Nymphe olive # 12 Caddis

Slt à tous, hier matin j’ai attaqué une nouvelle série, elle va rejoindre mes boites et apprendre à nager d’ici quelques jours,il ne restera plus qu’à les faire valider par les truites de mes parcours de pêche.

Matériaux utilisés : Hameçon courbe #12 /14 – Sous corps : floss beige – Abdomen : vinyl rib olive – Tête : bille tungstène noire 2,8 mm – Thorax : dubbing de lièvre couleur olive – Naissances des ailes : organza beige.

Teigne jaune ou larve de Trichoptère

Bonjour à vous,

voilà une nymphe d’ouverture, en ce début de saison, les truites surdensitaires qui colonisent la plupart des rivières de l’hexagone, ne sont pas trop regardantes sur ce qui passe dans leur champ de vision.

Je pense que vous aussi comme moi, vous connaissez quelques rivières avec de très grosses truites arc-en-ciel , alors ces nymphes vont sans aucun doute les intéresser et non seulement ça imite une teigne teinte en jaune, mais en torrent elle pourrait également imiter une larve de trichoptère.

J’ai réalisé ces trois nymphes avec deux types d’hameçon différents et des billes de couleurs différentes également, ce sont des nymphes adaptées pour pêcher les forts courants. On peut, si on le désire, augmenter la taille des hameçons et des billes et pêcher encore plus lourd.

 

Gare à la discorde familiale avec votre conjointe, si vous lui piquait ses gants pour la vaisselle, vous ne viendrez pas vous plaindre à moi, car je suis pour la paix des ménages (lol).

Elles sont très rapides à réaliser, voici les matériaux utilisés pour la confection de ces nymphes.

Hameçon : Caddis n°16/14/12/10 – Tête : bille tungstène de 2,5 à 4,8 mm – Sous corps : soie floss jaune – Abdomen : bandelette de 5 ou 6  mm de large d’un gant Mappa –  Thorax : dubbing de lièvre ou autres choix.

 

 

Compte rendu du 6e salon provençal de pêche à la mouche à l’Isle sur la Sorgue

Bonjour à vous,

voici un petit retour sur ma journée de samedi 19 février où je me suis rendu aux 10e salon provençal de pêche à la mouche, avec mes deux potes, Claude et Denis. Ce salon est devenu un rendez-vous incontournable, pour les Sudistes et même les exposants et visiteurs les plus lointains.

Un salon organisé et mené de main de maitre par l’équipe du Magasin le Sorguett, grâce à son leader Eric Arnaud , patron du magasin et chef d’orchestre de ce rendez-vous halieutique.

Donc, rendez-vous était pris à la maison à 7h30, le temps de prendre le café, Claude et moi, prenons le départ à 8h00, on passe récupérer Denis à 9h00 à Valence, afin de covoiturer, c’est plus écologique et surtout moins monotone que d’aller chacun seul dans sa voiture.

Après les salutations, fini les embrassades (covid oblige), nous voici sur l’A7 en direction de l’Isle sur la Sorgue, après un petit arrêt café et une petite erreur de bretelle de sortir sur l’autoroute de ma part, nous voici arrivés au salon il est 10h40, je me fais charrier par mes deux compères (lol).

Nous pressentions une bonne journée et autant dire que ce fut le cas, nous avons passé une excellente journée !…

Celle-ci fût intense en rencontres et retrouvailles, nous avons revu plein de potes, mais également des exposants avec lesquels, nous nous voyons à chaque salon et puis d’autres que nous n’avaient encore jamais vu.

Certes un petit peu déçu de ne pas avoir vu d’autres potes exposants, mais cela est peut-être dû à l’organisation d’un autre salon à Cahaix en Bretagne, qui s’est déroulé ce même week-end.

Après la présentation de nos passes sanitaires, le paiement de nos billets d’entrée, nous voici entrés dans l’antre vauclusien de la pêche à la mouche.

Claude se dirige vers le stand Devaux, je le suis, une chance ce n’est pas encore trop chargée à cette heure. Claude est intéressé par un pantalon de pêche, il demande un conseiller, celui-ci juge d’un premier coup d’œil la taille de Claude, il l’essaye, parfait ça lui va comme un gant, un vrai top-modèle mon conscrit (Lol), l’affaire est rapidement conclue !

 Quant à Denis, il s’est déjà volatilisé dans les méandres du salon, tandis que moi je retrouve des amis sempéistes, Éric, France son épouse et Fifi de Montélimar, on papote un bout de temps, mais on ne peut faire autrement lorsque l’on ne s’est vu depuis longtemps. Claude nous retrouve et nous papotons encore, je n’ai même pas pensé à faire une photo de nous tous ensemble, désolé les amis, ce sera pour une prochaine fois.

On se quitte, pour un nouvel arrêt de Claude sur le stand Marryat, mais cette fois c’est pour notre ami David, qui nous a demandé de lui prendre une soie « Snowbee délicate #3 ». Mais pas de bol pour notre ami David, l’exposant nous dit qu’il est n’en a pas, aussitôt il passe un appel auprès d’un autre contact, afin de nous procurer le produit, ce fût peine perdue, car apparemment il est en rupture de stock. Si toutefois vous connaissez un revendeur dans votre ville, qui a ce type de soie en disponibilité dans son magasin,laissez-moi un message que je transmettrais à mon pote David, merci pour lui.

Je m’arrête sur le stand de Laurent Jauffret, il vient de lancer sa propre marque depuis l’an dernier et a mis sa propre technique au point  » Le Toc à la nymphe « , appelée par ses amis la pêche à la  » Bouboule « . Laurent que je connais depuis prés de 40 ans, est originaire de la région, est dans son fief, la Sorgue il la connaît comme sa poche, sa technique est vraiment adaptée à cette rivière entre autres bien évidemment.

A très bientôt en Chartreuse Lolo !

Un petit salut au gars de l’école de pêche au passage.

 

Alors, que je voulais faire la surprise de ma venue à Damfly, parce que la veille l’ayant eu au téléphone, je lui ai laissé croire que je ne viendrais pas. Soudain j’entends le haut-parleur citer mon nom, me disant que j’étais attendu sur le stand DAMFLY, surpris par cette annonce, je croise Jérôme qui me dit,il y a ton pote Denis qui a vendu la mèche en fait, j’avais omis dans la voiture de ne rien dire à Damien, je ne l’avais dit qu’à Claude, du coup la surprise est tombée à l’eau (mdr).

Puis je pars rejoindre mes amis sur le stand Damfly, j’ai plaisir à revoir les amis, c’est ici que nous allons faire la halte casse croûte. Notre ami Patrick Gillis, nous a sorti les caillettes et le saucisson de la Drôme, tandis que Jérôme Garcia notre ami Cathare dans la foulée, nous a sorti le foie gras aux cèpes maison et sa charmante épouse nous à ravitailler en pain.

Pris au dépourvu, puisque nous voulions manger à l’extérieur, nous sommes allés avec Denis, acheter un bon Châteauneuf du pape sur le stand du producteur vigneron, qui se trouvait comme par hasard juste en face du stand de Damfly.

Avec nous, étaient présents Yannick Rivière du stand Devaux et Bernard Faivre monteur renommé et grand ami de Gérard Piquard, qui se sont joint à nous, pour le petit casse croûte improvisé , autant dire que le stand de Damien était bien animé.

Je remercie Damien et son équipe composée de Ben, Patrick, Jérôme et (son épouse), et Yann, pour votre accueil chaleureux, nous avons passé un super moment en votre compagnie.

Cette pause casse croûte terminée, nous poursuivons notre visite du salon, je vais saluer Thierry Bonini, que j’avais invité il y a quelques années à venir exposer lors de la fête du Guiers que nous avions organisé avec la réciprocité Guiers aux Échelles/Entre deux Guiers, Thierry fabrique de très jolies boîtes à mouches et bien d’autres objets en bois.

 

Je poursuis ma visite et je m’arrête pour saluer Hervé Thomas  » Éditions fil de pêche  » , dont j’ai lu tous ses articles dans les revues de presses halieutiques et notamment pêche mouche.

Je savais qu’il serait présent au salon, j’avais vraiment envie de le rencontrer, parce que les fois précédentes sur d’autres salons, je n’avais osé m’approcher, voilà qui est fait. Il y a quelque temps, Hervé m’avait accepté dans son groupe Facebook qu’il a créé et qui s’intitule  » la pêche autrement ».

Dans ce groupe Hervé favorise les belles photos, les beaux paysages, la nature et la faune, tout ce qui me plaît aussi. Il était présent sur le salon de Muret, mais trop loin pour moi. Hervé vient d’éditer son 3e livres, avec des photos remarquables et des qualités exceptionnelles sur la faune aquatique et les invertébrés, c’est une belle collection de livres.

Un nouvel arrêt, c’est sur le stand de Hervé Charpenel facteur de cannes  » Salmonidés événements », c’est un ami de longue date. Il fabrique de superbes cannes à mouches et des inserts de cannes, ce sont de vrais petits bijoux, la dernière canne en date crée pour le salon est une 7 pieds #4

Il ne cesse de fabriquer de jolies cannes pour le bonheur des moucheurs, mais également pour d’autres pêches, il a un talent exceptionnel. Il est également depuis l’an dernier revendeur de chaussures de wading Andrew.

Un arrêt sur le stand de Maxime Miguel de « Tenkara Pyrénées », que je connais depuis ses premiers salons, notamment celui du SANAMA, un gars super, simple et chaleureux et avec l’accent de Toulouse, Claude en profite pour acheter un petit panel de mouches sèches, à un prix incroyable, l’occasion a fait le larron.

Et pour finaliser cet article, je vous mets en vrac au détour de ma visite, parce que j’ai été pris par le temps au casse-croûte et que le salon se terminait à 17h00, nous n’avions pas eu le temps de tout voir en détail et prendre le temps de discuter avec les uns et les autres.

J’ai pu voir une démonstration de l’inventeur du Hook Bobbin, c’est un très bel outil,pas donné c’est sûr, mais qui vaut quand même le coup pour celui qui désire s’offrir un bel objet de montage.

Un passage éclair sur le stand Soldarini, je n’ai pas voulu déranger Thibaut Guilpain ,qui était très occupé avec un client, je l’ai croisé plus tard dans le salon, il était en discussion avec Yannick Rivière, on s’est juste serré la main.

L’incontournable stand Peux, avec la présentation des « Rolls »  des moulinets , c’est de l’horlogerie Suisse, son prix va avec la qualité et la beauté du produit.

Éric Arnaud au centre de la photo, qui encore une fois à réussi son challenge d’organisateur de salons, cette édition fut encore une réussite.

Nous avons eu le temps de discuter un petit peu avec lui, quoiqu’ il soit très pris et avons relaté le souvenir Gilou son papa figure emblématique de la cité vauclusienne, décédé en 2019, avec lequel j’ai gardé de très bons souvenirs, lors de mes week-ends de pêche sur la Sorgue, je ne peux m’empêcher de penser à lui dés que je viens dans cette Venise provençale.

Je garde ce bon souvenir de la dernière fois ou je l’ai revu dans le magasin le Sorguett, toujours derrière sa machine à coudre, j’aurais tant aimé qu’il soit encore présent sur ce salon.

Je termine cet article sans mettre plus de photos, car je n’ai pas eu le temps de voir tout le monde, pour cela, il m’aurait fallu passer le week-end complet. Afin de voir les autres exposants et les nouveautés, j’en ai raté pas mal, c’est dommage, mais ce sera pour un prochain salon.

Merci de m’avoir lu !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

que j’ai trouvé très bien organisé sur lequel j’ai pu retrouver de nombreux amis sur les stands de DamFly Fishing , Hervé Charpenel, Daniel Kessler, Laurent Jauffret , Jean-marc Chignard et Yannick Riviere de l’équipe Devaux, Grégoire Juglaret de l’équipe Jmc, Maxime Miquel, Thierry Bonini et des rencontres du virtuel au réel, avec Hervé Thomas, Bernard Faivre, Jérôme Jerome Castillon, Stephane Leurriste, j’en oubli beaucoup d’autres je m’en excuse !

Être derrière l’étau

Bonjour à vous,

 pour les passionnés que nous sommes, c’est aussi l’occasion de nous projeter durant cette saison hivernale, vers nos futures parties de pêche.

Cette semaine, alors que je montais mes mouches, je me suis imaginé, en caricaturant un peu, voire même beaucoup, quel pouvait être le comportement des autres monteurs derrière leurs étaux.

D’où ma réflexion par le biais de cet article, il me semble n’avoir jamais vu un forum ou une revue halieutique, traiter de ce sujet, j’espère que ce n’est pas le cas.

Alors qui êtes vous derrière l’étau, dans quelle catégorie vous situez-vous ? 🙂 

  • Ceux qui sont organisés et qui préparent tout ce dont ils ont besoin autour de l’étau, afin de pour monter en série et gagner du temps à la montagne.
  • Les maniaques, qui rangent au fur et à mesure les matériaux qu’ils utilisent, et les ressortent à chaque fois, puis les rangent de nouveau, soit ils ne supportent pas le foutoir ou bien n’ont-ils pas confiance à leur entourage.
  • Ceux qui sont bordéliques, eux sortent tous leurs matos, sur la table de montage, les bobines de fil mal enroulées, les plumes en vrac, les poils, des hameçons qui se barrent des boîtes, le tout fourré en vrac dans un sac et balance le tout sur sa table de travail, ça ne veut pas dire pour autant qu’ils ne savent pas monter des mouches, bien au contraire.
  • Ceux qui apprennent très vite, il suffit d’un coup d’œil sur une fiche de montage ou d’un regard sur une vidéo ou même en direct sur un salon lors d’une démonstration, ceux-là, n’ont pas vraiment besoin de plus d’explications,, ce sont des sprinteurs, ils montent à une vitesse telle, que vous n’êtes pas arrivés à la fin de votre première mouche, qu’eux en ont déjà fait trois.
  • Ceux qui ont besoin de plus de temps pour assimiler un montage, plus d’explications sur une fiche ou une démo, ils ne peuvent faire sans, ils sont paniqués à l’idée de ne pas réussir, il leur faut plus de temps pour réussir un montage.
  •  Ceux qui sont nerveux, ils ont du mal à se concentrer sur un montage, qui cassent le fil, n’en font qu’à leur tête, malgré leur demande insistante pour obtenir des explications, ils ne supportent personne autour d’eux, râlent, pestent et envoie tout paitre quand ils n’y arrivent pas.
  • Ceux qui rêvent devant leur étau et s’imaginent faire de belles arabesques, avec un posé parfait, faisant tomber sa mouche sur l’eau et sans bruit. Il s’imagine celle-ci emportée par le courant, dérivant au gré des courants. Soudain tiré de sa torpeur par un splash bruyant, il s’imagine voir venir une truite gueule grande ouverte et engloutir sa mouche fraichement réalisée. Il réagit, lorsque le moulinet crisse, pose rapidement sa main sur la bobine du moulinet pour freiner les rushs de cette furie qui part telle une ogive, s’aidant de ses puissantes nageoires, en traversant les puissants courants pour regagner la rive opposée. À mon avis il ne doit pas être le seul à s’imaginer de telles actions au cours d’une séance de montage. 🙂
  • Puis il y a les artisans monteurs, eux passent des heures et des heures derrière l’étau, ils montent des mouches à longueur de journées. Maniant avec dextérité, plumes et poils, alignant les cerques, les ailes, avec précision, pas de temps à perdre, le geste est sûr tel un chirurgien en salle d’opération. Je leur tire mon chapeau, parce que ce n’est pas moi qui ferai ça comme boulot. Les moucheurs, qui connaissent des monteurs pro, savent qu’ils passent des heures à confectionner des mouches pour leur clientèle et eux n’ont pas le droit à l’erreur, car les mouches doivent être parfaites et régulières. Et si le travail est mal fait ou qu’il n’est pas livré dans les délais, ils peuvent vite se faire dégringoler sur les réseaux sociaux,par des clients insatisfaits, au risque de perdre toute crédibilité auprès des autres et de ne plus avoir de commandes.

Moi je tairais la mienne, une petite idée peut être ?

Ce sera l’occasion d’en parler au bord de l’eau, si nous avons l’opportunité de nous croiser en cours de saison !…

En tout cas, de ce que je pense, nous sommes tous animés par la même passion, le même souci du détail et surtout cette addiction, qui nous pousse à vouloir réaliser de belles mouches pour le plaisir des yeux avant tout !

Mais en action de pêche, seule la truite sera juge de nos mouches !

Comme je dis souvent à mes potes qui débutent au montage, « à chacun son rythme, car nous n’avons pas tous appris à marcher ou à faire du vélo en même temps ».

On sait tous ou la plupart, que ce ne sont pas obligatoirement les belles mouches qui sont les plus prenantes. Si on en juge les mouches de feu Henri Besson, surnommé le sorcier de Vesoul et sa très réputée « Peute », qu’il avait baptisé la « Vilaine », et que beaucoup d’anciens purent témoigner de son efficacité sur les truites et qui de nos jours intéresse encore les truites.

Pour conclure, soyons indulgents dans nos jugements envers ceux qui ne font pas de belles mouches ou de belles nymphes, moi j’estime qu’ils ont au moins le mérite d’essayer. 

Car, nous ne sommes pas tous égaux devant le talent, moi-même j’apprends des autres, je ne fais pas toujours de beaux montages, mais j’ai le plaisir de partager avec vous sur ce blog.

Merci de m’avoir lu !

 

 

 

 

Suggestifs ou incitatifs

Bonjour à vous,

lorsque je monte mes mouches, j’aime sortir des sentiers battus, être à contre-courant des standards, j’essaye pour la plupart du temps de me rapprocher de la réalité, mais souvent il m’arrive de prendre des truites ou des ombres avec des couleurs n’étant pas celles référencées par les livres d’entomologie.

Chaque année en mars, j’assiste quand la météo et les conditions climatiques le permettent, à de très nombreuses éclosions de ces insectes, mélangés à d’autres comme les baetis. Tous ne flottent pas les ailes en l’air, certains sont englués dans la pellicule de l’eau, chiffonnés, fripés, à peine formées et pourtant les truites les prennent et de mon expérience pour l’avoir vu à maintes reprises, lorsqu’elles sont à table, elles ne regardent pas au millimètre près, malgré qu’il soit préférable quand même de rester dans la normalité.

Ce que je veux vous expliquer par exemple, c’est que si je monte une march brown sur un hameçon n°14 au lieu d’un n° 10 ou 12, comme préconisent les standards, j’ai pu voir que les truites prenaient quand même, parce que ce qui est important c’est surtout une bonne présentation de la mouche.

Une truite en place en début de saison, ne se déplacera jamais très loin de sa cache pour prendre une mouche, souvent celle-ci choisit une veine d’eau, qui lui porte la nourriture dans sa bouche, s’il y a refus, c’est parce qu’elle a décelé un léger dragage, j’en ai fait l’expérience et qu’avec un même modèle, mais un posé plus appliqué et détendu la truite à prendre mon artificielle, ayant essuyé quelques minutes avant un refus de la part du même poisson. Cela ne s’est pas avéré sur une seule truite, mais sur plusieurs et à chacune de mes parties de pêche en sèche ou la plupart des truites sont prenables si la mouche passe naturellement.

J’ai assisté depuis des années à de multiples éclosions sur les quelques rivières réputées pour les éclosions massives de march brown ou les truites qui montent gober ses insectes ou toutes notions de sécurité s’est envolée et durant cette frénésie qui s’installe, elles ont leurs estomacs qui guident leur faim, donc elles ne regardent pas votre mouche au millimètre prés.Tout comme pour l’humain, lorsqu’il a le ventre qui crie famine et se jette sur la nourriture faisant fi de la présentation, on voit souvent ce cas de figure dans les selfs ou les restaurants à volonté.

Prenons en exemple un streamer que l’on monte pour le début de saison, nous cherchons plutôt à imiter un vairon ou un chabot, mais dans la réalité et ce que j’ai pu constater durant de très nombreuses années sur mes rivières, à cette époque de l’année les vairons sont planqués et petits et pourtant les truites prennent ce type de mouches où diraient -je plutôt leurre, tout simplement parce que celui-ci à déclencher l’agressivité des truites.

On peut constater ce cas de figure lorsque l’on pêche en réservoir, lorsque les truites suivent nos streamers, clinquant de toutes les couleurs et qu’elles viennent seulement taper le nez dedans, à mon avis si c’était par la faim, le streamer serait englouti illico presto, moi je pense et c’est même certain que c’est par agressivité. Faites l’expérience à moins que vous l’ayez déjà fait, de vous mettre sur une passerelle ou le long d’une berge, vous jetez une petite pierre, vous verrez que la truite vient prendre celui-ci , certes elle recrache aussitôt, mais c’est pareil, la truite s’y est intéressée, peut être que je me trompe,je n’ai pas la science infuse, ce n’est que mon interprétation et mon questionnement à ce sujet.

Voilà deux montages suggestifs entre autres, histoire d’étayer le sujet.

Par exemple cette imitation de gammare m’a fait prendre plus d’une truites de barbeaux en pêchant à vue et pourtant, ce n’est qu’une pâle copie de la nature.

Comme ce gammare qui m’a fait prendre quelques poissons et qui n’est pas parfait dans la ressemblance, mais reste un très bon modèle suggestif.

Détail du montage en cliquant sur la photo .

Pareil pour montage incitatif , dont j’ai voulu imiter un vairon pour déclencher l’agressivité des truites et bien celui-ci par exemple à déjà fait ses preuves.

Cliquer sur la photo pour avoir le détail du montage si cela vous intéresse bien évidement.

En tout cas même si cela dérange les puristes, moi j’aime et je m’amuse à monter des mouches qui sortent des sentiers battus.

La liste est longue et non exhaustive sur ces mouches suggestives ou incitatives,et si vous cherchez bien sur mon blog, il y a pas mal de montages que l’on pourrait qualifier d’inappropriés. Et pourtant, ils ont fait leurs preuves, que ce soit des sèches ou des nymphes publiées sur ce blog, elles ont toutes sans prétention, donné satisfaction à un moment donné de la saison et comme dit le proverbe  » qui ne tente rien, n’a rien ».

À la pêche, il se peut que parfois ce soit moins facile que d’autres à prendre des poissons, mais qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse, moi je prends du plaisir quand je suis au bord de l’eau, je ne concours avec personne, je laisse libre mon imagination, comme derrière l’étau, mais ce sera un prochain article à venir. 

Merci de m’avoir lu !

Série gammares # 12-14

Bonjour à tous,

la saison 2022 se rapproche, les préparatifs vont bons trains, j’alterne entre mouches sèches, émergentes, paraloop ,nymphes perdigones et dernièrement une petite série de gammares.

Des nymphes qui me serviront pour la pêche des truites à vue , mais également pour les barbeaux ,notamment ceux de barbeaux land qui apprécient ce type de nymphe.

Matériaux utilisés : Hameçon : Caddis n° 14 -12 – Lestage : fil de plomb 0,30 – Corps soie floss et fil de montage – Carapace quill synthétique Hemingway – Pattes : herls de plume d’autruche (blanche) ou de l’organza olive – Fil de montage : olive 12/0 – Vernis Uv.

Poissons recherchés : Truites-Barbeaux-Chevesnes entre autres poissons qui peu



Des marqueurs pour nos perdigones

Bonjours à tous,

Salut à tous, hier j’ai trouvé des feutres Aqua Markers Déco Time , dans un magasin « Action » .
 
En théorie, ils sont destinés pour les aquarelles, avec un large choix de couleurs pour la réalisation de nos nymphes ou de nos perdigones.
 
J’avoue que je ne sais pas encore ce que ça donnera dans la durée et le temps, mais vu le prix, j’ai pris qu’un pack de 3 feutres pour moins de 4 €, je vais tester avant d’acheter la box complète de 30 feutres , qui doit couter aux alentours de 8€.
Mon choix, s’est porté sur ces teintes afin de pour réaliser mes perdigones, pour cela j’ai confectionné le corps de ma nymphe avec de la soie floss blanche, puis j’ai apposè la couleur vert clair (n°176). Le noir d’une autre marque pour le sac alaire noir, puis j’ai vernis le corps avec de l’uv LASER transparent.

 
 

 

Montage d’une nymphe d’heptageniidae

Bonjour à vous,

fréquentes dans nos cours d’eau des alpes, les larves d, heptageniidae sont très présentes chez nous en chartreuse où j’en vois régulièrement au cours de mes sorties de pêche.

Le nom le plus usuel pour cette larve, c’est la patache, nos anciens l’appelaient ainsi et restent toujours d’actualité de nos jours, c’est ainsi que l’on l’appelle généralement.

Ces larves de forme aplatie vivent dans des eaux torrentielles et sont de couleur sombre ou selon l’espèce plus claires, elles vivent agrippées aux cailloux contrairement à d’autres espèces qui vivent enfouies dans le sable.

Je vous présente un montage que j’ai effectué ce matin, bien évidemment il n’y a pas de quoi fanfaronner, car c’est un montage approximatif et je sais très bien que l’on peut mieux faire.

Quoi qu’il en soit, ce type de nymphe pourrait être utilisée pour la pêche au fil, au toc, en potence de préférence, car la nymphe que j’ai réalisée n’est pas lestée.

Matériaux utilisés : Hameçon tige droite n°14 – Cerques : herl d’autruchon blanc – Abdomen – soie floss marron – Sac alaire : sabre de faisan – Branchies : herl d’autruchon blanc – Pattes : 6 sabres de faisan – Yeux : fil maxima 20 centièmes brulés – Fil de montage : Veevus 12/0 noir. Vernis uv pour la carapace et le dessus de la tête.

La japonaise

Petites nymphes tungstène #18

Bonjour à vous,

voici une nouvelle petite série de nymphes tungstène bille blanche, montées sur des hameçons 390 BL en taille #18.

Grâce à leurs larges ouvertures de hampe et leurs pointes rentrantes, ces hameçons permettent de bien tenir le poisson, malgré leurs petites tailles.

Cette nymphe peut être utilisée, en potence ou bien sur une longue pointe en 12 ou 10 centièmes, malgré sa petite taille, elles descendront rapidement sur le fond.

Techniques de pêche : nymphe à vue – nymphe au fil (naf) – nymphe au toc – toc à la nymphe (Bouboule), c’est la technique de Laurent Jauffret.

Poissons recherchés : Truites et ombres communs, les poissons blancs ne dédaignent pas non plus ces nymphes.

Hameçon: tige courte n°18-Tête: bille tungstène blanche 2,2mm-Tag: floss rouge-Abdomen: Substitut de condor gris –Thorax: dubbing de lièvre noir- Fil de montage: Veevus 12/0 noir.

 

Moucherons, Midges, Gnats ou petites merdes

Bonjour à tous,

moucherons, gnats, midges (en anglais), que l’on appelle plus communément dans notre jargon (petites merdes).

Appelons-les comme nous voulons, mais ces petites mouches, pullulent par milliers et à un certain moment lorsque celles-ci viennent sur votre visage, sur votre casse-croûte, ça en devient énervant.

Mais pour nous autres pêcheurs à la mouche, c’est aussi l’opportunité d’une partie de pêche réussie, car les truites en sont friandes et d’ailleurs pourquoi se priveraient elles, d’une telle manne venue du ciel.

Il est donc conseillé d’avoir dans vos boites quelques exemplaires, afin de vous en servir au moment opportun, cela pourrait vous éviter le capot.

Voici un de mes montages avec les ailes réalisées avec de la soie floss blanche, à ce propos je monte beaucoup les ailes de petites mouches avec de la floss. Graissé avec un peu de mucilin, ça sèche très bien en faisant deux ou trois faux lancés.

Hameçon: Sempé (mouche) réf: DFH 24 BL n°18 – Cerques: 2 ou 3 fibres de coq pardo – Abdomen: herl de substitut de condor (noir) – Thorax : dubbing de lièvre noir – Ailes : soie floss blanche ou Z’lon.

Très utiles en lacs de montagnes, ces petites artificielles feront le bonheur du moucheur randonneur.

Nymphe Jig double billes

Bonjour à tous,

ce type de nymphe lourde, vous permettra de prospecter les profondeurs, elle vous sera très utile pour pêcher les forts courants et les grandes fosses.

Technique : Nymphe au toc ou (toc à la nymphe), en nymphe au fil avec votre canne à mouche (naf) en pêchant sous la canne où en dérive seulement avec du fil bicolore dans votre moulinet (pêche à l’espagnole).

Poissons recherchés : Truites, ombres communs, éventuellement chevesnes et barbeaux.

Matériaux utilisés pour ce montage :

Hameçon: Jig n°10/12/14 – Tête: Bille argent tungstène de 2,5 à 3,5 mm – Thorax: dubbing de lièvre noir – Arrière dubbing thorax :Bille rouge tungstène de 2,5 à 3,5 mm- Corps: soie de montage noire 8/0-Cerclage: fil de cuivre blanc- Tag: floss rouge.

Étapes de montage  :

  1. Passez la bille blanche sur la hampe de l’hameçon
  2. Emprisonnez le fil de montage, formez une mèche de dubbing de lièvre, l’enrouler derrière la bille pour réaliser le thorax, arrêtez le fil par deux demies clés, coupez l’excédent de fil.
  3. Passez le seconde bille (rouge), positionnez la face la plus large vers l’œillet c’est (voir photo). En procédant ainsi, le dubbing se trouvera emprisonné entre les deux billes.
  4. Fixez de nouveau votre fil de montage, l’amener à la courbure de l’hameçon, fixez le fil de cuivre blanc et le tag rouge réalisé avec de la soie floss
  5. Formez le corps avec le fil de montage noir jusque derrière la bille rouge, laissez le en attente et procédez au cerclage du corps avec le fil de cuivre. Faire quelques enroulements de fil de montage, afin de recouvrir le reste de fil de cuivre blanc, bloquez et coupez l’excédent.
  6. (Facultatif) vous pouvez ajouter du dubbing sur le thorax, si vous estimez que le 1er n’est pas suffisant. Pour cela, il faut reprendre par dessus l’autre, bloquez et terminez par un nœud final.

La nymphe est terminée, je vous souhaite de beaux poissons avec ce modèle, à bientôt au bord de l’eau !…

 

Nymphe Ryacophila

Bonjour à vous,

je vous propose au montage , une nymphe Ryacophila réalisée avec un vinyl rib de couleur chartreuse , cette nymphe peut être utilisée en potence, aussi bien au fil, qu’en nymphe au toc et même à vue sur les barbeaux.

Hameçon : courbe n°14 – Lestage : 4 tours de plomb fin 0,30 mm – Sous corps: polyfloss crème ou blanche – Abdomen : vinyl rib couleur vert chartreuse – Thorax : dubbing de lièvre noir fin – Antennes : 2 sabres de faisan commun. Tête : fil de montage – Fil de Veevus 12/0 noir ou autres marques.

 

Iron Blue nymphe

Bonjour à vous,

je vous présente un modèle de nymphe effectué ce matin , cette nymphe accompagnera mes futures parties de pêche pour la saison 2022.

Je vais l’a décliner dans une taille de bille et d’hameçon inférieure, le modèle ci-dessous assez lourd, ira très bien pour pêcher les courants soutenus où les grandes fosses .

Hameçon courbe 14/12 – Bille tungstène 3,2 mm – Cerques : Pardo – Corps : Tinsel mylar – Cerclage : fil de cuivre- Collerette : marabout gris.

Catalogue Sempé Pêche 2022

8thBonjour à vous,

le catalogue Sempé 2022 vient d’ arrivé dans ma boîte aux lettres, comme chaque année, je suis comme un enfant devant un catalogue de Noël.

J’ai pu voir de nouvelles cannes, comme les PS Dark R, une nouvelle génération de la PS Dark, dont on ne fait plus l’éloge, car elles ont conquis beaucoup de pêcheurs, que ce soit aux appâts naturels ou à la nymphe en dérive naturelle.

Et quand on parle de génération, chez les Sempé, c’est une affaire de famille, désormais l’équipe se voit grandir d’une 3 ème personne.

Voici une très belle photo pour immortaliser cette génération de pêcheurs, Pierre Sempé, Richard (le fils ) et Hugo (le petit fils).

Pour la prochaine saison 2022, je testerais le Fluorocarbone Tippet incolore Sempé en 11,8 et 13,5 centièmes, pour la pêche à la nymphe au fil ou en dérive naturelle, (appelée plus communément nymphe au toc ou toc à la nymphe).

Je profite de cet article pour mes amis moucheurs, de vous faire un retour les hameçons mouche Sempé que j’avais acheté en cours de saison.

Ce sont des hameçons japonais , très piquants et fins de fer , je n’ai pas eu de soucis, aucun d’eux s’est ouvert lors d’une prise de gros poissons.

Les références dont  j’ai le plus utilisé sont, les DFH 23 et DFH 21, je ne peux que vous les recommander.

A très bientôt !

 

L’avant dernière semaine de fermeture

Bonjour à tous,

petit résumé de cette avant dernière semaine de pêche dans notre région, où j’ai pu me libérer de mes obligations et accompagner mes amis à la pêche.

Nous avons pêchés différents profils de rivières où nous avons pris quelques truites et ombres communs, en sèche et en nymphe, mais rien d’exceptionnel en soit. Ce que je retiens avant tout, c’est d’avoir revu mes amis, Jean Paul et son épouse, Claude, David, afin de partager quelques bons moments de pêche.

Les conditions météos étés correctes, le seul petit bémol, c’est le niveau des rivières et des niveaux extrêmement bas, mais rien de surprenant comparé aux années précédentes, cela devient même très inquiétant ce manque d’eau, car même lorsqu’il pleut, l’eau ne reste plus , elle redescend aussi vite qu’elle est montée.

Fort heureusement,nous avons trouvés des poissons en plein forme et des ombres vigoureux, même si le nombre n’atteignez des chiffres astronomiques, d’ailleurs je n’ai pratiquement pas sorti ma canne sur la semaine, seul a compté pour moi l’accompagnement de mes amis sur des secteurs que j’affectionne particulièrement.

Voici quelques photos sélectionnées parmi le nombre que j’ai pu faire.

 Le vendredi matin, je rejoins une autre équipe , celle de mes amis Sempèistes, présents pour la rencontre des Alpes, à laquelle je ne serais pas présent cette année, pour d’autres impératifs.

(Désolé de ne pas être passé au camping saluer Richard Sempé et tout le groupe de pêcheurs, cette année encore c’est  prés de 50 participants, venus des 4 coins de France).

Donc ce vendredi, j’étais avec Patrick Quessada, Patrick Planul et Jean Laurent, nous avons trouvés les les mêmes conditions météos et des poissons peu actifs le matin, seulement quelques truites (7 prises) sur un court linéaire et pourtant ce secteur est connu pour sa belle population de truites.

« D’ailleurs à ce propos, deux jours avant sur ce secteur j’ai croisé mon ami Alban, qui en trois heures de pêche a fait 17 truites de 30 à 35 cm et son pote une dizaine,mais quand ça veut pas, ça veut pas !« …

Quelques autres photos de mes amis sempéistes pour marquer nos retrouvailles.

Pas de pêche pour moi ce week-end , mais je compte bien encore faire quelques sessions ces prochains jours, si les fortes pluies annoncées ne vont pas trop augmenter les niveaux. J’aimerais trouver une rivière en eau et des poissons plus actifs, afin de clore ma courte saison sur une belle note.