immersion 10,6 #3 , je serais heureux de la récupérer, si c’est le cas contacté un des gardes pêche de l’aappma de St Laurent du pont.

En attendant, j’en suis quitte pour me racheter une nouvelle canne 😦

Merci d’avance !

En habit de lumière

Bonjour à vous, lors de ma dernière sortie de pêche, j’ai pris une truite, qui m’a fasciné, je suis resté en extase durant 5mn. Le temps d’immortaliser la beauté de sa robe et de lui rendre sa liberté. Parfois la nature nous réserve de belles surprises !

La Peute « la Vilaine »

Bonjour à vous,

La peute, la Vilaine en patois Franc comtois, est une mouche qu’il faut absolument avoir dans vos boîtes, cette mouche, qu’on ne présente plus peut vous rapporter gros.

C’est une des 1ères mouches que j’ai appris à monter lors de mes débuts à la mouche, elle est connue de tous les moucheurs de France et même au-delà de nos frontières.

Comme , nous entrons dans la période ou les trichoptères vont être ou sont déjà métamorphoser en sedges, j’ai voulu vous parler de ce montage.

J’utilise cette mouche, pour pécher l’eau, ou soit lors des pré-coups du soir et ce qui devient rare pour moi, durant les coups du soir.

Certains moucheurs, l’utilisent même pour la pèche en noyée, et pour ce qui concerne la plume, il y a deux écoles.

Celle ou l’on taille les pointes de la plume et l’autre ou la plume n’est pas coupée, pour simuler les cerques.

Des anciens moucheurs, m’ont appris, que son créateur ,  Mr Henri Besson dit  » le sorcier de Vesoul « ,  lui ne coupait pas les pointes de la plume.

En tout cas, plume taillée ou pas, cette mouche vous fera prendre du poisson c’est certain !

Matériaux utilisés : Plume de poitrail de colvert – Fil de montage : veevus 12/0 jaune pale ou autres marques – Hameçon : Dohiku n° 14

Pour la réalisation de la mouche, c’est pas trop compliqué, même pour les débutants.

  1. Formez un corps avec le fil de montage
  2. Préparez une plume de poitrail de colvert, en supprimant la partie duveteuse du bas.
  3. Prendre la plume entre vos doigts, rabattre les fibres vers l’arrière, puis fixer la plume par la pointe.
  4. Ensuite à l’aide de la pince à hackle, former une collerette par quelques enroulements.
  5. Bloquez, coupez le reste du rachis et former la tête par quelques demies clés ou par un wipfinish et coupez l’excédent de fil.
  6. Vernir la tête, puis à votre convenance, vous pouvez ou pas tailler les pointes de la plume.

D’autres variantes sont possibles, comme par exemple, faire le corps de la mouche avec un quill d’oie (substitut de condor).

Bon montage !