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La pêche au chiro en Lacs/Rivières/Réservoirs

Bonjour à tous,

Les chironomes sont une part importante de l’alimentation naturelle des poissons, truites et autres salmonidés en particulier. La saison de pêche n’est pas encore terminée, certes elle touche à sa fin, mais il reste encore quelques semaines avant l’ouverture officielle de la pêche de la truite en 1ère catégorie. Donc que ce soit en réservoirs où rivières, le chiro peut vous sauver d’un capot.

Les matériaux utilisés pour ce montage :

Hameçon: caddis #16 – Cerques et toupet : cdc blanc- Corps : herl prélevé sur une plume de vautour- Thorax : herl de paon – Fil de montage : Semperfli 12/0 noir.

Pourquoi pêcher au Chiro :

Avantage, discrétion, adaptation à toutes les couches d’eau (fond, intermédiaire, surface)et efficacité même en eau claire.

  • En rivières : idéal pour les zones calmes et intermédiaires, surtout quand les insectes émergent lentement et que la surface est calme, derrière les rochers, sous les herbiers ou dans les remous légers.
  • En réservoirs/lacs de montagne : les poissons deviennent méfiants et sont souvent nourris par petites touches; la finesse du chiro les attire naturellement. Les poissons cherchent leur nourriture prés des bordures, des herbiers, des pontons, ou au dessus des zones profondes pendant la décomposition organique (zone productive)
  • Les larves: (chironomes)vivent dans les sédiments ou attachés aux plantes, lors de l’émergence, ils remontent à la surface tôt le matin ou en fin de journée.

Sur le bas de ligne :

  • Option 1 : un seul chiro par bas de ligne, c’est suffisant pour provoquer les touches subtiles et garder la dérive naturelle.
  • Option 2 : deux chironomes espacés de 15 à 20 cm si le poisson est méfiant ou si l’on veut couvrir plus de colonne d’eau. Dans ce cas, le bas de ligne devra être plus long pour éviter les emmêlages.
  • Le chiro suspendu sous indicateur : profondeur réglée au mètre près, immobilité
    contrôlée, touche souvent imperceptible.
  • Le chiro en pêche statique au fil tendu : posé sur la couche intermédiaire : bannière maîtrisée, contact permanent, ferrage réflexe.
  • Le chiro en récupération lente : la descente libre puis récup’ ultra lente en tension : micro-animations régulières pour
    provoquer l’attaque des poissons suiveurs.

Astuces:

  • Observer la couleur et la taille des chironomes présents dans l’eau, aide à adapter la taille et la couleur du chiro noué à la pointe de votre bas de ligne.
  • En réservoir ou lacs de montagne , privilégier la dérive lente ou la corde à linge, car les poissons ont tendance à suivre le chiro sans attaquer brutalement.
  • En rivière, jouer sur la micro-animation pour imiter l’émergence ou le mouvement de la nymphe qui veut regagner la surface.

En pratique

La technique de la corde à linge, en pêche au chiro (chironomes), consiste à tendre légèrement la ligne pour pêcher entre deux eaux, sans laisser les larves couler librement jusqu’au fond.

On utilise généralement un bas de ligne assez long, avec deux ou trois chironomes espacés. La soie flotte, la bannière reste sous tension, et les nymphes évoluent à profondeur constante, suspendues comme sur un fil à linge.

C’est redoutable en réservoir lorsque les truites patrouillent à mi-hauteur, en quête de chironomes en ascension. Les touches sont souvent discrètes un arrêt, un frémissement… il faut rester concentré.

En exemple, cette photo prise au lac des Tempêtes (Savoie), ou ce jour là, la pêche au chiro fut productive avec la technique de la corde à linge,qui s’est avérée très efficace.

Le pêcheur , après avoir posé la soie sur l’eau, reste concentré, il a les yeux rivés sur le bas de ligne, prêt à ferrer à la moindre tirée.

Merci de suivre ce blog !

<°)))>>< Léo

À la Une

Nymphe de Baëtis une variante

Bonjour à tous,

l’incontournable, cette nymphe de Baëtis fait partie des éphémères qui apparaissent dès février et permettent de pêcher en sèche dès l’ouverture, plus précisément vers midi.

Cependant, pour cette publication, je suggère la création d’une nymphe de baëtis,sujet vers lequel , je vais vous orienter, sur la confection d’une baëtis avec toutefois une variante sur le choix des ingrédients.

Pour la confection de cette nymphe, j’ai utilisé quatre types de plumes de volatiles, en l’occurence du coq pardo, du vautour ou dinde ,du faisan et du paon.

Les matériaux utilisés sont les suivants :

Hameçon : Jmc DR 30 #16 – Cerques: coq Pardo – Abdomen : Herl de vautour ou substitut Sac alaire : sabre de queue de faisan –Thorax : 2 herls de paonFil de montage : Semperfli 12/0 noir – Lestage : plomb fin ou médium

Étapes de montage :

  • Commencez par faire quelques enroulements de fil de plomb au niveau du thorax, selon le poids souhaité, déposer une goutte de colle rapide si besoin.
  • Ensuite fixer les fibres de pardo, pour simuler les cerques.
  • Dans la continuité, fixez un herl de vautour, puis l’enrouler sur un peu plus de deux tiers de la hampe, afin de former l’abdomen, bloquer avec le fil de montage.
  • Prélevez quelques sabres de faisan, puis les fixer juste à hauteur du thorax.
  • A la base du sac alaire, préparez une boucle à dubbing (dubbing loop), y insérer les deux herls de paon et les twister entre les fils de montage pour plus de solidité.
  • Lorsque cette opération est réalisée, formez le thorax avec cette mèche de herls de paon, arrêtez vous à quelques millimètres derrière l’œillet,
  • Rabattre les sabres de faisan par dessus le thorax, bloquer et réaliser la tête avec le fil de montage,déposez une goutte de colle ou verni et coupez l’excédent de fil.

Si les conditions de la rivière le permettent, cette nymphe vous donnera la possibilité de pêcher en vue, voire de la mettre en potence pour la pêche au fil.

J’ai retrouvé une fiche datant de 2009 , que j’avais à l’époque publiée sur mon ancien blog intitulé  » La Mouche Ma passion  » pour ceux qui s’en souviennent, blog complétement disparu depuis suite à un piratage.

Voici quelques informations complémentaires pour étayer l’article du jour.

À la Une

Nymphe de Rhithrogena Germanica

Bonjour à vous,

Avant de passer à d’autres montages, j’ai ressenti le besoin de publier cette nouvelle nymphe, un peu complexe d’apparence, mais une fois de plus, qui reste accessible à tous pour sa création.

Mon objectif est de me rapprocher d’une vraie larve, en utilisant mes photos d’insectes prises lors de mes différentes sorties de pêche.

A ce propos voilà donc une nymphe de Rhithrogena que l’on trouve dans nos eaux en ce début de saison. Pour simplifier, c’est la nymphe de la March Brown que je voulais réaliser à peu près.

Matériaux utilisés pour cette nymphe :

Hameçon : droit #14 – Lestage : fil de plomb 0,40 (5 tours) –Tête : tungstène cuivre 2,5 mm Cerques : sabres faisan – Corps : soie floss marron – Cerclage : fil de cuivre- Sac alaire : faisan – Pattes : faisan – Thorax : dubbing fin olive – Verni uv pour la finition.

Voici les différentes étapes de montage :

  • Lorsque vous avez passé la bille sur la hampe, fixez l’hameçon entre les mors de l’étau.
  • Effectuez quelques enroulements de fil de plomb derrière la bille pour réaliser un lestage selon vos préférences et le poids de la nymphe souhaité. Assurez-vous de bien solidifier le lestage en utilisant une goutte de colle cyanolite.
  • Prendre le fil de montage marron et l’enrouler jusqu’à la courbure, puis fixer le fil de cuivre.
  • Fixez les cerques au nombre de 3 sabres prélevés sur une plume de faisan, les fixer solidement à l’arrière au dessus de la courbure.
  • Avec le fil de montage former le corps, en allant jusqu’à buter contre la base du fil de plomb.
  • Prépare une pincée de sabres de faisan, qui vont servir pour le sac alaire, que vous allez fixer juste au dessus du fil de plomb, bloquer solidement.
  • À l’étape suivante, préparez les pattes de la nymphe. Il vous faudra trois paires. Une fois prêtes, vous commencerez à placer une première paire devant le sac alaire.
  • Appliquez un léger dubbing de lièvre sur le fil de montage, puis l’enroulez derrière et devant la première paire de pattes.
  • Renouvelez la même opération pour les deux autres pattes, ce dubbing de lièvre fera également office de thorax, veillez à bien le faire passer entre chaque paire de pattes.
  • Lorsque toutes ces étapes seront réalisées, ce sera le moment de rabattre le sac alaire par dessus lensemble thorax et pattes.
  • Bloquer les fibres de faisan du sac alaire avec le fil de montage, former une tête , déposez une goutte de colle rapide et couper l’excédent de fil de montage.
  • Pour égaliser les pointes de chaque patte, il suffit de les tailler, puis d’aérer le dubbing en utilisant une aiguille.
  • Ensuite, appliquer du vernis UV sur le dessus du sac alaire, le faire durcir avec la lampe appropriée et appliquer une seconde couche si nécessaire.
  • La nymphe est achevée et prête à charmer quelques truites ou ombres communs

Merci à vous de me suivre et m’accorder votre attention à ce blog !

Léo <°)))>><

Nymphe d,heptagéniidé avec Branchies

Bonjour à tous,

Et bien nous voilà de plein pied dans la nouvelle année, la date d’ouverture se rapproche de jour en jour, aujourd’hui nous sommes à 66 jours de la date fatidique.

Pour cette nouvelle publication et ce 1er montage de l’année 2026 , je vous propose la confection d’un invertébré omniprésent dans nos cours d’eau alpins.

Les heptanéniidés très présents dans nos rivières et torrents des alpes, mais aussi d’autres régions, c’est la nourriture essentielle des truites à la recherche de protéines.

Je ne vais pas vous les citer, mais par exemple un des premiers que l’on peut voir en Mars, c’est Rhithrogena Germanica, la larve de la fameuse March Brown.

Donc, ce que je vous propose au montage, est un modèle d’ensemble, d’une larve que l’on appelle dans ma région, une Patache ou Patraque selon les pêcheurs.

Ce type de nymphe n’est mais pas impossible à réaliser, il suffit d’un peu de méthodologie et de patience, ce qui est certain, c’est que je pêche avec et ça prend du poisson.

Pour ce modèle, ont peut l’utiliser en potence, au fil ou en pointe pour la pêche à vue, selon les niveaux et la hauteur d’eau ça va de soi.

Les matériaux utilisés sont :

  • Hameçon : droit de préférence tige longue #12
  • Cerques : 3 sabres de queue de faisan
  • Lestage : fil de plomb 0,40
  • Abdomen : floss marron
  • Branchies : 8 brins de floss blanche
  • Thorax : dubbing fin olive
  • Sac alaire : sabres de faisan
  • Pattes : plume de perdrix
  • Fil : Semperfli 12/0
  • Verni uv pour la finition.

Voici le Tutoriel en images pour vous aider dans la confection de la nymphe, j’espère avoir été suffisamment explicite.

Au cas ou, n’hésitez pas si vous avez des questions , je me ferais un plaisir de vous répondre.

Voici une autre version améliorée , avec un abdomen réalisé avec une bande de latex et les pattes sont faites avec une plume de perdrix.

Bon montage, merci de m’avoir lu !

<0))>>< Leo

Damsel Nymph Foam avec corps détaché

Bonjour à tous,

pour cet article, je vous propose une nymphe de libellule que l’on appelle aussi Damsel.

Pour ce montage, j’ai emprisonné du marabout entre les deux bandelettes de foam, ainsi prises en sandwich , vous pouvez confectionner l’abdomen, pour ce montage, je l’ai réaliser ainsi.

L’utilisation de cette nymphe est surtout destinée à la pêche à la mouche en réservoir, elle imite une larve de libellule ou demoiselle, très fréquentent dans les mares, les plans d’eau, lacs ou étangs et rivières dans les zones calmes.

Les poissons recherchés sont principalement les salmonidés, mais intéresse également d’autres espèces comme le black-bass ou la perche par exemple.

J’ai déjà publié un tuto pour la réalisation du corps en foam, le principe de réalisation reste le même que pour le Bibio, que vous pourrez consulter (ICI)

Matériaux utilisés :

  • Hameçon : Gamakatsu #8 tige longue
  • Yeux : chainette lavabo
  • Corps : Foam vert
  • Queue : marabout olive
  • Thorax : marabout olive
  • Collerette : marabout olive
  • Fil de montage : veevus 8/0 olive
  • Une longue aiguille pour la confection du corps
  • Cyanolite ou vernis uv pour la finition

Pour la technique de pêche, l’utilisation d’une soie intermédiaire ou une flottante est préconisée , l’animation de fera par de petites tirées en tricotant la soie entre vos doigts.

Préconiser les bordures de roseaux ou à ras des berges, dans les parties calmes, les truites ou autres poissons adorent ces lieux de nourritures très abondantes.

Merci de m’avoir lu !

<°)))>>< Léo

Mes quatre types de mouches pour ce début de la saison

Bonjour à tous,

l’ouverture arrive à grands pas, il est encore temps pour vous de confectionner quelques montages de sèches de nymphes avant le jour J.

Voici les quatre types de mouches que j’utilise chaque année dés l’ouverture de la pêche de la truite en 1ère cat. 

Dés le matin, je pêcherais à la nymphe avec une nymphe olive montée sur un hameçon n°16, bille tungstène cuivre de 2,5 mm , mais sachez que le poids de la bille sera en fonction du courant.

Puis au cours de la fin de matinée, dés les heures les plus chaudes et dés l’apparition de baëtis Rhodani, je passerais en sèche, il y a toujours quelques gobages au moins qui se produisent jusqu’en début d’après midi et si le soleil fait son apparition c’est encore mieux.

 Alors pourquoi ne pas tenter des poissons, qui sans doute seront actifs à ce moment précis de la journée et bien souvent ça se passe, quand vous êtres au casse croûte et parfois il vaut mieux manger avant ou après pour ne pas rater l’opportunité de pouvoir prendre vos premières truites en sèche de la saison.

Ma sélection pour l’ouverture

Ce sont les quatre modèles, que j’ai réalisé avec les quills de dinde teint , que j’ai acheté chez  » Aux plumes d’Or Elle « , j’adore ses quills, ils sont parfait pour faire de jolis corps de mouches et nymphes.Voici une photo de Baëtis , prise le 6  février 2024, preuve que ces éphémères sont déjà bien présents  !

 

Caddis pupa

Bonjour à tous,

l’émergence est un moment crucial pour une larve aquatique , tout pareil pour un trichoptère, dés qu’il prend l’ascendance vers la surface et dés lors, il devient vulnérable, c’est une proie facile pour les truites et les ombres .

Le montage que j’ai effectué , est un modèle d’ensemble, mais qui intéressera à coup sur les poissons.

Hameçon : caddis n°12 – Queue : 3 sabres de queue de faisan – Abdomen : floss jaune/crème – Branchies : Floss blanche – Sac alaire: sabres de faisan – Naissance des ailes : plumes de perdrix – Thorax : dubbing super fin noir – Fil de montage : Veevus 12/0 marron. Vous pouvez à l’aide d’un marqueur indélébile marron à pointe fine, tracer les annelures sur le dos, je ne l’ai volontairement pas fait.

Photo d’une vraie pupe de trichoptère ( caddis pupa), que j’ai photographié à la maison, la photo n’est pas très nette je vous prie de m’excuser.

 

Sedge (Trichoptère)

Bonjour à tous,

j’ai pris un réel plaisir à réaliser ce sedge, en partant de mon imagination, grâce à la mémorisation de multiples photos ou illustrations que j’ai pu voir tout au long de ma vie de moucheur dans les revues de pêche ou autres.

C’est un exercice de montage un peu plus complexe, mais pas insurmontable pour les habitués , peut être un peu plus difficile pour les néophytes, mais ça reste un montage à la portée de tous, j’espère que vous prendrez autant de plaisir que moi , à réaliser cette mouche.

Hameçon : Courbe #14 – Tag : Z’lon olive – Abdomen : substitut de condor olive – Sac alaire : sabres de faisan – Thorax : herl d’autruchon gris – Ailes : 4 plumes de poitrail de colvert – Antennes : sabres de faisan – Fil de montage : Veevus 12/0 noir – Vernis UV pour le dessus du sac alaire.

Descriptif du montage :

1) Fixez le fil de montage au milieu de la hampe et emprisonnez le Z’lon et le fixer jusqu’au dessus de la courbure, laissez dépasser de deux à trois centimètres.

2) Une fois le fil de montage au dessus de la courbure, puis fixez le substitut de condor et remonter le fil de montage jusqu’au niveau du thorax.

3) Procédez à l’enroulement du quill (substitut) afin de former un abdomen, bloquez sans couper le fil de montage.

4) Prélevez et fixer une pincée de sabres de faisan, pour le sac alaire, puis les herls d’autruche, laissant le tout en attente.

5) Préparez et parer vos plumes de poitrail de colvert et fixer les deux premières ailes, puis faire un enroulement devant et derrière avec les herls d’autruche, puis renouvelez l’opération, en fixant la seconde paire d’ailes et le seconde enroulement de herls devant et derrière la seconde paire d’ailes.

6) Rabattre les fibres de herls d’autruche vers le bas à l’aide de vos doigts légèrement humidifiés, puis une fois cette étape réalisée, rabattre les sabres de faisan entre les deux paires d’ailes.

7) Bloquez à l’aide du fil de montage, fixer deux sabres de faisan pointes dirigées vers l’avant, pour former les antennes.

8) Formez une tête à l’aide de votre fil de montage, déposer une goutte de colle rapide , puis coupez l’excédent de fil et déposez une goutte de vernis UV sur le dessus du sac alaire et sécher avec la lampe laser.

9) Avec le plat d’une lame de ciseaux, donnez forme aux antennes comme sur la photo, attention à la fragilité des sabres, n’y allez pas trop fort, au risque de casser les fibres.

10) Le montage de votre mouche est terminée

Suggestion : Cette mouche est faite pour pêcher, mais si vous désirez la conserver en collection, c’est mieux de vernir les ailes pour une plus longue durée d’exposition.

Éphémère et son exuvie

Bonjour à vous,

pour ce nouveau montage, j’ai utilisé les mêmes matériaux que précédemment , les mêmes dont je me suis servi pour les nymphes Jig#18.

Le seul ajout de matériaux, ce sont deux herls de plumes d’autruchon, qui m’ont servis pour la réalisation de l’exuvie d’où s’extirpe l’insecte, lors de son émergence.

Matériaux utilisés : Hameçon : 390 BL n°16 – Exuvie : deux herls d’autruchon gris/blanc – Abdomen : dubbing cdc jaune/olive – Thorax : dubbing de vison – Aile : plume de cdc couleur sable – Fil de montage : Veevus 12/0 olive.

préparation de l’exuvie (voir schéma ci-dessous)

 prendre deux herls d’autruchon gris/blanc, en les tenant par les deux extrémités, puis à l’aide de vos doigts, vriller les deux bouts en sens opposés, puis ensuite détendre vos mains et les deux parties s’entrelaceront  entre elles, votre exuvie sera prête réalisée.

Les étapes de montage

  1. après avoir fixé le fil de montage sur la hampe de l’hameçon , l’amener au dessus de la courbure, puis fixer l’exuvie réalisée précédemment.
  2. préparez une mèche de dubbing de cdc jaune ou olive, soit déjà préformée ou bien faites par vous même, puis formez le corps, jusqu’au niveau du thorax.
  3. à l’aide de votre fil de montage, préparez une boucle à dubbing dans laquelle, vous insérer une pincée de dubbing, (pour ce montage, je me suis servi d’un dubbing de vison), mais vous pouvez utiliser un autre dubbing, de préférence superfin si possible.
  4. une fois le dubbing réalisé, former le thorax par 2 ou 3 tours, ce sera amplement suffisant, pas besoin de trop charger.
  5. il ne vous reste plus qu’à fixer les ailes, en prélevant une pincée de fibres sur une plume de cdc (couleur sable ou beige clair ), bloquer par une ou deux demies clés, puis former la tête avec le fil de montage.
  6. coupez l’excédent de fil de montage et vernir la tête, sans oubliez de dégager l’œillet d’un excédent de colle ou de vernis, ceci à l’aide d’une aiguille, chauffée si besoin.

Mouche terminée

Rusty spinner

Bonjour à vous,

voilà une mouche qui devrait trouver sa place dans vos boîtes, la Rusty Spinner, est une mouche facile à réaliser, un modèle à décliner sur hameçon 14/16, ces mouches vous seront utiles pour faire face à n’importe quelle retombée de spinner qui se présente à vous.

Les ailes mises à plat, permettent à la mouche de se poser directement dans le film de l’eau et de tromper les truites installées sur ces insectes.

Matériaux utilisés : Hameçon : Sempé DFH 24 BL n°14 et 16 – Cerques : 2 spinners tails – Abdomen : herl substitut de condor orange – Thorax : dubbing super fin orange – Ailes : parapost blanc – Fil de montage : Veevus rusty

Les Caenis

Bonjour à vous,

ces petits insectes sont beaucoup présents dans les cours d’eau à fond sableux, on les trouve plus sur l’ouest de la France, sur la Dordogne également.

Mais également présent chez nos amis espagnols, qui lors de ma publication d’un 1er montage sur les réseaux sociaux, mon ami Alvaro m’a confirmé la présence de ces caenis sur ses rivières ibériques et voici ce qu’il m’a dit d’après la traduction  » C’est une bonne mouche qui pêche à l’aube ici  » !

Voici ce premier montage réalisé avec la pose de deux ailes en flanc de cane, positionnées vers l’avant.

Donc,  dans les commentaires laissés sur cette présentation, un ami belge, Yves, m’a suggéré son idée, voilà ce qu’il m’a écrit  » Tu devrais essayer de les faire à la façon wallys, comme lors de l’échange « .

Yves a bien fait de m’orienter vers cette façon de monter les ailes, car je n’avais pas pensé à le faire de cette manière, voilà le genre d’interaction que j’apprécie sur Facebook. 

De ce fait, je me suis remis à l’étau et refais un autre montage, en réalisant cette fois-ci les ailes avec une seule plume de flanc de colvert et faisant les ailes avec ce montage wallys, sans nul doute bien plus léger que le précédent.

Voici donc ce caenis monté sur #18 avec les ailes façons Wallys

Matériaux utilisés : Hameçon : Sempé fly #18 DFH 23- Cerques : coq pardo – Abdomen : floss blanche très fine – Sac alaire : Herl de substitut de condor noir – Thorax – cdc noir ABFLY – Ailes Wallis : une plume de flanc de colvert – Fil de montage : Semperfli : 24/0 noir (Hdflies) .

Malgré des tests de flottaison dans un récipient, ces mouches sont bien retombées les ailes posées sur l’eau, mais quand sera-t-il lorsqu’elles pécheront dans des conditions réelles ?

À mon avis, je pense qu’il faudra bien graisser les ailes et sécher assez souvent par de faux lancers et pêcher sur des courtes distances.

Bon week-end !

Suggestifs ou incitatifs

Bonjour à vous,

lorsque je monte mes mouches, j’aime sortir des sentiers battus, être à contre-courant des standards, j’essaye pour la plupart du temps de me rapprocher de la réalité, mais souvent il m’arrive de prendre des truites ou des ombres avec des couleurs n’étant pas celles référencées par les livres d’entomologie.

Chaque année en mars, j’assiste quand la météo et les conditions climatiques le permettent, à de très nombreuses éclosions de ces insectes, mélangés à d’autres comme les baetis. Tous ne flottent pas les ailes en l’air, certains sont englués dans la pellicule de l’eau, chiffonnés, fripés, à peine formées et pourtant les truites les prennent et de mon expérience pour l’avoir vu à maintes reprises, lorsqu’elles sont à table, elles ne regardent pas au millimètre près, malgré qu’il soit préférable quand même de rester dans la normalité.

Ce que je veux vous expliquer par exemple, c’est que si je monte une march brown sur un hameçon n°14 au lieu d’un n° 10 ou 12, comme préconisent les standards, j’ai pu voir que les truites prenaient quand même, parce que ce qui est important c’est surtout une bonne présentation de la mouche.

Une truite en place en début de saison, ne se déplacera jamais très loin de sa cache pour prendre une mouche, souvent celle-ci choisit une veine d’eau, qui lui porte la nourriture dans sa bouche, s’il y a refus, c’est parce qu’elle a décelé un léger dragage, j’en ai fait l’expérience et qu’avec un même modèle, mais un posé plus appliqué et détendu la truite à prendre mon artificielle, ayant essuyé quelques minutes avant un refus de la part du même poisson. Cela ne s’est pas avéré sur une seule truite, mais sur plusieurs et à chacune de mes parties de pêche en sèche ou la plupart des truites sont prenables si la mouche passe naturellement.

J’ai assisté depuis des années à de multiples éclosions sur les quelques rivières réputées pour les éclosions massives de march brown ou les truites qui montent gober ses insectes ou toutes notions de sécurité s’est envolée et durant cette frénésie qui s’installe, elles ont leurs estomacs qui guident leur faim, donc elles ne regardent pas votre mouche au millimètre prés.Tout comme pour l’humain, lorsqu’il a le ventre qui crie famine et se jette sur la nourriture faisant fi de la présentation, on voit souvent ce cas de figure dans les selfs ou les restaurants à volonté.

Prenons en exemple un streamer que l’on monte pour le début de saison, nous cherchons plutôt à imiter un vairon ou un chabot, mais dans la réalité et ce que j’ai pu constater durant de très nombreuses années sur mes rivières, à cette époque de l’année les vairons sont planqués et petits et pourtant les truites prennent ce type de mouches où diraient -je plutôt leurre, tout simplement parce que celui-ci à déclencher l’agressivité des truites.

On peut constater ce cas de figure lorsque l’on pêche en réservoir, lorsque les truites suivent nos streamers, clinquant de toutes les couleurs et qu’elles viennent seulement taper le nez dedans, à mon avis si c’était par la faim, le streamer serait englouti illico presto, moi je pense et c’est même certain que c’est par agressivité. Faites l’expérience à moins que vous l’ayez déjà fait, de vous mettre sur une passerelle ou le long d’une berge, vous jetez une petite pierre, vous verrez que la truite vient prendre celui-ci , certes elle recrache aussitôt, mais c’est pareil, la truite s’y est intéressée, peut être que je me trompe,je n’ai pas la science infuse, ce n’est que mon interprétation et mon questionnement à ce sujet.

Voilà deux montages suggestifs entre autres, histoire d’étayer le sujet.

Par exemple cette imitation de gammare m’a fait prendre plus d’une truites de barbeaux en pêchant à vue et pourtant, ce n’est qu’une pâle copie de la nature.

Comme ce gammare qui m’a fait prendre quelques poissons et qui n’est pas parfait dans la ressemblance, mais reste un très bon modèle suggestif.

Détail du montage en cliquant sur la photo .

Pareil pour montage incitatif , dont j’ai voulu imiter un vairon pour déclencher l’agressivité des truites et bien celui-ci par exemple à déjà fait ses preuves.

Cliquer sur la photo pour avoir le détail du montage si cela vous intéresse bien évidement.

En tout cas même si cela dérange les puristes, moi j’aime et je m’amuse à monter des mouches qui sortent des sentiers battus.

La liste est longue et non exhaustive sur ces mouches suggestives ou incitatives,et si vous cherchez bien sur mon blog, il y a pas mal de montages que l’on pourrait qualifier d’inappropriés. Et pourtant, ils ont fait leurs preuves, que ce soit des sèches ou des nymphes publiées sur ce blog, elles ont toutes sans prétention, donné satisfaction à un moment donné de la saison et comme dit le proverbe  » qui ne tente rien, n’a rien ».

À la pêche, il se peut que parfois ce soit moins facile que d’autres à prendre des poissons, mais qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse, moi je prends du plaisir quand je suis au bord de l’eau, je ne concours avec personne, je laisse libre mon imagination, comme derrière l’étau, mais ce sera un prochain article à venir. 

Merci de m’avoir lu !

Paraloop cdc #16

Bonjour à vous,

sachant que les Baetidae, constituent la famille la plus importante d’insectes de l’ordre des éphéméroptères et qu’ils sont présents dans beaucoup de rivières.

Et dés l’ouverture , une mouche de couleur olive, quelque soit le modèle, surtout ne les oubliez pas, car les éclosions sur la fin de matinée peuvent faire bouger les truites.

Aujourd’hui je vous propose un montage assez simple à réaliser, qui demande toutefois un peu de dextérité, mais rien d’insurmontable.

Poissons recherchés : Truites et ombre communs 

Hameçon : Sempé (mouche) réf : DFH 24 BL n°16- Cerques : 3 fibres de coq du Leon ou pardo – Abdomen : Herl de substitut de condor teinte olive- Thorax : léger dubbing de lièvre teinte olive – Collerette : cdc naturel  – Fil de montage : Veevus 12/0 teinte olive réf C19.

Étape de montage :

  1. fixez le fil de montage sur la hampe de l’hameçon et l’amener au dessus de la courbure.
  2. fixez les cerques, former l’abdomen avec votre fil de montage jusqu’au thorax et revenir au dessus de la courbure.
  3. fixez le herl de substitut de condor, puis l’enrouler jusque derrière le thorax, bloquez avec le fil de montage, puis le laisser en attente.
  4. prélevez un légère pincée de dubbing olive, former une mèche en le torsadant entre vos doigts, formez le thorax, puis bloquez.
  5. Préparez une plume de cul de canard, pincer  les fibres entre une pince à dessin, par la moitié, coupez les fibres de plumes à l’aide de vos ciseaux à ras de la pince.
  6. Ensuite, préparez une boucle à dubbing à l’aide de l’outil appelé (twister à dubbing), puis insérer entre les deux fils votre cdc préparé précédemment, de façon à ce que les fibres dépassent à part égale de chaque côté.
  7. Pour l’opération suivante, tenir le twister verticalement au dessus du montage et avec vos doigts, faites glisser les fibres sur le dessus du thorax .
  8. Tout en maintenant le twister dans votre main, vriller les deux fils , pour emprisonner le cdc entre les deux fils, une fois fait, bloquez et coupez l’excédent de votre boucle à dubbing. (Attention de ne pas couper le fil de montage qui va vous servir à terminer le montage).
  9. Ce travail effectué, prenez la touffe de cdc entre vos doigts, tirez les vers l’ arrière, tandis que de l’autre main,vous rabattez le fil de montage derrière l’œillet.
  10. Bloquez par une ou deux demies clés, formez la tête, coupez l’excédent de fil.
  11. Déposez une pointe de colle cyanolite ou vernir la tête, pensez à bien déboucher l’œillet à l’aide d’une aiguille .

Une merveille cette vidéo de National Geographic Wild France

Bonjour à vous,

vous avez peut être déjà vu ces images, mais j’ai tellement aimé cette vidéo, que j’ai eu envie de la partager sur mon blog.

Je vous laisse apprécier la beauté de la nature et de pouvoir regarder d’aussi prés une éclosion de mouche de mai, la nature est tellement belle !…

National Geographic Wild France

 

Sous les galets, il y a de la vie !…

Bonjour à vous,

parce qu’une rivière est vivante, il faut la protéger du mieux que l’on peut, car les invertébrés sont la base essentielle de la survie des truites et qu’une rivière sans insectes est une rivière morte.

Voilà pourquoi, on se doit d’être prudent, afin d’éviter le piétinement des zones de frayères, afin de mieux protéger les alevins de truites et d’ombres communs qui seront à peine nés en ce début de saison.